Les bouffons de Wikipédia se font encore remarquer

Wikipédia c’est la corvée, on est censé relater les dernières pitreries de la clique wikipédienne mais ils sont tellement médiocres qu’on n’a qu’une envie c’est de fuir. Alors merci à Syndicat des Trolls pour son dernier post, sans compter le clin d’oeil occitanoparlant qui me va droit au cœur ! :)


Bouffffffons.

Carnaval. SM est prié de jeter quelques-unes de ses marionnettes usées et il en profite pour mettre à jour sa liste de mafieux. BuZZ sur BA, Bistrot et galaxie wp. On atteint le fond et les faux nez creusent encore. Sommet du GrandGuignol.

Quel est l’impact réel des « Pierrotleaks » sur l’encyclopédie ? Y aura-t-il des conséquences réelles sur la suite des choses sur Wikipédia ? Ben comme d’habitude non, wp et wmfr empochent les dollars et les euros, leur mission s’arrête au tiroir-caisse

les bureaucrates ironisent : sont pas les seuls

une énorme duperie qui brise toute confiance : si t’es depuis longtemps sur wp et que tu t’en aperçois seulement maintenant y a problème

Je ressens, tout d’abord, un très intense dégoût et une rare sidération : n’exagérons rien

Il n’y a jamais de bonté dans une volonté de meurtre, même virtuelle : Au travers du pseudo SM nous observerons un cas de négation du moi et de fractionnement de la personnalité, je suis moi au travers des autres. Notre thèse s’intéressera à l’émergence du concept de violence née de la disparition du moi. Enfin nous observerons le schisme intrinsèque résultant de la dislocation de la croyance dans les cercles rapprochés du moi évanescent.

Enrevseluj : encore un faux nez ?

Que fait serein dans la liste des pierrotsleaks : Vau mai peta en companhiá que creva solet

La chandelle est morte, il y a plus de feu, phoc wp.

Syndicat des Trolls, 14/02/2015

Publié dans Analyses, Syndicat des Trolls | 8 commentaires

Consacrer positivement la notion de domaine public dans la loi, vraiment ?

Voici notre réponse à la proposition « Consacrer positivement la notion de domaine public dans la loi » sur CNNum.


Pour s’attaquer à la laïcité Nicolas SARKOZY proposait de la redéfinir positivement, la députée écologiste Isabelle ATTARD quant à elle utilise les mêmes ficelles pour s’attaquer frontalement au Domaine Public, requalifié pour la circonstance de « négatif ». Mais au-delà du Domaine Public c’est le droit d’auteur qui est visé car l’électeur qu’il convient de courtiser de nos jours est un internaute dont les convictions politiques profondes tournent autour du téléchargement en open bar de séries américaines.

Pour ce faire on commence par inventer le concept alambiqué de « copyfraud » et on s’y réfère comme à une évidence. Le principe en est le suivant, toute personne revendiquant un droit d’auteur abusif sur une oeuvre se verrait sanctionnée. Logiquement il faudra commencer par un procès au civil pour trancher sur sa revendication puis l’auteur non reconnu se verra sanctionné au pénal. Voilà une Justice d’un genre nouveau que nous promet Isabelle ATTARD (le civil avant le pénal !), on comprend que les entreprises du secteur culturel sont avant tout considérées comme des ennemis qu’il faut combattre.

1/ « Inscrire explicitement la notion de domaine public dans le Code de propriété intellectuelle, par le biais d’une définition positive »

Il faut au contraire dénoncer la manipulation consistant à décrire le Domaine Public comme négatif.

2/ « Indiquer que les reproductions fidèles d’oeuvres du domaine public doivent elles-mêmes être considérées comme appartenant au le domaine public »

C’est absurde car cela interdit la commercialisation des reproductions par des professionnels, seuls capables de produire un haut niveau de qualité. Cela a pour conséquence d’exclure les reproductions du domaine économique et c’est la négation du Domaine Public qui spécifie que les œuvres appartiennent à tous.

3/ « Supprimer les prorogations de guerre, le bonus de 30 ans des « Morts pour la France ». »

Aucun motif n’est invoqué pour cette mesure, c’est sans surprise car on arrive là dans le vif du sujet : il s’agit via la redéfinition du Domaine Public de s’attaquer au droit d’auteur. Cette mesure réduit les droits des ayant-droits et comme cela ne saurait être rétroactif on mesure à quel point la démarche est factice.

4/ « Supprimer le régime des œuvres posthumes et toutes les mesures tendant à conférer aux œuvres une durée supérieure à 70 ans après la mort de l’auteur. »

A nouveau une attaque du droit d’auteur sans aucun motif invoqué.

5/ « Indiquer que les œuvres créées par les agents publics dans l’exercice d’une mission de service public appartiennent dès l’origine au domaine public. »

Cette fois-ci on s’attaque au droit d’auteur dans le cadre du droit du travail, ainsi les fonctionnaires ne devraient pas avoir les mêmes droits que les salariés du privé selon les promoteurs d’un Domaine Public positif.

6/ « Interdire que le droit des bases de données, le droit de la domanialité publique, le droit à la réutilisation des données publiques ou des clauses contractuelles puissent faire obstacle de quelque manière que ce soit à la réutilisation d’une œuvre du domaine public sous forme numérique. »

Interdire la rémunération de la numérisation revient à exclure les reproductions du secteur économique, est-ce propice à la diffusion des oeuvres, on peut en douter. Mais les écologistes ont l’esprit pratique, ils suggèrent qu’on peut financer la numérisation avec des impôts, les contribuables (et les internautes qui ont approuvé ce texte) sont-ils d’accord ?

7/ « Spécifier que des Mesures Techniques de Protection (DRM) ne peuvent être utilisées pour empêcher la réutilisation d’une œuvre du domaine public et que le cas échéant, leur contournement devient légal. »

La suite logique du 6 et c’est la négation du Domaine Public qui ne sera plus public, mais en réalité collectivisé.

8/ « Interdire dans le cadre de partenariats public-privé de numérisation que des exclusivités puissent être accordées à des opérateurs privés. »

La suite logique du 6 et on comprend que tout le monde n’y perdra pas, Google pourra seul numériser les œuvres et les « commercialiser » grâce à sa mega-agence de publicité en ligne. Bien joué les écologistes !

9/ « Permettre aux auteurs d’oeuvres de l’esprit de verser volontairement leurs créations dans le domaine public en renonçant à l’exercice de leurs droits d’auteur. »

Nouvelle attaque du droit d’auteur qu’il faudra modifier pour renoncer au caractère inaliénable du droit moral.

10/ « Créer un nouveau délit réprimant les atteintes à l’intégrité du domaine public. »

Les juges du pénal n’ont-ils pas mieux à faire que de démêler les inextricables problèmes de propriété ?

11/ « Mettre en place un Registre du domaine public, maintenu par les pouvoirs publics, indiquant chaque année l’entrée des nouvelles œuvres dans le domaine public. »

Les impôts à nouveau sollicités, quid de l’état des hôpitaux en France et des salaires des médecins et infirmiers ?

12/ « Harmoniser les durées de protection des droits dans toute l’Union Européenne, sans excéder la durée de 50 ans post mortem prévue par la convention de Berne au lieu des 70 ans après la mort de l’auteur actuellement en vigueur en Europe. »

Nouvelle attaque du droit d’auteur avec nivellement par le bas.

13/ « Reconnaître la possibilité pour les auteurs de renoncer à leurs droits en faveur du domaine public. »

Attaque du droit d’auteur (caractère inaliénable du droit moral).

14/ « Faire en sorte que les œuvres produites par le secteur public dans le cadre de l’exercice de ses missions légales ne soient pas protégées par le droit d’auteur. »

Attaque du droit d’auteur (et du droit du travail).

En résumé on constate que ces propositions visent à attaquer le droit d’auteur par la bande, mais sont-elles d’inspiration écologiste ou néo-communiste ?

Wikibuster, CNNum, 03/02/2015

Publié dans Analyses | 7 commentaires

Hégésippe Cormier, un monument de Wikipédia

Voici le témoignage de A. Voisin, reçu aujourd’hui même. Un contributeur perdu pour la pseudo-encyclopédie mais cela permettra à Wikimedia France de justifier de dépenser des centaines de milliers d’euros à (prétendre) en recruter de nouveaux lors de ses « wikipermanences », la secte peut prospérer pour longtemps encore. Que Arnaud se rassure, il s’est fait piéger mais peu importe, sur Wikipédia soit on intègre le noyau dur des wikipédiens et on devient soi-même un mafieux, soit on contribue en laissant les autres massacrer son travail, soit on se révolte, pour moi il a fait le choix d’un personne censée et libre.


Bonjour Wikibuster.

J’avais décidé de cesser de parler de cet Hégésippe car, quand on commence, difficile de s’arrêter. On pourrait écrire un roman sur cet individu (conseil d’ami : s’abstenir de le faire car, connaissant la susceptibilité et l’irascibilité de l’individu, je suis prêt à parier qu’il n’hésiterait pas à porter plainte pour diffamation – le ridicule ne tue pas, hélas parfois -). Un puits sans fonds, je le repète : j’en découvre de nouvelles à chaque fois que je cherche superficiellement ! Voilà pourquoi j’ai dit que je m’en allais.
Mais puisque je viens de voir par hasard que vous me sollicitez, alors je vais tenter de répondre au mieux.

Je ne suis pas un pro de l’informatique, et n’ai pas un bagout exceptionnel, contrairement à Hégésippe qui est un excellent baratineur (c’est un administrateur qui l’a dit). Voilà pourquoi je comptais sur vous et certains de ceux qui viennent témoigner ici pour relayer mes propos, car ici on y trouve un florilège de propos sensés et bien écrits comme je serais incapable d’en formuler.

Voici donc grosso modo ce qui m’est arrivé, en passant sur les détails. Pour en faire un billet, il faut déjà le mettre en forme puis le transférer dans l’espace des billets. Y inclure aussi les divers éléments que je mentionne dans mes divers commentaires ici (dont des reprises de certains des agissements de HC que vous avez vous-même repérés) complétés de divers autres éléments piochés sur internet et leur canal [de complot] IRC (il suffit de chercher, on en trouve plein, mais, partiellement déprimé par ces comportements à peine croyable, je ne me sens pas d’en rajouter – je pense cependant en avoir indiqué pas mal -). Je vous laisse le soin de le faire (un billet à quatre mains en quelque sorte).

Désolé si je m’exprime mal, mais je ne suis pas un excellent parleur (je ne sais pas faire les liens, et Hégésippe a de toute façon veillé à « faire le ménage »).

Mon histoire présente peu d’intérêt mais je vais la raconter brièvement.
Peu après les terribles événements survenus à la rédaction de Charlie Hebdo, je découvre la page consacrée récemment créée et décide d’y apporter ma modeste touche.
N’étant pas qualifié pour y apporter des contributions pointues (mais certainement pas moins qu’Hégésippe), je m’abstiens de toute polémique et préfère aller faire des propositions sur les pages de discussion consacrées. Jusque là, pensais-je naïvement, rien de grave.
C’est alors que tout dérape.
Super-Hégésippe débarque avec ses grands sabots, m’accuse de vandalisme, de parti pris, de non neutralité de point de vue, de troll, … En bref (désolé pour le terme peu châtié) de semeur de merde. Il s’en serait fallu de peu qu’il me traite de raciste alors que mes modestes propositions n’avaient absolument rien à voir avec cela (je demandais juste qu’un contributeur y connaissant un peu dans le domaine vienne expliqué le lien entre ces actes et l’islam, en me gardant bien, justement, de donner mon avis là dessus). Le tout, sur un ton méprisant, hautain (comme si j’étais un gamin de 5 ans qu’on éduque!), se fichant de moi (et disant que c’est moi qui me fiche de lui!!!!) , sur de lui et de son bon droit. Visiblement, il voulait se charger tout seul de ce sujet (vous avez dit neutralité de point de vue?) et ne voulait aucun « élément gênant ». Déjà, cela est déplorable, mais il aurait au moins pu adopter un autre comportement à mon égard.

Ensuite, une technique bien rodée qu’il emploie visiblement à tour de bras : oublié le propos, on attaque la personne.
Alors que j’étais prêt à abandonner ma demande initiale (et oui, il gagne encore), sa soif de pouvoir et de domination combinée à une humeur passablement énervée (comme souvent) l’a conduit à lancer sans motif une recherche de faux-nez (ce que je considère, soit dit en passant, comme du flicage et une violation de la vie privée).

Il s’entend ensuite avec ses probables copains administrateurs ou contributeurs zélés pour définitivement m’éjecter. Nul doute que sur IRC voire en privé, il a dû bien se lâcher sur moi (rappel : mon seul « tort » jusqu’à présent est d’avoir exigé une explication à l’effacement sans autre forme de procès de ma proposition décrite ci-dessus – et oui, je suis tombé dans le panneau comme le débutant que j’étais, j’ai insisté, ce qui a été pris pour de la contradiction de son sacro-saint avis, un acte de rébellion, un outrage, du vandalisme -). Voilà, tout est bien ficelé, c’en est fini de moi, ses armes sont chargées à bloc et prêtes à tirer. Il se met à tirer.

Pendant ce temps, moi, je crois qu’ils sont en train de débattre intelligemment de ma proposition, alors que, dans mon dos, sans que je n’en sois nullement avisé, ma mise à mort a déjà commencé.

La meute d’administrateurs arrivé : Hégésippe Cormier en tête, tel un « vaillant éclaireur », avec la bande de suiveurs tout à sa cause derrière lui prêts à intervenir.

Comment pouvais-je m’attendre à cela?
Je n’ai contacté personne pour me défendre : seul contre tous.
Les attaques commencent à fuser. Je veux appeler d’autres personnes pour leur expliquer mon cas et leur demander de l’aide . Mais Hégésippe m’a bloqué insidieusement.
Je tente de me défendre sur ma page de discussion : 20 secondes (!!!) après, le peu que j’ai écrit est effacé, l’historique purgé et masqué, ma page utilisateur subit le même sort, puis je ne peux même plus modifier mes pages personnelles.
Je suis bloqué une semaine pour vandalisme grave (du délire!!!).

Ainsi, se déroule un procès avec une seule partie active et l’autre (moi) spectatrice.
Personne n’est avisé de cette requête. On dirait un complot de services secrets mafieux.

Des accusations toutes plus grotesques les unes que les autres viennent m’achever sans que je ne puisse rien dire (j’ai été bloqué aussi « préventivement » sur la wikipédia en anglais, où Cormier contribue aussi) : je suis accusé d’être un faux-nez de vandale multi-problématique (mon ordinateur ayant déjà été utilisé par d’autres personnes, c’est possible, mais il n’y a que moi qui l’utilise depuis 2011!) mais sans aucune liste fournie, de troll sur des sujets relatifs à l’islam (la seule fois où j’ai parlé d’islam, c’est à cette occasion), de racisme, d’incitation à la haine (Hégésippe menace de me coller un procès!!), de désorganisation d’argumentation (cherchez à comprendre) et autres joyeusetés.

Pendant ce temps, je ne peux qu’encaisser, me laisser mépriser et insulter insidieusement par Hégésippe, sans pouvoir réagir.
Il s’en donne ensuite à coeur joie à me diffamer, raconter des bobards à mon sujet que personne ne peut contester car « il est l’administrateur qui a les moyens de vérifier et pas les autres ». Bien sûr , il a acquis une telle réputation d’indispensabilité que tout le monde le croit sur parole et il en profite.
Sur IRC et par mails avec ses copains, ça a dû y aller. Moi, je ne vois que la partie émergée de l’iceberg. Hégésippe passe ses nerfs sur moi (il est apparemment souvent énervé, mais moi je n’y suis pour rien!).

Résolu à ne pas me laisser faire plus longtemps, je plante tout, laissant mon ordinateur allumé (je vis seul), prends ma voiture et fonce (sans excès de vitesse!) au cybercafé le plus proche pour me défendre équitablement.
GRAVE ERREUR!!!!!
Ils sont habitués à ce genre d’événements. Ils ont tout fait pour m’énerver, et, comme je suis de tempérament colérique (comme Hégésippe, mais lui en a le droit), y ont réussi. Tout en m’efforçant de rester poli, je leur balance leurs quatre vérités et exige un « procès » équitable.
Ils continuent à m’énerver, et je tombe dans le panneau.
Ca y est, je viens de donner le bâton pour me faire battre.

Plus rien ne peut désormais me sauver. Ils commencent par se hâter de me bloquer pour une journée avant que je ne puisse demander de l’aide.

Et ils dégainent leurs « arguments » : agressivité, diffamation (encore), insultes, attaques personnelles, vandalisme (encore) et … contournement de blocage.

Je suis banni à vie et mon adresse IP bloquée pour une longue durée. Terminé. Viré comme un malpropre.

Ils se hâtent ensuite de faire le ménage et de bien me salir (la seule justification encore visible est : contournement de blocage – justification savamment née par leurs soins -).
J’ai perdu toute crédibilité.
Tout cela pour une proposition qui leur déplaisait (dont j’attends toujours la réponse, et je peux l’attendre longtemps).

J’ai encaissé le coup. Le choc a été rude. Je ne réalisais pas vraiment. Un coup de poignard.
Jusqu’à présent, je voyais les accusations formulées contre Wikipédia comme des caprices d’enfants gâtés (quoi, ils ont un site gratuit, facile et libre d’accès, qu’ils peuvent modifier à leur guise et ils trouvent encore à redire?), mais là, j’ai réalisé à mes dépends, de la plus brutale des manières, que tout était parfaitement fondé.

J’ai ruminé ma colère, ai eu envie de tout casser, suis allé insulter Hégésippe sur la Wikipédia espagnole (supprimé par un administrateur espagnol sans que Cormier ne le voie).

Puis, une fois que j’ai vraiment réalisé ce qui m’était arrivé (non, ce n’était pas un cauchemar), j’ai décidé de me calmer et de faire quelque chose de constructif.

Jusqu’à présent, j’ai eu quelques torts, je le reconnais (nul n’est parfait). Je n’aurais pas dû tomber dans leurs panneaux, m’énerver, … (difficile cependant quand ils font tout pour avec une habileté due à l’expérience contre laquelle le débutant ne peut pas rivaliser).

Trouvant ce comportement anti-diplomate, abject et contraire à l’esprit wikipédien et surtout non digne d’un administrateur, j’ai décidé de me renseigner sur ce zigoto.

Il ne fallait (et ne faut toujours) pas qu’il s’en sorte ainsi, les cuisses propres.
Ayant été savamment décrédibilisé, mon cas personnel ne me serait pas d’une grande aide.

J’ai donc décidé de me faire le relais d’autres personnes et de « réveiller » d’anciennes plaintes non abouties. N’ayant pas beaucoup de moyens et aucune accointance (contrairement à Hégésippe), il me fallait être crédible pour ne pas obliger les autres à faire tout le travail et ainsi me discréditer encore plus et leur ôter l’envie de donner suite à mes demandes.

Il me fallait donc faire le tri entre les requêtes sérieuses et argumentées et les vengeances puériles de vandales. De plus, je ne suis « armé » que de Google.
Même si je savais qu’Hégésippe avait sa petite « réputation », je pensais avoir un sacré boulot.

Que nenni! En fouillant dans les discussions, les candidatures d’administrateurs, et sur les blogs, on trouve de nouveaux éléments à chaque recherche. Je devais presque me retenir de continuer car sinon on ne s’en sort plus. La grande majorité de ces requêtes sont de plus parfaitement sensées. Une vraie mine d’or.

C’est là que j’ai découvert Wikibuster.
La nuit du 22 au 23 janvier, n’arrivant pas à dormir, je décide de me lancer.
Je n’ai pas l’âme batailleuse ni les capacités pour le faire, mais je rassemble des éléments que je référence en détail (sans mettre de lien cliquable car je ne sais pas faire) et les mets dans un message en indiquant que la liste peut être complétée avec une simple recherche Google (que dire de ceux qui ont plus de moyens et peuvent voir par exemple IRC, ils doivent crouler sous les preuves?), que j’indique ne pas vouloir faire car sinon, on n’en sort plus. Je n’ai mis ainsi que quelques éléments pour indiquer que je ne divague pas, et ai invité tout le monde à faire sa petite recherche personnelle (facile à faire puisque j’ai réussi à le faire). Moi aussi, j’en avais trouvé un peu plus, mais on ne peut pas tout mettre.
Pour moi, l’affaire s’arrêtait là. Je comptais sur une (deux ou plusieurs) bonne(s) âme(s) ayant plus de possibilités que moi pour transmettre cette requête, avec droit (et même encouragement) de rajouter des éléments probants.

Pour moi, mon devoir était fait : je ne laissais pas Hégésippe s’en sortir ainsi, j’avais fait le passeur (de plus, vu le nombre de requêtes, c’est qu’il y a anguille sous roche – et en effet -) et ma requête était dans des mains plus compétentes que les miennes (les vôtres Wikibuster, et celles de vos lecteurs certainement plus habitués que moi aux diverses procédures relatives à la gestion supérieure de Wikipédia).

Tout ceci est expliqué dans mon message de demande de transmission de requête et d’autres messages.

J’ai ensuite décidé de parcourir un peu votre blog et n’ai pas été déçu. Plein de preuves des agissements déplorables du monsieur, que je ne suis pas gêné pour commenter, une partie ce même 23 janvier, puis aujourd’hui, ayant un peu de temps libre.

Ce sera tout pour moi (dépenser davantage d’énergie pour ce type serait lui faire trop d’honneur), je suis certain que vous pourrez faire quelque chose d’intéressant de mon pavé (désolé).

Je compte sur vous et vos lecteurs pour faire savoir ceci; pour mettre en forme, transmettre, compléter et défendre du mieux que vous pouvez ma requête et espère qu’elle aboutira (si les membres de la Wikimedia Fundation ne sont pas trop corrompus).

Si cela vous est permis, vous pouvez détailler l’avancement de la procédure sur ce site.

N’hésitez pas à en faire part à un maximum de monde, cela doit se savoir et ce mec doit sauter.

Une expression dit qu’il n’y a que le premier pas qui coûte.
Si un pilier nuisible de Wikipédia saute, cela peut peut-être engendrer d’autres destitutions justifiées et restaurer un climat serein et égalitaire; car Hégésippe n’est certainement pas le seul à agir ainsi. Il est le seul sur qui je me suis renseigné en détail, mais il est probablement très facile de faire la même chose concernant certains autres énergumènes du même genre (vous l’avez déjà d’ailleurs partiellement fait, je pense). En tous cas, il y a au moins certains de ses amis qui s’en sont pris à moi (Schlum, Rifford – qui n’est pas administrateur -, Starus, …).
Sans prétention, j’aurais au moins la satisfaction d’avoir été un déclencheur d’action bienfaitrice grâce à votre savoir-faire sur lequel je compte beaucoup, et d’avoir apporté ma modeste pierre à l’édifice de la création d’un climat propice à des contributions utiles et vraiment encyclopédiques.

Moi, c’est fini, je ne reviendrai plus contribuer sur Wikipédia, mais j’espère que j’aurai contribué à limiter la fuite de contributeurs potentiels (notamment des experts). Quelques administrateurs nuisibles de perdus, mais de nombreux contributeurs utiles de gagnés : l’opération me semble rentable.

Merci d’avance.

Adieu.
Arnaud Voisin, ancien wikipédien désabusé et dégoûté du site à vie, au bord du suicide.

Publié dans Témoignage | 50 commentaires

Lutter contre la diffamation et le dénigrement sur Internet

Si à ses débuts Internet était synonyme de liberté d’expression et d’ouverture au pluralisme grâce à la création d’une multitude de sites venant de tous horizons on doit constater qu’aujourd’hui la quasi totalité de l’audience est captée par deux sites qui forment une alliance d’interêt, Google et la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia. Cela crée une situation inédite dans les médias où un seul site, Wikipédia, surpasse à lui seul en audience la totalité de tous les journaux papier ou audiovisuels réunis. Des milliers de biographies de personnes publiques sont proposées sans que l’on ne sache jamais qui les signe et sans que le propriétaire du site, Wikimedia Inc., puisse jamais être inquiété puisque qu’il s’abrite derrière son statut d’hébergeur Internet non responsable. Pire encore les « wikipédiens » auteurs de ces articles se dissimulent pour la plupart derrière des pseudonymes et estiment même que Wikimedia étant une organisation américaine le site n’a pas à se plier aux lois françaises. On constate ainsi que des dizaines de milliers de pages sur des personnes publiques ou des organisations sont écrites avec des intentions évidentes de diffamation ou au moins de dénigrement, ceci de façon cynique au nom de la liberté d’expression. Il suffira par exemple qu’un journaliste ait émis un commentaire extrêmement défavorable pour qu’il puisse être repris et présenté comme « un point de vue neutre » selon la phraséologie en vigueur sur Wikipédia. Soit, mais au contraire de n’importe quel journal papier, radio ou télé, la cible de ce dénigrement n’a aucun moyen de faire valoir la moindre protestation ou modération car l’encyclopédie « libre » est en pratique sous le contrôle de quelques dizaines d’administrateurs anonymes élus à vie (dont certains sont des mineurs de 15 ans) qui la dirigent sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit. Dans les cas les plus graves on constate que les biographies se transforment en véritables extraits de casiers judiciaires bien entendu d’autant plus accablants qu’ils sont visibles en priorité depuis Google et qu’ils sont contrairement au véritable casier judiciaire sans limite de durée ! Pourtant dans la vie réelle l’accès au casier judiciaire est bien réglementé et réservé aux seuls membres de la Police et de la Justice.

Je propose donc :

1/ Qu’on interdise ou au minimum que l’on encadre la publication systématique d’éléments du casier judiciaire sur le web.

2/ Que toute personne physique ou morale mentionnée en terme peu flatteurs, critiques ou dénigrants obtienne un droit légal de réponse en bas de page web sous la forme d’un lien vers une page de son choix, où elle pourra faire les mises au points nécessaires.

Wikibuster, CNNumérique, 23/01/2015

Publié dans Analyses | 11 commentaires

Polémix et La Voix Off subit la censure tranquille de Wikipédia

Dans l’encyclopédie populaire Wikipédia il suffit de 6 personnes (sur des milliers de contributeurs du site parait-il) pour décider de la censure d’un article, c’est aussi simple que ça. Peu importent « les nombreux articles et reportages concernant Polémix et La Voix et diffusés par France Inter, Libération, Charlie Hebdo, l’Humanité, Les Inrockuptibles, Télérama, la Nouvelle République… », car un des censeurs clame doctement : « J’ai pour ma part procédé à une recherche Google… » et le couperet tombe. Même le plaidoyer du malheureux contributeur de l’article est supprimé, le voici conservé pour la postérité.


Bonjour,

Si je suis bien votre « raisonnement » : Pour « justifier » la disparition de l’article consacré à Polémix et La Voix Off, vous invoquez que ce duo pas eu de notoriété, puisque les COPIES des nombreuses publications (dans la presse nationale) qui ont été consacrées à ce sujet ne sont pas gratuitement consultables sur internet. En effet, pour accéder à leurs archives, il faut parfois s’abonner au journaux. Nos censeurs prétendent que les articles en papier qui parlent de Polémix et La Voix Off n’existent pas… puisqu’il faut payer pour en voir les copies numériques sur le web !

Une légitime colère passée, cela donne vraiment envie de rire ! Sachez que je compte bien partager mon hilarité.

Rappel : les nombreux articles et reportages concernant Polémix et La Voix et diffusés par France Inter, Libération, Charlie Hebdo, l’Humanité, Les Inrockuptibles, Télérama, la Nouvelle République… (pour ne parler que des médias dominants), sont disponibles sur la page de Revue de Presse, avec dates de parution, sur notre site http://www.polemixetlavoixoff.com

Sans parler de notre collaboration régulière avec le site de Libération de 2007 à 2011, dont il reste encore des traces : http://www.liberation.fr/video/polemix-et-la-voix-off,21

Sans parler de notre collaborations régulière avec Radio Nova où nous avons animé une émission tous les dimanches soirs à 19h00, de 2008 à 2010 : Voir le bas de la fiche de Radio Nova de… Wikipedia : ‘Les Déformations de 20h, émission présentée par Polémix et La Voix Off : https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio_Nova

Sans évoquer les dizaines de radios associatives qui aujourd’hui diffusent notre émission. Une simple recherche Google montre que l’émission Polémix et La Voix Off est aujourd’hui diffusée sur 65 radios associatives françaises : https://www.google.fr/?gfe_rd=cr&ei=rHu_VLqhEsmkiAbTz4HgDA#q=Polémix+et+la+voix+off+radio

Mais l’existence de ces « petites » radios, Wikipedia la méprise puisque même une radio d’Etat comme France Inter n’y est pas une source reconnue : « Luz réalise le graphisme des albums de Polémix et La Voix Off, un groupe qui réalise des remix politiques sur fond d’humour et de satire ». http://www.franceinter.fr/personne-luz

Les censeurs de Wikipedia ne semblent pas savoir chercher. Ni savoir lire un article. Ni même écouter un reportage. Cet étrange autisme en dit long sur l’honnêteté intellectuelle et l’idéologie politiques de gens qui se prétendent « encyclopédistes » ou « historiens ».

Nous allons en reparler. Sortir ce sujet de cet espace confiné et lui faire prendre l’air public. Vous pourrez alors juger sur pièce de la notoriété de Polémix et La Voix Off.

En tout cas, merci à vous pour cette belle erreur : ce magnifique flagrant délit de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle en dit long sur Wikipedia. Presque trop facile à exploiter…

Jean-Baptiste Diaz, Wikipédia, 21/01/2015

Publié dans Témoignage | 3 commentaires

Wikibuster, une démarche citoyenne

Nous apportons notre pierre à la « concertation citoyenne sur les enjeux sociétaux et économiques liés aux transformations numériques » du Conseil National du Numérique.


Il est grand temps de dénoncer la désinformation massive qui s’opère sur le web autour du droit d’auteur, de rappeler que le travail appartient en premier lieu à ceux qui le produisent et non à ceux qui en profitent en le consommant.

Si l’on devait proposer une réforme du droit d’auteur basée sur la cohérence et la justice on ne chercherait pas à réduire sa durée mais bien à l’aligner sur celle de la propriété matérielle. Ainsi une maison de maçon léguée reste propriété familiale sans limite de temps, 500 ans ou plus sans que cela gêne qui que ce soit. En revanche une oeuvre littéraire sera confisquée 70 ans après la mort de l’auteur. Deux poids deux mesures en vertu de quoi ?

L’amalgame qui est fait entre le Domaine Public et les « biens communs » qu’il faudrait protéger au même titre est manipulateur, comme la suite du texte. Le Domaine Public permet à la connaissance et aux oeuvres de rester en contact avec la réalité économique en permettant la création d’oeuvres dérivées commercialisables, les contrats d’exploitation des oeuvres numérisées permettent la coexistence de la culture et de l’économie et profitent à chacun d’entre nous.

A l’opposé les prétendus « bien communs » traduits habituellement par la quasi marque politique « Creative Commons » ont pour but de littéralement collectiviser la connaissance et la culture. L’habillage sophistiqué du concept ne doit pas cacher que c’est la formule BY-SA qui est poussée par cette organisation qui prétendait à ses débuts aider les auteurs et qui milite à présent pour une « réforme globale du droit d’auteur ». Cette formule interdit en pratique la création d’oeuvres dérivées car quiconque réutilise une oeuvre devra en paiement publier son propre travail sous le même régime, pire encore n’importe qui pourra commercialiser cette oeuvre pour son bénéfice exclusif et sans avoir produit aucun effort. Creative Commons en raccourci c’est « tout travail mérite d’être exploité, comme son auteur ». Mais tout le monde n’est pas perdant avec CC, les plateformes de diffusion Internet telles que Google ou Wikimedia Inc. peuvent s’enrichir à loisir, Google l’agence de publicité place ses encarts publicitaires au téléchargement des oeuvres, Wikimedia matraque un mois par an des messages d’autopublicité qui lui rapportent des dizaines de millions d’euros.

Prenons donc garde aux discours pervers consistant à assimiler la promotion de Creative Commons à la défense du Domaine Public car cette idéologie n’a pas d’autre ambition que de dévorer ce dernier pour faire des oeuvres et de la connaissance en général (ex. Wikipédia) un instrument de conquête et de pouvoir.

Wikibuster, CNNumérique, 19/01/2015

Publié dans Analyses | 8 commentaires

A Wikipédia on n’aime pas les esprits libres

Voici une réaction de Nicolas suite au billet précédent, il ne reste plus beaucoup de mystères au fait que les experts soient absents de l’encyclopédie que tout le monde peut modifier, en théorie.


Merci pour cette référence à « How to play Wikipedia » : c’est très drôle !

Déjà en 2007, dans la même veine que ce témoignage et sur WP:fr, il y a le mémo de La Glaneuse:

« Préambule : tout le monde sait que je suis prof de philosophie, je l’ai annoncé sur ma page. Font-ils quelque cas ici de mes qualités à savoir celles de quelqu’un supposé par sa formation, savoir faire la différence entre une rédaction partisane et une rédaction polémique, savoir ce que veut dire citer ses sources et respecter avec exactitude ce que l’on cite ? Bien sûr que non. Etant donné que je ne rentre pas comme un mouton dans le consensus de wikipedia, je vais me faire traîner dans la boue et harceler : à wikipedia on n’aime pas les esprits libres, ni les gens qui ont des qualifications suffisantes pour juger de la différence entre rédactions exactes et rédactions partisanes et déformantes. »

La suite ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Roby/Mémo_LG.

Vous pouvez également lire TiboQorl (18/03/2012) :

« Cela fait un an que je participe à wikipédia, et donc un an qu’on me serine que je dois obéir à tout un tas d’acronymes lesquels formeraient les principes fondateurs et règles de wikipédia… Sur la page de discussion de Gilles Fumey, j’ai découvert que ces acronymes-principes-règles ne s’appliquent que si on le veut bien, en fonction de l’humeur des uns ou des autres (Celette ou Dereckson en l’occurrence). Au moins Rigoureux a eu le courage et la cohérence d’aller jusqu’au bout de la démarche : il a tout simplement demandé l’abrogation de la règle qui le dérangeait!
Des règles arbitraires que l’on peut appliquer arbitrairement? Cela ne définit pas vraiment une communauté à laquelle je souhaiterais appartenir. […] Plus au fond des choses, je pense que le pseudos et l’anonymat mènent à ce fantasme de toute puissance et d’impunité que peut ressentir une contributrice comme Celette (« il est irrecevable de se soumettre à des êtres extérieurs à WP » a fait beaucoup rigoler une copine psy). »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisateur:TiboQorl/Archives_2012_05#Partir.2C_revenir…

Beaucoup plus récent (26.04.2014) est le commentaire de Kiwi sur la page de discussion de l’élection de Superbazooka au poste d’administrateur (à 16 ans, âge où l’on ne vote pas mais où on peut devenir juge sur Wikipédia) :

« Je suis un tout petit contributeur, sous IP en plus, mais depuis au moins 2004. Et franchement depuis quelques mois il semble qu’il soit devenu impossible de contribuer. Les contributions sont effacées a la louche et les motifs donnés généralement faibles, trop souvent éditoriaux et parfois discrétionnaires. […] Bref, il semble toléré de se comporter comme un inspecteur du fisc d’une république bananière, tout en se référant a des principes fondateurs grandioses… Alors oui, je m’intéresse à la gouvernance de ce machin qui s’appelle Wikipédia et qu’on m’a vendu il y 10 ans comme la Rolls-Royce de la co-construction collaborative, et depuis que je m’y suis un peu sérieusement penché, je fais un constat un peu rude: autant pisser dans un violon. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_Wikipédia:Administrateur/Super_Bazooka

On peut apporter encore de nombreux exemples mais c’est déjà un échantillon assez représentatif du point de non retour que tout contributeur un peu critique atteindra un jour.

Nicolas, 18/01/2015, ce blog

Publié dans Témoignage | 4 commentaires