Encore un canular de plus de dix ans sur Wikipédia

En se promenant sur le site Wikipédia, on trouve toujours des choses « intéressantes », y compris de très anciens canulars. Tomber dessus un 1er avril – tout à fait fortuitement – rend l’affaire encore plus drôle.

La fiche Jean Favre est créée le 7 décembre 2006 par le bien-nommé profil Jfavre: rien que ça devrait déjà inviter à une vigilance accrue.  C’est sa première contribution (44 au total). Elle est repérée le jour même par Huster, qui se voit spécialiste du théâtre et s’empresse de corriger la syntaxe des catégories. L’administrateur Pierre-Yves Baudouin (président de Wikimédia France en 2007-2009) en rajoute. Huster revient pour enlever des références bidons (s’en aperçoit-il seulement?) sous prétexte qu’elles ne sont pas directement liées à la fiche et « wikifier ».

Nous passons à 2012 où l’administrateur Kyro (Matthieu Riegler, informaticien) veut absolument voir en Jean Favre un ancien député pendant quatre jours avant de se rétracter … sans commentaire de diff. Vient l’administrateur Sebleouf (Sébastien Gathier), un instant distrait de la robotique création de fiches concernant des villages hongrois, monténégrins ou lituaniens, qui vient montrer qu’il sait que « theatre » s’écrit « théâtre ».

L’administrateur Thierry Caro suit et ajoute un portail en 2014. Il ne trouve pas de références, trop occupé qu’il est à parsemer Wikipédia de références à ses propres publications.

En 2015, l’inévitable Pro patria semper/Nomen ad hoc fait lui aussi tourner son compteur d’éditions sans peine et change le titre de la fiche. L’administrateur Hercule enlève le « lien vers la page « Aktéon (théâtre) » supprimée en PaS » … Toujours pas la puce à l’oreille.

Une IP – notre facétieux créateur? – passe faire un coucou en 2016 pour préciser que Jean Favre est un « auteur dramatico-comique » et qu’en « 2016, Jean Favre a décidé de s’orienter vers la comédie d’ingénierie d’affaire. » Ajouts que l’IP efface deux jours plus tard par mesure de discrétion, les encyconpédistes n’ayant toujours rien remarqué. L’administrateur Vlaam clôt le bal par une dernière modification robotique.

Pour la gourmandise, voici l’état de la fiche avant effacement (car les wikipédants lisent Wikibuster):

Jean Favre (écrivain)

 
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Favre.

Jean Favre est un auteur dramatique français né le 14 septembre 1977 à Boulogne-Billancourt.*

Œuvres

Théâtre
Prose
  • Un Hangar au Nord (1996), recueil de poèmes
  • Mal i Séoun (1997), nouvelle
  • Se rie la Vida (1998), recueil de nouvelles, incluant Métis, Les Veaux, après l’orage et Rie la vida.

 

On voit donc que la récente expérience de Pierre Barthélémy, journaliste au Monde, n’est pas un accident et qu’il n’est pas nécessaire d’élaborer un canular sophistiqué pour passer inaperçu. En dix ans (historique), 6 administrateurs sont passés sur ce canular sans rien remarquer alors qu’il ne faut qu’une poignée de secondes pour se rendre compte du ridicule de la fiche. On peut même légitimement se demander si un seul a lu la fiche tellement les indices sont évidents! Ceci en dit long sur leur façon de travailler et, d’une manière, sur leurs capacités intellectuelles. Le facétieux créateur de  cet « article wikipédien » a-t-il voulu faire allusion à Jan Fabre? Les administrateurs de Wikipédia qui ont « corrigé » la fiche connaissent-ils seulement son existence?

Cerise sur le gâteau, le merveilleux outil qu’est Wikidata mentionne tout de même une(!) référence pour cet écrivain: French Wikipedia. Wikidata devrait bannir fr:Wikipedia comme source: pas fiable!

On n’espère même pas que les wikipédiens mentionnent Wikibuster dans leur petit panthéon des canulars.

 

Post scriptums

RCLive 02 avril 2017 17:15 : Pro patria semper/Nomen ad hoc substitue la redirection du profil Jfavre par une message de bienvenue totalement vain sur un profil inactif depuis le 11 août 2008 et appose les bandeaux  « aucune source » (en principe honni par les wikipédiens) et « admissibilité à vérifier ». C’est difficile d’admettre l’évidence …

RCLive 03 avril 2017 10:39 : Pro patria semper/Nomen ad hoc retourne sa veste et demande la suppression immédiate pour « canular manifeste ». Pas si manifeste que ça puisqu’en 2015 il lui accordait du crédit (cfr. supra). En bon wikipédien, il ne mentionne pas sa source: Wikibuster. L’honnêteté intellectuelle est une chose rare chez les wikipédiens.

RCLive 03 avril 2017 11:20: l’administrateur DoNotFollow (ancien compte principal Franz53sda mais aussi au moins quatre autres faux-nez) efface la page pour « absence de sources secondaires » … Mais le ménage n’est pas encore fait dans Wikidata.

RCLive 03 avril 2017 22:21 : Pro patria semper/Nomen ad hoc admet enfin le canular … 14 mois après l’avoir validé.

RCLive 04 avril 2017 15:50: la fiche Wikidata est enfin effacée après une requête introduite par H4stings (Guillaume Gogo, informaticien): « canular depuis Wikipedia en français ».

Épilogue

Pour un wikipédant, c’est très très très difficile d’admettre qu’un canular a duré 10 ans sur Wikipédia – et il aurait pu durer bien plus longtemps si les wikipédiens ne lisaient pas si avidement Wikibuster. Un canular aussi grossier est passé au travers de tous les soi-disant garde-fous que les wikipédiens prétendent avoir mis en place (patrouille etc.) et cela anéanti la ligne de défense établie contre l’article de Passeur de sciences: Pourquoi et comment j’ai créé un canular sur Wikipédia.

Surtout on voit que les wikipédiens, rois de la manipulation 2.0, entretiennent le mythe de la fiabilité en dissimulant en catimini les traces de leur incompétence: pas de message sur le Bistro (où on préfère concourir pour savoir celui qui a la plus grosse), rien sur le Bulletin des Administrateurs, pas de mise à jour de la liste des canulars, discret effacement de la fiche sur Wikipédia et Wikidata, peut-être coordonné en dehors de pages ad hoc de Wikipédia. On peut raisonnablement penser qu’il en fut ainsi pour des dizaines d’autres. « Pas vu pas pris ». Les derniers PDFs du canular et de son historique resteront consignés ici.

Cet épisode n’a été suivi d’aucun remise en question structurelle de la part des encyclopétants et on peut parier que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’on retrouvera ce genre de canular dans les années à venir.

Publié dans canular | 15 commentaires

L’auto-promotion sur Wikipédia. 4 Moi et mon entreprise (1)

Certains wikipédiens ne sont pas inactifs in real life (IRL, dans la vraie vie). Certains ne peuvent s’empêcher de promouvoir leur petite (ou grande) entreprise. Benoît Évellin aka Trizek, administrateur de Wikipédia et employé de la Wikimedia Foundation, qui la promo de l’entreprise familiale, a déjà fait l’objet d’un billet antérieur.

MacBidouille & Co.

Silvain Combis-Schlumberger aka Schlum, est vérificateur d’adresses IP sur Wikipédia en français; autrement dit, c’est un wikipédien « digne de confiance » qui a dû déclarer son identité à la Wikimedia Foundation pour avoir le droit d’aller fouiner dans les adresses IP. Il peut aussi porter d’autres masques comme celui de Pierrot-le-chroniqueur avouéblog critique à propos de Wikipédia écrit à plusieurs mains qui, après des années de manipulation de toute la wikisphère, avait éclaté en février 2015. C’est aussi un pilier des pages à supprimer avec son faux-nez McLuschFR et un grand fan de Naruto Shippuden, un manga au business très juteux.

Dans la vraie vie, « Schlum » est informaticien (École Nationale Supérieure d’Informatique pour l’Industrie et l’Entreprise, promotion 2005). Il travaille « bénévolement » entre autres pour MacBidouille.com et ne se gêne pas pour en faire la promo sur Wikipédia. Dans l’historique de la fiche, on croise également des comptes jetables : Lionel MB (2 contributions ! Lionel Coscas est le créateur du site) et le bien nommé Nick Name, lui aussi passionné par les pages à supprimer. Schlum téléverse le logo du site : « source interne »! Ici pas besoin d’une autorisation via OTRS pour gérer un problème de copyright, comme on le voit si souvent sur Wikipédia : tout le monde sait qui est qui, laisse faire et il y a le fair use pour couvrir tout ça.

Nick Name vient opportunément masquer des informations gênantes sous prétexte de vandalisme … Un utilisateur qui avait repéré la manigance et le lien avec macway.com s’est vite fait menacer de « vandale » par Schlum. L’ouverture d’une page de discussion sur la neutralité ne mènera à rien, Schlum alléguant même que l’article avait été « admis et contrôlé », ce qui est faux puisque aucune procédure de suppression n’a jamais été lancée et que c’est Schlum lui-même qui a enlevé le bandeau d’admissibilité puis celui de controverse de neutralité; la discussion prend fin avec l’intervention faussement neutre de San Kukai, lui-même mcbidouilleur et de mèche avec Schlum. La section « notes et références » de l’article est un trompe-l’œil : l’essentiel du texte est sourcé par des liens provenant de MacBidouille même ; surtout, il n’y a aucune référence centrée pour étayer l’existence de la fiche mais Schlum n’en a cure et fait disparaître le bandeau appelant à des sources secondaires. Pro Patria Semper / Nomen Ad Hoc, qui a le chic pour repasser sur les articles « sensibles » relatifs à la clique wikipédienne, clos le bal en enlevant le bandeau d’ébauche.

Cet article et ses pages connexes sont un petit condensé des manipulations que l’on retrouve un peu partout sur Wikipédia: usage de faux-nez, semblant de débat grâce à l’intervention de complices, silence éhonté des autres administrateurs et utilisateurs dans la confidence.

Chez MacBidouille on veille jalousement à son anonymat. Dans la presse spécialisée, on refuse de voir son nom cité. C’est pratique pour bidouiller en secret la promo de son site. Mais dès qu’il s’agit de passer à la télé, le nom du fondateur du site apparaît en entier (par exemple une interview de France3). Sur Facebook, une page dédiée à MacBidouille fait même référence à Wikipédia, c’est très pratique (NB: il existe une autre page Facebook consacrée au site).

Publié dans conflit d'intérêt | 10 commentaires

Swiss Papers: another scandal on Wikipedia in French

Playing Wikipedia is a very addictive and time consuming activity that doesn’t make any money. In theory … Nevertheless senior wikipedians know that personalities or companies give importance to their Wikipedia cards and this was publicly debated during WikiCon2012. After failing to edit Wikipedia themselves, those persons or companies are now ready to pay for professionals to appear in a favourable light. As they have much later admitted, Racosch associates’ started inserting paid editing since at least December 2014 on behalf of the company Romande Energie (more than 90% of the text). For a company, getting cash out is a problem; Paying an invoice issued by a company for « promotion » or « consultancy » activities is more convenient. The only element still to create was a company to transform the time spent playing Wikipedia into a lucrative activity.

On February 25, 2015, while wikipedians are still traumatized by the revelations of the « Overblogleak », three senior members of Wikimedia Switzerland (WMCH) solve the problem of the remuneration of their paid editions by registering the private limited company Racosch at the Securities and Exchange Commission of Canton de Vaud, Switzerland. The bylaws are very vague:

Racosch Sàrl, Lausanne, avenue de la Gare 22, c/o Stéphane Coillet-Matillon, 1003 Lausanne, CHE-230.626.317. New Limited Liability Company. Articles of Association: February 25, 2015. Purpose: The Company’s purpose is to provide public relations services; Its natural clients are associations, companies, companies and individuals (for full purpose see bylaws). Obligation to provide ancillary services, preference or pre-emption rights: for details, see the bylaws. Share capital: CHF 20’000 [$ 20,000]. Managing partners with individual signature: Coillet-Matillon Stéphane, from France, in Lausanne, with 98 shares of CHF 100, Chairman, Ray Nicolas, Arzier-Le Muids, with 51 shares of CHF 100, and Schütz Frédéric in Chavannes- Near-Renens, with 51 shares of CHF 100, both from Geneva. Publisher: Swiss Official Files of Commerce. Communications to partners: in writing or by e-mail. According to the declaration of February 25, 2015, the company is not subject to an ordinary review and waives a limited review.

Creating such a business does not happen on a whim. It is the fruit of a personal evolution of three people who, for a time, believed to be encyclopedist’s 2.0 then realized the project’s editorial deadlock and finally realized that there was an advantage to be taken. Let’s have a look at these three profiles.

The actors

Stéphane Coillet-Matillon, l'administrateur Popo le chien, du temps où il avait encore la foi lors d'une cabale romande (11 mai 2007) CC-BY-SA-2.5 Auteur: Ludovic Péron aka Ludo29.

Stéphane Coillet-Matillon, the administrator Popo le chien, when he still had faith, at a Wikipedia meeting in French speaking Switzerland (May 11, 2007) CC-BY-SA-2.5 Author: Ludovic Péron aka Ludo29.

Stéphane Coillet-Matillon comes from Lyon (France) and settled in Switzerland. After a master in biochemistry he moved to political sciences at the Geneva University. His first professional experience was with the law firm Bär & Karrer; he then worked for the cigarette maker Philip Morris (public relations) for 6 years. In 2013, he took a sabbatical leave to study Chinese. His career at Wikipedia began officially on January 21, 2005; His first contributions are naturally without any source; He is co-opted administrator only a year later. Popo le Chien (Puppy the Dog, his profile name) faithfully serves Wikipedia and presents a brief reading to the World Summit on the Information Society organized by the United Nations in Geneva on May 18, 2008. Having gained the whole trust of Wikimedia, he is named bureaucrat on August 15, 2008.

A small bad taste incident occurs on his journey : on January 27, 2010 he uploads a bold video called « Hitler and the election on Wikipédia.fr » which reveals an extremely critical attitude towards Wikipedia:

« We have 40% 2-line articles about arseholes who are hitting a ball. […] It is necessary to know if we aim at an encyclopedia or an annex of France Football. […] There are days when I really feel to do social work with those who do more discussions than contributions. Saint Jimbo pray for us! […] When I think I might be quietly updating infoboxes or flip all those copied lists from Pokémon.com. […] Let’s have someone erasing the Wikipedia page: do not hesitate! If one looks for me, I’ll be on Knol. […] You can block my sock-puppet too. »

Disenchanted? Lucid? He could have paid dearly for this … He is nevertheless co-opted at the Arbitration Committee in March 2010 but does not renew his candidacy in September 2011. His declared activities on Wikipedia fall sharply from January 2012: barely 89 edits in 2012 , 76 in 2013, less than 500 per year since; He also closes his blog Le choix du chaos (Opting for chaos) opened in 2008 and devoted to Wikipedia but continues episodically on CHwiki (his last post is no shortage). He gives up his administrator and bureaucrat privileges in January 2012. Drop of motivation in connection with the overwhelming account made in his January 2010 video? The great inquisitor on Wikipedia in French suspects him of having another main account since then without saying which one; His faithful right-hand man even files a request for IP address verification which naturally remains without continuation.

« Wikipedia fait le trombinoscope des parlementaires européens » ©F3 Alsace 6 février 2014. Lors du WIKI loves Parliaments : European Parliament le 4 février 2014.

« Wikipedia makes the facebook of the European PM’s » ©France 3 Alsace, Feb. 6, 2014. During the WIKI loves Parliaments : European Parliament, Feb. 4, 2014.

On the eve of the European parliamentary elections in May 2014, he organized a photo shoot in the European Parliament. It is well known that this type of event is not only used to take pictures to illustrate Wikipedia. What is discussed off-the-records is the contents of the articles about the Parliament members and general politics. « How do I improve my Wikipedia page?  We can discuss about it Mr Delegate.« And so on. Everything has a price, no?

« Wikipedia fait le trombinoscope des parlementaires européens » ©F3 Alsace 6 février 2014. Lors du WIKI loves Parliaments : European Parliament le 4 février 2014.

©France 3 Alsace, February 6, 2014.

In a more coded language, Catherine Trautmann (EU PM, former minister for culture and former mayor of Strasbourg) declares : « Enabling parliamentarians to be better known and present, thanks to Wikipedia, in the election campaign, is a very nice initiative. »

Despite his very weak commitment in the mainspace, who knows by which miracle Stéphane Coillet-Matillon is chosen member of the Wikimedia Switzerland board in March 2014 and is even named interim executive director for more then a year. This gives him the opportunity to meet the guru Jimmy Wales :

Le plus beau jour de la vie de Stéphane Coillet-Matillon ©Twitter

« Jimbo leaves the stage. Seeing him was the most beautiful day of my life; I shall never wash my eyes again. » ©Twitter

After seeing the backstage of Wikipedia, he is now breaking in the « bank » … In a December 2015 interview with the Swiss radio he begs for donations to Wikimedia while he criticized the very same calls on his blog. During the Wikimedia Switzerland general assembly on April 2, 2016, despite the questions about Racosch, Gabriel Thullen (aka GastelEtzwane) and Frédéric Schütz felt that he would have been re-elected to the board without any problem if he had stood up; but he declared that he would rather devote himself entirely to his new business.

On May 20th 2015, responding to a debate concerning his blocking, Popo le chien writes without a frown: « Given the price I am paid (nothing) for contributing [… Racosch was created just three months earlier] and speaks about « not grounded sock puppett accusations – maintained despite my denials (I believe that fundamentally and therefore well defamation) […] ». On June 5, 2015, Stéphane Coillet-Matillon, aka Popo le Chien, created at least one new sock puppet Leo Fischer that he renamed Pplc on March 30, 2016 … when the Racosch affair was about to be revealed to ordinary wikipedians.

Nicolas Ray, du temps où il avait encore la foi, brandissant son arme d'administrateur lors d'une cabale romande (1er déc. 2007) CC-BY-SA-3.0 Auteur: Oblic.

Nicolas Ray, when he still had faith, waving his administrator weapon during a Swiss get-together (1st Dec. 2007) CC-BY-SA-3.0 Author: Oblic.

Nicolas Ray aka Manoillon comes from the Geneva region and is part of a profession that literally took control of Wikipedia: computer scientists. His professional career crosses that of Stéphane Coillet-Matillon: after two years in a computer company, he works from July 1998 to March 2014 for the cigarette maker Philip Morris. Member of the Green Liberals party he is elected to the Arzier-Le Muids Municipal Council in 2011 (he is the main author of the Wikipedia article about this town) and does not hesitate to go trolling the competitors’ pages while denouncing the manipulations of the Wikipedia records of Swiss politicians in the media on June 10, 2015 (after lamenting in 2007 that this was the weak point of Wikipedia).

His wikipedian career began on January 10, 2005 under the « pseudonym » Nicolas Ray with which he was co-opted administrator on April 12, 2006. He then obtained a transient renaming to Nicoray (which should not be confused with the former administrator Nicolas Raymond). It is at that time that he seems already involved in paid editing, for example his protection the article on the Swiss business group Migros. A dialogue with an employee of this group leaves no doubt:

Congratulations for your work on Migros, I feel we’re going to do something good with this article! Something else, if we organise a WP-Romandie get-together-day on 22 September you are of course welcome if interested. Nicolas Ray September 3, 2007 at 11:39 am (CEST)

Oh, thank you for pointing out this meeting but unfortunately, as you now know, I work for Migros, and who speaks about big business, says work on Saturday. Moreover it is inventory day on 22 September. Thanks anyway ! Kestral September 3, 2007 at 11:45 am (CEST)

Uh uh … by rummaging the meta pages, I just learned that you have to ask an admin to rename a page! (Remembers to have renamed Migros => Federation of Migros Cooperatives without asking anyone …) Kestral September 3, 2007 at 12:31 (CEST)

Normally you can rename it yourself … Except if the target page already exists … Too bad for the 22. Can’t you even come and eat the fondue with us in the evening? Nicolas Ray 3 September 2007 at 12:54 (CEST)

I need to see if my girlfriend works that night, if so, why not, but inventory + moving from Lausanne to Geneva, it’s likely to be late … For now I’m really involved on WP-Romandy, I will edit if circumstances allow me. Kestral September 3, 2007 at 13:05 (CEST)

The Racosch partners will regularly return to the Migros Group pages.

Nicolas Ray breaks with Wikipedia on January 10, 2008 and abandons his administrator’s privileges after yet another dispute with a novice  and a new outburst against the mediation committee, leaving this message :

The reasons for this departure? A big, very big, too big exasperation. So irritated of all these frustrated people willing to do anything to get here recognition that they are unable to get in real life. […] especially exasperated with the foolish pedants, known or unknown, registered or anonymous, who know better than anyone what is right or wrong, good or evil, what you need to do or not to do, what you should have done or not have done and so quick to let you know.

No risk that I suddenly start to criticize and fly into rage about Wikipedia : I believe in this project, I’m absolutely convinced that a long and glorious future is promised to it. The idea is good, the basics are good, people come and go. […]

Wow ! What an accumulated resentment against the Wikipedia game and its players! His leave lasts … two weeks. He sneaks back in on January 25, 2008 under the pseudonym Manoillon and is sponsored by his old accomplice Ludovic Peron (Ludo29) who is not unaware of the past of this « newbie ». He will even temporarily recover his administrator tools from May to October 2011 thanks to the support of … Popo le Chien, his partner in crime business!

A member of Wikimedia Switzerland, he managed to have his wife Sabine Ray hired as Administrative Assistant (from September to December 2014 0.2 FTE), then « Administrative Manager » (0.7 and 0.5 FTE since January 2015). It is her only professional experience. This is the midst of nepotism. Thank you kind donors!

Frédéric Schütz, membre fondateur de Wikimedia Suisse en novembre 2012. CC BY-SA 3.0 Ludovic Péron aka Ludo29.

Frédéric Schütz, membre fondateur de Wikimedia Suisse en novembre 2012. CC BY-SA 3.0 Ludovic Péron aka Ludo29.

Frédéric Schütz aka Schutz studied biology, mathematics and especially computer sciences. He is teaching and research master at the Centre for Integrative Genomics (Faculty of Biology and Medicine) of the Lausanne University and a statistician at the Swiss Institute of Bioinformatics. Oh irony, he criticizes the cigarette lobby who has long employed his friends …

He started on Wikipedia in English on March 3, 2004 and on the French version on December 18, 2004. He is no big editor but is co-opted administrator on Wikipedia in English on August 15, 2007. His editing drops down on both projects in 2010 and one counts only 500 edits since 2012.

He is a founding member at Wikimedia Switzerland in May 2006. He is the French-speaking spokesperson as of 30 June 2011 and then vice-president of the association from September 2013, becoming secretary to the general assembly of 2014 and re-elected on April 2, 2016 with a comfortable margin (27 votes / 32) despite the revelations on Racosch. On a 2011 video, he was not hesitating to call for donations: « Wikipedia will remain free and without advertising », but not without paid infomercials …

On August 21, 2015, Frédéric Schütz uses an old trick that all Wikipedians know: he creates at least one sock puppet (Wicodric) that he leaves inactive until 11 February 2016, when he uses it for paid editing.

The Racosch gang has at least one other member in freelance support: Imogen Hitchcock. Her professional career crosses that of Stéphane Coillet-Matillon and Nicolas Ray at the cigarette manufacturer Philip Morris for which she works from September 2007 to March 2015 in the public relations department. In July 2015, she founded Beaumont, a consulting firm based in Lausanne. Racosch writes in their testimonial page: « Working with Imogen is a real pleasure – she’s sharp, quickly understand the issues and works fast. I was particularly impressed at how hard she tries to understand her clients’ mindset and identify their specific needs. » This is so nice …

$ $ $ $

So we have three veterans who have, at one time or another, come to a point of disruption and disillusionment on « the greatest project of humanity« . They master the subtle cogs of the infernal machine, had the main control tools at their disposal, both editorial and financial. They are perfectly familiar with the Five Pillars, the usages and customs of Wikipedia.

And they have no morality.

After all, promoting cigarettes or pseudo-encyclopedic infomercials … what’s the difference?

Marketing

In order to develop a new business such as Racosch, it is first and foremost necessary to make it known in a targeted way. In May 2015 the three partners set up their website racos.ch (they are also owners of racosch.com). The events organized by Wikimedia Switzerland are a great way to attract people and to say a little word about Racosch and ways to « improve » a Wikipedia article. That is not enough, of course; It is also necessary to reach the PR professionals.

On April 16, 2015, Stéphane and Frédéric presented a workshop at SwissMarketing Vaud entitled How to make a good relationship between Wikipedia and Marketing? : « During this workshop, we will look at the backstage of the website […]. You will leave with good practices so that you can quietly insert information that is valuable to the public. » And above all you will leave with the business card of Racosch in your pocket 😀

On May 14, 2015 Stéphane runs a conference ironically titled How to make peace on Wikipedia ?: « How is the future of a controversial article determined? Who mediates in conflicts and watches over the principles of neutrality of the encyclopedia? What are the methods of writing and evaluating the content of articles?« 

On September 9, 2015, Stéphane Schütz and Nicolas Ray participate to the Net-Academy Camp 2015 in Nyon (the electoral district of N. Ray), « a day of deep immersion in the contemporary social web« . They present the smart way to « showcase a business or product« . Edith Page, the co-founder and director of this training in digital communication and social networks institute, also founded In-fuseon, a PR agency specializing in Cleantechs. She wrote a few weeks later the chronicle Succeeding your company Wikipedia page in a Swiss magazine specialized in PR: « Benefiting from a Wikipedia page about your company is one of the undisputed digital PR techniques to increase your natural referencing and be systematically indexed on the front page of the almighty Google Search as well as on the Facebook search engine. » She concludes: « In short, getting your business page on Wikipedia is not a matter of chance. You have three solutions: you get to the task using the help space proposed by Wikipedia, you train with professionals or you call in experts » … mentioning Racosch of course.

Frédéric Schütz (Racosh) et Stéphane Coillet-Matillon (Racosh) à l'Hôtel de la Paix, Lausanne 25 nov. 2015 ©Facebook

Frédéric Schütz and Stéphane Coillet-Matillon representing Racosh at the Hôtel de la Paix, Lausanne 25 Nov. 2015 ©Facebook

On November 26, 2015, representatives from Racosch participate to a seminar on crisis communication organized by the Société Romande de Relations Publiques (Romandy Association for Public Relations) at the Hotel de la Paix in Lausanne. There they meet again Karin Devalte (Romande Energie) with whom they are in business relationship since December 15, 2014 as Nicolas Ray confesses later on a subpage of his user page.

On March 30, 2016 in San Francisco Sétphane Coillet-Matillon presents Kiwix during a conference called Breaking Barriers: New Frontiers of Connectivity and Access. Who is paying the trip? Not Racosch … He is accompanied by Adele Vrana, Interim VP of Partnerships at the Wikimedia Foundation that is organising the event.

On June 16, 2016, the Racosch associates come back to the Société Romande de Relations Publiques for a marketing conference : « Join us and discover some aspects of this encyclopedia and understand with concrete examples how the the business and PR world can use and benefit from this unmatched visibility during this workshop followed by a diner cocktail during which you will have the opportunity to exchange [your business cards] with the specialists in this field [Racosch]. »

Confidences and recruitment

On June 1st, 2015 Stéphane Coillet-Matillon and Frédéric Schütz announce to the Wikimedia Switzerland board the creation with a third associate of a PR company without mentioning the name Racosch, neither the fact that it already edit Wikipedia. It seems that some folk have been aware about the ins and outs of this « PR company » but not everyone says Gabriel Thullen, another board member at that time. Though the directive on conflicts of interests from Wikimedia Switzerland says this: « Since conflicts of interest cannot be avoided […] » (with such an opening statement we’re already gone astray) […] « Anyone having a permanent conflict of interest should not be a member of the Board or the Executive Management » This is crystal clear: when you’re managing a PR company that edits Wikipedia for money, you may not run Wikimedia Switzerland. People involved must inform the president (Patrick Kenel) or the vice-president (Frédéric Schütz). We can’t determine if the president was made aware; as for the vice-president or the ad interim executive director, they were precisely the Racosch associates. Of course, this so-called announcement had no consequences but will later make people believe to transparency.

On August 15, 2015 occurs a get-together in Geneva with participants such as the administrators Moumou82 (Mourad Ben Abdallah, former Wikimedia Switzerland president), Pymous (Pierre-Yves Mével), Vigneron (Nicolas Belett Vigneron), Kelson (Emmanuel Engelhart), Floflo (Florian Pépellin) ; former administrators Yann (Yann Forget), Popo le Chien (Stéphane Coillet-Matillon), Agamitsudo (Benoît Prieur, then member of the Wikimedia France board); and newbies Nattes à chat (Natacha Rault) or LaMèreVeille (Marie-Pierre Vidonne) from the Swiss Women Biography project who benefit from a Wikimedia grant.

Between « old from the old » people relax and whisper confidences, something you would refrain to do if there wasn’t a solid collusion forged in old Wikipedia battles. So the Racosch associates speak about their company with some reliable partners in crime such as Vigneron or Ludo29 (Ludovic Péron) but not with everyone. Natacha Rault and Marie-Pierre Vidonne who joined Wikipedia recently are too new for being totally corrupted ; their loyalty to the mafia has not been tested yet, they are kept in the dark.

So what is the purpose of this open disclosure ? A sudden honesty stroke ? A recruitment manoeuvre actually. Being senior players, the Racosch associates know that the fate of a Wikipedia card depends over all on the good will of the gang interested by it. The Five Pillars and rules are applicable only for those who have faith in it. Everything there is function of the power balance between assiduous players. It is therefore necessary to form a gang to resist effectively and discreetly to the attacks without having to mobilize an army of sock puppets, easy targets for CheckUsers investigations.

The breadcrumb or the wikihounding

Nattes à chat (Natacha Rault) and LaMèreVeille (Marie-Pierre Vidonne) are preparing a writing workshop on notable Swiss women. This project is well received at Wikimedia France but causes reluctance on the Swiss side where one fear a « feminisation of Wikipedia ». As the workshop begins all the new editors start receiving numerous negative remarks from a « very active Swiss wikipedan » … Nicolas Ray, aka Manoillon !

As any wikipedian, even newby, Natacha and Marie-Pierre start a wikihounding, cross Racosch in their research and realise that the two other associates are also board members at Wikimedia Switzerland they recently joined ! As they question them to understand how they separate their unpaid editing from the paid ones, they are being told they change hat according to the person they are talking to. Unless they are authentic bipolar all this stinks conflict of interest …

Slowly pushed back out of wood

On February 26, 2016, Natacha Rault discusses the Racosch problem with Jules Xénard, aka the administrator and oversight Jules78120, employed by Wikimedia France and sponsor of the WikiMOOC (you have to see his stiff neck video on DailyMotion). « This was the first time I heard of experienced Wikipedians making paid contributions, so I researched Wikipedia from their pseudonym » wrote later JulesDo we really have to believe in this naive ignorance? However the wikihounding of this senior wikipedian is well under way and the advertorials and the associated sock-puppets are quickly outed: Mido watches (Swatch group), Pictet bank group, Debiopharm.

Jules then contacted his colleague administrator Kimdime, « one of the wikipedians I trust, to get his opinion on the matter. He advised me very rightly to first contact the parties involved in order to try to solve the issue with discretion.«  Between the lines one understands that Jules does not trust all the wikipedians and that he prefers to wash the dirty linen behind closed doors. In these circumstances, the e-mail exchanges on 29 February, 2 and 12 March naturally lead to nothing.

Affluence record à l'assemblée générale de Wikimedia Suisse. À gauche, on distingue Iolanda Pensa, Mourad Ben Abdallah, Ilario Valdelli et Micha Reiser. CC-BY-SA-4.0 Mauro Cassina (aka cassinam)

Record attendance at the General Assembly of Wikimedia Switzerland (usually about thirty people). On the left are Iolanda Pensa, Mourad Ben Abdallah, Ilario Valdelli and Micha Reiser. CC-BY-SA-4.0 Mauro Cassina.

Meanwhile Wikimedia Switzerland holds its general assembly on April 2, 2016. Natacha Rault, Marie-Pierre Vidonne and Gabriel Thullen (the board member kept in the dark at the June 1, 2015 meeting) are present and intend to discuss the Racosch issue.

Gabriel, who had repeatedly raised the issue of paid editing during the 2015 Swiss federal elections and had called for investigation in the Wikipedia in German, French and Italian, now understands why his proposals have remained dead letters: two board members were already involved in paid editing. « The reluctance of the Swiss Board to tackle the issue of paid editing is only an indication of a deeper problem within the chapter. Lack of transparency, confusion of roles and conflicts of interest have all contributed to shifting the chapter core activities away from its primary mission which should be the support of local volunteer editors. If editors are now paid to edit instead of volunteering, will it not affect the way in which voluntary work is perceived? This attitude goes directly against the values ​​and culture of Wikipedia. »

Frédéric Schütz et Stéphane Coillet-Matillon lors de l'assemblée générale de Wikimedia Suisse, 2 avril 2016. CC-BY-SA-4.0 Mauro Cassina (aka cassinam)

Frédéric Schütz and Stéphane Coillet-Matillon delighted at the Wikimedia Switzerland general assembly, 2 April 2016. CC-BY-SA-4.0 Mauro Cassina (aka cassinam)

The WMCH general assembly is being held in bad circumstances. Starting relatively late, the discussions focus on voting problems with more votes than participants … Moreover, in order to avoid harming anyone from Italian, German and French speaking communities, the WMCH debates are held in English … It is not sure that everyone there has a good understanding of that language. Stéphane Coillet-Matillon and Frédéric Schütz (Nicolas Ray is absent: it’s his birthday) play low profile and systematically downplay their paid contributions.

The irreverents are faced with gullible wikimedians who stand behind those in whom they placed their trust. People starving, the delicate subjects are skipped and everyone goes to swallow a pizza in the middle of the afternoon. Next time WMCH would be better off ordering sandwiches and conducting the debate to the end

Lunch des membres de Wikimedia Suisse après l'AG du 2 avril 2016. Les frondeurs Natacha Rault (aka Nattes à chat), Marie-Pierre Vidonne (aka LaMèreVeille) et Gabriel Thullen (aka GastelEtzwane) font la moue. CC BY-SA 4.0 Auteur: Muriel Staub (aka MurielDamiana)

Lunch party of the WMCH members after the general assembly April 2, 2016. The irreverents Natacha Rault (aka Nattes à chat), Marie-Pierre Vidonne (aka LaMèreVeille) and Gabriel Thullen (aka GastelEtzwane) make the pout. CC BY-SA 4.0 Author: Muriel Staub (aka MurielDamiana). NB: B&W is from the photographer.

After this bitter failure, the irreverents have no choice but to go public. Private Jules takes the duty by setting foot in the Bistro (Village Pump) on April 6, 2016, without revealing any name of course. This is the privilege of the IRC insiders gang.

The Racosch method

In the wondrous Wikipedia world, full of wikilove, in « the greatest project of humanity« , one knows how it goes … to get someone to cough up some cash!

The working method simply takes example of the mafia. Threatening then extorting a « protection ». It was done so for the card devoted to the watchmaker Mido and originally created by a single-purpose account. At first Nicolas Ray (Manoillon) barded the card with {{reference needed}} in December 2015 and indicated in the edit comment: « Neutralization – formatting – very doubtful eligibility ». Chris a liege (an AFD monomaniac) mechanically proposes the article for deletion on December 9: one of the associates votes the deletion, the other the keeping. Racosch then contacts Mido and warns them of the « danger » while offering « protection ». Leo Fischer / Pplc « improves » the article and Manoillon changes his vote to neutral … The article is kept by Leo Fischer / Pplc, all clean: Mido paid.

For the advertorial on Debiopharm, there are more players. Manoillon and Wicodric, but also Emoso, a single-purpose account since August 2011, and Ibeldan, have been rewarded for the creation of the Jorge Cañete card and intervene in a very sporadic way, a sock-puppet or a straw man. Together they wrote more than 91% of the Debiopharm text.

©Migros/Racosch avec la participation désintéressée de fr.wikipédia.org.

©Migros/Racosch with the disinterested participation of fr.wikipedia.org.

To date, the Racosch associates have admitted the following advertorials:

  • Romande Energie, since December 15, 2014
  • Groupe Pictet & NPOV since July 18, 2015
  • Mido (montres) & Article for Deletion in December 2015
  • Mirabaud Group, since December 2015
  • Debiopharm (& AFD) since January 13, 2016
  • In vivo assisted fertilization (since February 22, 2016) on behalf of In Vivo Clinic
  • Leenaards Foundation, since April 11, 2016
  • Infomaniak, since May 2016
  • Association of Swiss Private Bankers, May 2016

We are not going to detail here the events for each card on Wikipedia in French or in English … It should be emphasized that these conflict of interest disclosures came very late and only after the denunciation by two newbies whereas at least 7 (ex-)administrators, some of whom are also board members of Wikimedia France and Switzerland, have been aware since August 15, 2015. This demonstrates once again the wikipedian’s and wikimedian’s merchant drift, the total lack of ethics and intellectual honesty, the shameless double-dealing practice which consists in chasing the newbies for lack of sources, neutrality or sock puppetry while they resort to exactly the same methods.

Any consequences ?

Don’t even dream about it! We’re on Wikipedia, a Sicilian village where all the inhabitants know who is doing what and keep their mouths shut (the omertà). Mafia practices are seen as inevitable and are in fact accepted with resignation.

Of course no CheckUsers investigations were undertaken for the involved accounts.

The wikipedians have meanwhile organized a so-called community-consutation, way of pretending that the community is doing something about the issue. Result:

  • Are the applicable terms sufficient? NO
  • Ability to be administrator, to express oneself in the community decisions (AFDs …) NO
  • What to do about paid editing in an article?
    1. Message « paid editing » on the editor’s User Page to identify himself (supposed to be madatory at present) YES
    2. Banners at the top of modified articles NO
    3. Hidden category to facilitate maintenance [[Category: Article under paid editing]] NO
    4. Creation of dedicated accounts (for example Mypseudo $, Mypseudo € or other) YES
    5. Indefinite block of paid editors NO
    6. Obligation to indicate on the article talk page that edits have been made in the context of paid work YES
    7. Prohibiting a paid account of editing an article for which it was paid (or rights limitation) YES
    8. No formal solution 9 COMMENTS

The most problematic in this « poll » is the wikipedian’s refusal to have the concerned articles tagged with an « advertorial » flag as it is done in the printed media. It seems that we are moving towards a relegation of this information on the pages of which the average reader does not even suspect the existence: the talk pages.

Epilogue

Thank you dear naive editor who spends tens of hours bringing for free content harvested on the web or (much more rarely) in libraries. Your voluntary and disinterested work is not lost for everyone. The administrators who censure you year-round and the wikimedians who collect the funds and then pack the money, make sure to transform your work into profit for them.

Wikipedia has become a packaging for advertorials.

Post-scriptum 2017 : one year later

The talk page of Popo le Chien has been cleansed with the complicity of Trizek/Benoît Evellin (employed by WMF) but archives can be found here … despite the clear willingness of S. Coillet-Matillon of not having a link displayed. The block logs of Popo le Chien and PPLC remain blank.

The talk page of Manoillon has been archived. The block log of Manoillon remains blank.

The talk page of Schutz has no record about Racosch. His block log remains blank in French or in English, same about his sock puppet. Frédéric Schütz is still board member of WMCH.

Racosch is doing fine and continues to edit Wikipedia probably with undiscovered sock puppets or straw men. They even cover the German market now with the help of their partner Sucomo Consulting.

After these revelations WMCH held a first governance workshop on Jun 22, 2016; a second one was held on July 14, 2016 with the paid « help » of a so-called expert. The summary contains pitiful platitudes but the jewel is this statement:

« To have a conflict of interest is not a problem. »

Q.E.D.

Publié dans Uncategorized | 10 commentaires

Les journalistes du Monde interdits de jouer à Wikipédia

Le Politburo de Wikipédia en français  du 11 février 2017 a condamné l’ensemble des journalistes du journal Le Monde à 9 mois de silence sur la plateforme de jeu en ligne massivement multi-joueurs qu’est la pseudo-encyclopédie.

Pierre Barthélémy, journaliste scientifique au journal Le Monde, a eu l’idée pas neuve du tout de tester la résistance de Wikipédia aux « canulars élaborés »(1). Il relate son expérience dans un billet de son blog Passeur de Sciences : Pourquoi et comment j’ai créé un canular sur Wikipédia. Le procédé avait déjà été utilisé par Pierre Assouline et al dans La révolution Wikipédia (2007). Dix ans plus tard, la démonstration reste pertinente : le demi-canular est passé au travers des soi-disant filtres de contrôle de Wikipédia et est resté en ligne jusqu’à ce que son auteur le dévoile lui-même, démontrant le manque intrinsèque de fiabilité du système, son instabilité et sa lente dérive vers les abîmes de l’internet des réseaux dit sociaux. Le journaliste conclu en posant la question de l’amélioration du système et invite les wikipédiens à venir débattre dans l’espace commentaires de son blog plutôt que sur Twitter.

L’avalanche des réactions des wikilâtres nous donne une fois de plus l’occasion de faire un petit tour des faits « alternatifs » et fausses informations que sont capables de répandre les wikipédiens en surplus des dissimulations, du népotisme et de la trahison de l’esprit supposé fondateur d’un site qui n’est finalement qu’une wikimafia au service d’intérêts de plus en plus privés et rémunérateurs.

Les réactions

Caricature à la suite de l'article "Pourquoi et comment j’ai créé un canular sur Wikipédia" publié par Pierre Barthélémy le 12/02/17. – Lepsyleon (administrateur de Wikipédia) CC BY-SA 4.0

Caricature à la suite de l’article « Pourquoi et comment j’ai créé un canular sur Wikipédia » publié par Pierre Barthélémy le 12/02/17. – Lepsyleon (administrateur de Wikipédia) CC BY-SA 4.0

Comme à leur habitude, les wikilâtres sont rapidement venus en meute sur le blog de Pierre Barthélémy pour mordre leur contradicteur dans un discours peu argumenté et souvent redondant, agressif (les attaques les plus violentes on à l’évidence été retirées du blog). Les plus modérés lui reprochent d’avoir cédé à la facilité. Les les plus vindicatifs vont jusqu’à la comparaison avec Hitler (2). Certains sont intervenus avec le même pseudo que celui utilisé pour jouer à Wikipédia, d’autres ont « oublié » de mentionner leur implication dans Wikipédia ou Wikimédia France. Ce qui domine dans toutes ces réactions c’est la distorsion entre le discours sur les prétendues vertus du système Wikipédia et la réalité du terrain et des coulisses sur lesquelles nous reviendrons ci-dessous.

Quelques personnes viennent quand-même donner la réplique aux wikilâtres. Ainsi, le cinglant Bendidon: « Votre site est juste une tribune où s’expriment différents mouvements d’influence en se drapant dans une objectivité qui n’est pas, dans une irresponsabilité totale, supposant que le lecteur qui ignore tout corrigera de lui-même ! WP c’est la négation de l’autorité du savoir. Les faits soumis au vote ! Avec un tel cadre théorique, Galilée aurait toujours tort de nos jours… […] WP est par essence obscurantiste en donnant le dernier mot au plus grand nombre et pas à ceux qui ont la méthode la plus rigoureuse. » Certes, encore que ce ne sont pas toujours les plus nombreux qui emportent la décision mais les plus actifs qui disposent du temps et du réseau ad hoc.

Nous avons même un wikipédien repenti, SupremeMangaka ou SM pour les habitués, qui réactive son blog et vient soutenir Pierre Barthélémy sur Twitter en nous rappelant que la communauté Wikipédia n’existe pas.

La fiche Wikipédia de Décodex ©Le Monde

La fiche Wikipédia de Décodex ©Le Monde

Ailleurs sur internet, les blogueurs appartenant au réseau wikipédien commentent également. Dans un billet fade, Samuel Le Goff, Authueil sur Wikipédia et ailleurs(3), actuel vice-président de Wikimédia France (la machine à sous de Wikipédia), reproche aux journalistes du Monde de vouloir labelliser les sources fiables et à Pierre Barthélémy de faire de l’expérimentation sur un blog consacré aux sciences. Cela nous vaut quand-même de judicieuses remarques de l’administrateur très démotivé Rama à laquelle S. Le Goff n’a bien entendu pas pris la peine de répondre puisque les wikipédiens sont occupés à l’exclure définitivement de leur jeu:

La différence entre les Wikipédia francophone en anglophone, la seconde étant plus vieille de deux ans, mais surtout bien plus fréquentée, particulièrement par des non-anglophones ; la mentalité de village d’Astérix de fr:, avec une mentalité isolationniste, son goût pour la bagarre et la palabre sans fin ; la prévalence de réactionnaires, la tolérance pour la misogynie et les provocations anti-LGBT, la déférence à l’égard de trolls « qui font du bon travail » sans considérations pour les contributeurs multiples qu’ils chassent et qui, eux ne font QUE du bon travail — sanctionner le harcèlement pourrait vexer les pauvres chéris qui l’entretiennent, alors que si les victimes partent ce n’est pas de votre faute. L’ennui c’est que reconnaître ces problèmes suppose d’observer un moment sans préjugé ; de passer le temps qu’il faut pour démêler les propos des uns et des autres (d’authentiques agitateurs d’extrême-droite se cachent dans la masse des « pas de vagues », les reconnaître demande un peu de boulot) ; et d’accepter que pas mal de ces problèmes reflètent des maux très français comme la culture de défiance, le parisianisme et l’attitude à la fois coloniale et provinciale vis-à-vis de l’international, et une reproduction de l’entre-soi germanopratin avec son cortège de médiocres prétentieux qui s’encensent les uns les autres. En résumé, il est peut-être difficile de voir les problèmes de Wikipédia quand on baigne soi-même dans des travers similaires. | Rama, 13 février 2017 08:35

La consultante en communication Rayna Stamboliyska(4) et Pierre-Carl Langlais (aka Alexander Doria sur Wikipedia), commettent un billet partiellement signé intitulé De Trump à Léophane : d’une débâcle journalistique  à une victoire désinformationnelle ? qui prend le même angle d’attaque que Samuel Le Goff et lie Decodex à l’expérience de Pierre Barthélémy. Le texte est truffé de contre-vérités sur Wikipédia qu’il serait trop long d’exposer ici. L’embrouille la plus grossière est le reproche fait au journaliste du Monde de ne pas vouloir débattre sur Twitter (comment débattre avec des posts de quelques dizaines de caractères ?) ou sur Wikipédia. Comme s’il était possible d’avoir un débat critique sur Wikipédia ! Tous les habitués de ce site savent qu’une opinion trop divergente ou opposée est effacée des débats est les contradicteurs trop persistants interdits d’écriture.

Par Irønie, Wikipédia 3 déc. 2007, republié sur le Bistro du 14 février 2017 - CC BY-NC-ND

Par Irønie, Wikipédia 3 déc. 2007, republié sur le Bistro du 14 février 2017 – CC BY-NC-ND

D’ailleurs, au sein de leurs espaces de discussion, les wikilâtres tirent des conclusions manichéennes (c’est une habitude): le « journaleux » du Monde est un vandale qui doit être licencié par son employeur et lynché en place publique, Wikipédia est une encyclopédie sérieuse; circulez, y’a rien à voir! Le pauvre Benoît Prieur, ancien administrateur et ancien membre du Conseil d’administration de Wikimédia France, encore ponctuellement appointé lors d’évènement comme la Wikimania 2016, reçoit des intimidations de la part de ses anciens pairs dès qu’il évoque un canular qu’il estime encore pire commis par … un administrateur bien en vue de Wikipédia(5) qui lui n’a jamais été bloqué une seule minute. Cela en dit long sur le deux-poids-deux-mesures et l’atmosphère délétère qui règnent dans les coulisses peu visibles du grand public du « grand projet humaniste ».

La question des sources

La doxa wikipédienne veut que tout ce qui est écrit sur Wikipédia provienne des sources de qualité dûment mentionnées en référence, vérifiées par les pairs en wikipédie. « Promenez-vous sur les pages de discussions, vous verrez que ces bénévoles sont les premiers à débattre de la fiabilité, des processus pour assurer cette dernière et de pinailler parfois à l’usure pour que chaque phrase soit correcte et sourcée. » (Langlais et Stamboliyska). C’est faux. La réalité est que la plupart des fiches ne comporte aucune source et que la plupart du temps les « patrouilleurs » ne lisent pas les sources quand elles sont éventuellement présentées; ils se contentent de révoquer ou pas selon la position de l’éditeur dans le réseau wikipédien.

Sur Slate, le wikipédien et membre de Wikimédia France Lionel Barbe prétend que « Wikipédia a une faiblesse sur le livresque reconnue par les Wikipédiens. Les sources qui ne sont que dans de rares bibliothèques, par exemple, cela prend du temps d’aller les vérifier, si quelqu’un va les vérifier. Aujourd’hui, il y a d’ailleurs la critique inverse qui est faite à Wikipédia. Dans certains cas, les articles qui s’appuient sur des sources livresques sont effacés, alors que ces sources existent. Mais les Wikipédiens estiment qu’ils n’ont pas les moyens pour aller vérifier, parce qu’ils n’ont aucune ressource numérique. » Un argumentaire semblable est développé par Langlais et Stamboliyska: « contributeurs bénévoles, les wikipédiens n’ont généralement pas accès aux revues ou aux publications sous paywall, diffusées à des tarifs prohibitifs. »  Ceci est parfaitement faux : de nombreux ouvrages spécialisés sont disponibles sur Google Books (même si partiellement visibles, on peut toujours en tirer quelque chose) ou des sites comme celui de la BNF. Autre ressource précieuse : le projet Bibliothèque Wikipédia a été lancé en juin 2015 et l’accès à des publications payantes (Cairn, Érudit, L’Harmattan) a été accordé sans grande « sélection » à des wikipédiens bien en vue. Ainsi le pseudo JLM est récipiendaire d’une tel accès ce qui est particulièrement risible étant donné que ce wikipédien est le plus grand reverteur du site et qu’il n’ajoute presque jamais de texte aux articles qu’il flique. Un exemple assez cocasse de ce que les wikipédiens font dans une bibliothèque est la photo publiée sur le blog de la WMF où l’on voit des wikipédiens (dont Benoît Évelin/Trizek, salarié de Wikimedia) dans la bibliothèque d’un musée en train d’éditer des articles. Voyez-vous des livres ouverts sur les tables ? Non, aucun !

Edit-a-thon réalisé par les membres renais de Wikimédia France au Musée de Bretagne, juin 2014 – Léa Lacroix aka Auregann, CC BY-SA 3.0

Edit-a-thon réalisé par les membres renais de Wikimédia France au Musée de Bretagne, juin 2014 – Léa Lacroix aka Auregann, CC BY-SA 3.0

Par ailleurs, Wikimédia France a conclu de nombreux accords avec des bibliothèques publiques pour le versement de fonds numérisés et certains wikipédiens ont accès à des publications dans le cadre de leur travail. Les arguments de Lionel Barbe ne tiennent donc pas la route une seule seconde. Par contre, en partenariat avec Wikimédia France dans le cadre de son travail, Lionel Barbe a intérêt à défendre Wikipédia où il a même sa fiche dont les références ne respectent pas les règles de Wikipédia … et qu’il édite lui-même ce qui est en principe interdit.

Lionel Barbe nous conseille enfin « vérifier les bandeaux présents en début d’article, qui indiquent qu’un article ou une section de cet article « ne cite pas suffisamment ses sources », ou qu’elles sont manquantes ». C’est faux. Ces bandeaux irritent profondément les wikipédiens qui les enlèvent à tour de bras puis excluent ceux qui les posent. Selon Jules78120/Jules Xénard(6), « Si elle [la source] ne l’est pas, ça doit être éliminatoire. » C’est à mourir de rire ! Cliquez quelques fois sur « un article au hasard » sur la page d’accueil du site Wikipédia et vous tomberez à coup sûr sur un article sans aucune source et sans bandeau d’avertissement, que le sujet soit futile ou sérieux.

Il existe pourtant des domaines où les Wikipédiens peuvent trouver des « sources » sans aucune difficulté. La Liste des marionnettes des Guignols de l’info est un des nombreux exemples des préoccupations adolescentes des wikipédiens moyens : une description exhaustive des marionnettes principales, gigantesque « travail inédit » (TI, en principe interdit) presque exclusivement basé sur des vidéo trouvées sur YouTube et mises en référence (ce qui est pourtant interdit). De nombreux wikipédiens expérimentés, dont des administrateurs, interviennent régulièrement sur cette page qui n’aurait normalement jamais dû voir le jour. Autre gigantesque TI presque exclusivement fabriqué à partir sources primaires : Cours et examens dans l’univers de Harry Potter … plus de 209.000 octets alors que Shakespeare n’a droit qu’à la moitié !

Volontariat? Éditions rémunérées!

Les contradicteurs de Pierre Barthélémy parlent à l’envi du volontariat. Ils lui reprochent d’avoir fait perdre du temps à de pauvres volontaires qui travaillent dur. Langlais et Stamboliyska: « travail entièrement bénévole des modérateurs, administrateurs et contributeurs de Wikipédia ». C’est faux. Les wikipédiens assidus s’écartent de plus en plus du bénévolat revendiqué et ils ont la trouille que ça se sache.

Un phénomène parfaitement connu des habitués de Wikipédia – et en particulier des deux administrateurs (Jules78120 et Enrevseluj) contactés par Pierre Barthélémy – est celui des conflits d’intérêt, contributions rémunérées et publireportages insérés un peu partout dans Wikipédia. Le sujet a été abordé sur ce blog et même régulièrement sur les forums du site Wikipédia depuis 2004. Les wikipédiens concernés par ces abus et tromperies sont parfaitement identifiés, ils font même partie des instances dirigeantes du mouvement. Rien n’a été fait pour les arrêter, leur détournement de Wikipédia à des fins commerciales  n’a entraîné aucune réaction sérieuse de la communauté des wikipédiens : les membres de société Racosch sont toujours bienvenus sur Wikim/pédia. C’est un peu comme si Mr Fillon était élu président de la République au premier tour malgré la batterie de casseroles qu’il traîne puis qu’il nommait son épouse ministre des Finances.

Les publireportages fait par des wikipédiens ne sont-ils pas eux de vrais vandalismes sournois ? Ils sont connus des wikipédiens, ceux-là mêmes qui viennent pousser de grands cris éhontés sur le blog de Pierre Barthélémy ou sur Twitter. Le scandale Racosch est connu depuis plus d’un an. Les comptes wikipédiens concernés n’ont à ce jour pas été bloqués et aucune vérification d’IP n’a été réalisée. L’appareil répressif de Wikipédia est curieusement, coupablement silencieux.

14.000 $ par « article de qualité »

Wikipédia ne vampirise pas seulement le travail gratuit de milliers d’internautes pillant les ouvrages généralistes et les bases de données qui elles ont été payées autrement, il fait aussi le vide autour de lui. Tel Amazon qui élimine les libraires indépendants, Wikipédia donne l’illusion d’un savoir global et gratuit comme Metro donne l’illusion d’un journal quotidien. Wikipédia mobilise aussi des ressources plus concrètes : derrière la gratuité de lecture se cache une gabegie monumentale. Le lecteur qui renâcle à payer un abonnement pour une encyclopédie classique a-t-il conscience du rapport qualité/prix de Wikipédia ? La Wikimedia Foundation a rassemblé depuis 2004 plus de 295 millions de dollars pour ne produire qu’environ 21.000 articles dit « de qualité » – selon l’autoévaluation très hasardeuse des wikipédiens eux-mêmes – soit environ 14.000 $ par article ! Où va l’argent est une question clé à laquelle les wikip/médiens renâclent à répondre. Les dons sont par exemple engloutis dans des réunions pompeuses, inutiles et entachées de conflits d’intérêt multiples comme la Wikimania 2016 qui a coûté près d’1 million d’euros (hors frais de déplacement). Par comparaison, l’accès à Britannica coûte 80€/an, Universalis 40€/an.

Paradoxalement, les wikipédiens ne s’approprient pas un savoir pour le mettre gratuitement à disposition de tous ; ils tuent littéralement les vraies encyclopédies et rejettent l’accès du savoir aux élites. Car c’est bien le paradoxe auquel on aboutit : les élites, tant sur le plan du patrimoine matériel qu’intellectuel, auront toujours accès au savoir de qualité. Le vulgus pecum n’aura même plus Encyclopaedia Universalis à sa disposition.

Népotisme et utilisation abusive des dons

Rémi Mathis et Marie-Alice Gariel-Mathis ©2017 Twitter (auteur présumé: Emeric Vallespi) source: https://twitter.com/evallespi/status/819991844541132800/photo/1

Rémi Mathis et Marie-Alice Gariel-Mathis ©2017 Twitter (auteur présumé: Emeric Vallespi) source: https://twitter.com/evallespi/status/819991844541132800/photo/1

Le népotisme au sein de Wikimédia va de l’avant: Marie-Alice Gariel-Mathis, la compagne de l’ancien président de Wikimédia France Rémi Mathis est elle-même devenue membre du CA lors de l’assemblée générale d’octobre 2016 alors que sont mari est aujourd’hui président du conseil soi-disant scientifique. Par ailleurs deux membres du Conseil d’administration sont en fait un couple (Caroline Becker aka l’administratrice Léna et Pierre-Selim Huard aka PierreSelim (8). On notera que cette association qui prône la transparence ne publie plus aucun compte-rendu détaillé de ses activités depuis des années. Ses membres sont régulièrement  soupçonnés par les wikipédiens d’abuser largement de notes de frais, d’organiser des pseudo-libération de villes pour faire du tourisme, de siéger dans un coûteux immeuble parisien (40 rue de Cléry 75002 Paris), de détourner les ressources soi-disant communes de l’association (matériel photographique professionnel etc.). Il y a en effet beaucoup d’argent déversé dans cette association: les dons directs déductibles des impôts en France (contrairement au fake inséré dans les commentaires de l’article de Pierre Barthélémy) et les subsides accordés par la Wikimedia Foundation grâce aux dons globaux. Le budget total de Wikimédia France dépasse le million d’euros sans parler des salaires versé par l’État français au titre du service volontaire; l’équipe salariée déclarée n’est d’ailleurs pas complètement renseignée et ne correspond pas avec les informations glanées sur les CV en ligne (exemple: Jules Xénard).

Post des Natacha Rault sur Twitter le 29 oct. 2016 ©2016 Twitter (https://twitter.com/mammanmamouth/status/792285376165675008)

Post des Natacha Rault sur Twitter le 29 oct. 2016 ©2016 Twitter (https://twitter.com/mammanmamouth/status/792285376165675008)

On rappellera que la fiche de Rémi Mathis peut aisément être rangée dans celles des faits alternatifs; la démonstration est ici.

La qualification et le nombre des contributeurs

N’importe qui peut éditer Wikipédia. Mais ce que l’on constate c’est que ce sont principalement des hommes blancs issus d’Europe ou d’Amérique du Nord, majoritairement entre 15 et 35 ans. Beaucoup de geeks libristes, enfin… surtout adepte du refus de payer pour un quelconque service.

Et sur Wikipédia en français, les éditeurs ne sont pas très nombreux. Vous aurez une idée du décalage entre le chiffre officiel de 2.7 millions d’éditeurs inscrits et les vrais chiffres ici: en allant en bas de page sur « Very Active Editors for All Wikimedia Projects (100+ edits per month) »: moins de 800 éditeurs vraiment actifs (en ce compris les éditeurs à comptes multiples appelés faux-nez). Par ailleurs, Wikimédia France ne comptait que 303 votants potentiels lors de la dernière AG.

Un commentaire laissé par JRibaX le 12/02 20h29 dit : « dans un monde parfait, les articles seraient tous relus et vérifiés lors de leur création ». C’est pourtant bien ce qu’il se passe actuellement sur Wikipédia qui est sous la coupe des administrateurs et patrouilleurs dont le sport favori est de reverter (annuler une modification) et qui scrutent toute création d’article à la loupe, d’autant plus si elle émane d’un profil nouveau ou inconnu des joueurs assidus de Wikipédia. Alors pourquoi le canular a-t-il fonctionné ? D’une part parce que sur des sujets qui dépassent le niveau lycéen, le wikipédien est généralement incompétent. Cela tient en partie à l’âge des participants (majoritairement entre 15 et 35 ans), leur formation (très peu de scientifiques, beaucoup d’informaticiens) et leur méthode pour la vérification des données (la plupart se contente d’une recherche sur internet). Lorsqu’il s’agit de la Star Ac’ ou de sport, leurs compétences et leurs ressources semblent infinies ; en sciences dures on approche la vacuité absolue ; l’orthographe, les contresens et surtout la violence inouïe de nombreuses réactions à l’article de Pierre Barthélémy témoignent à l’envi de la pauvreté intellectuelle des wikilâtres. D’autre part, le canular a pu fonctionner parce que le sujet était neutre dans le sens où il ne s’opposait pas à l’idéologie de droite dominant sur Wikipédia. Une nouvelle fiche sur un sujet progressiste sera très rapidement remise en question voire supprimée lors des parodies de débat que sont les Pages à Supprimer.

Samuel Le Goff / Autheuil(3) appelle lui à plus de contributeurs spécialistes. Cela a déjà été fait et de nombreux spécialistes ont tenté de contribuer à Wikipédia. L’ennui est qu’ils se sont rapidement rendu compte que leur expertise était mise sur le même plan que celui d’un lycéen de 15 ans coopté administrateur/juge à 16 ans (Jules Xénard(6) par exemple), jugé voire invalidé par des incompétents qui ont l’avantage de pouvoir passer plus de temps avec leur jouet préféré (chrono-compétition) et connaissent à fond les rouages des organes de répression, les coulisses et gangs de Wikipédia.

En quelque sorte, Samuel Le Goff admet que Wikipédia ne fonctionne pas. Le postulat originel est que nous sommes tous experts et que la masse des erreurs et corrections aboutit nécessairement à un résultat de qualité disponible gratuitement et pour tous. C’est exactement le contraire qui se passe. Le résultat est qualitativement médiocre par comparaison aux encyclopédies. La liberté d’édition est toute relative tellement la machine est confisquée par une poignée d’activistes, généralement des informaticiens de droite, payés ou pas, qui occupent le terrain et gardent un contrôle dictatorial sur l’ensemble, en particulier les articles « sensibles ».

Le système est verrouillé de l’intérieur par la caste des administrateurs cooptés à vie (ou tant qu’ils ont assez de soutiens à l’intérieur de la meute) et qui ne céderont jamais un millimètre de leur pouvoir. Comme le résume parfaitement le co-fondateur de Wikipedia Larry Sanger : « People that I would say are trolls sort of took over. The inmates started running the asylum. »

Et c’est la courbe descendante du lectorat qui brise encore plus les rêves d’omnipotence de la Wikimedia Foundation. C’est ce qui fout aussi la trouille au café du commerce de WP:fr : « Au delà des mérites des contributeurs et de la Wikimedia fondation, je me suis souvent demandé ce que deviendrait wikipedia si google décidait de ne pas la faire apparaître dans les toutes premières pages des feuilles de résultats. A mon sens ce qui se passe avec wikinews est éloquent à ce sujet. » (Fuucx (discuter) 25 février 2016 à 08:16 (CET))

Les wikipédiens tentent de retourner la situation …

Capture d'écran de l'articlé Léophanès avant l'effacement par les administrateurs de Wikipédia. ©Wikipedia

Capture d’écran de l’article-canular Léophanès avant l’effacement par les administrateurs de Wikipédia. ©Wikipedia

L’article Léophanès est malgré tout conservé, ou plutôt effacé dans la plus parfaite opacité wikipédienne et recréé. Jules Xénard, aka Jules78120 (6), publie quand-même une capture d’écran de la version canular sur son compte Twitter.

Il est ensuite entièrement remanié par Pierre-Carl Langlais, qui contribue d’habitude très peu à Wikipédia sauf quand il peut en profiter pour se faire remarquer. En ce sens, il rappelle Rémi Mathis.

Antonio Casilli (Wikipédia, objet scientifique non identifié, Presses universitaires de Paris, 2015) ne répond pas au courriel du journaliste du Monde mais sur Twitter. Selon lui, cela « semble aller dans le sens de la conclusion de ma propre analyse sur la dialectique vandales/contributeurs sur Wikipedia »:

Il va plus loin : « L’article vandalisé a été réécrit selon des standards de qualité élevés. » Il ne lui vient pas à l’esprit que cela est seulement dû à l’exposition médiatique du sujet et que les fiches médiocres sont légions sur Wikipédia.

Or ce qui s’est passé ici et qui est le quotidien de Wikipédia en français, c’est l’insertion a posteriori de sources par des intervenants n’ayant rien écrit dans le corps de l’article et ignorant de facto les sources utilisées puis l’écartement de l’intervenant gênant tout en conservant tout ou partie de ses apports. Le test de Pierre Barthélémy révèle plus profondément l’incapacité des wikipédiens assidus à distinguer le faux du vrai, le pertinent de l’accessoire, l’encyclopédique du futile. Un article sur une étoile filante de la télé-réalité aurait attiré autrement plus d’intervenants et drainé un flot interminable de commentaires sur la « qualités des sources » et même l’admissibilité du sujet.

… et se vengent

Les Wikipédiens ont la dent dure face à toute personne qui ose critiquer leur jeu. La contre-partie du demi-canular de Pierre Barthélémy est que sa fiche est maintenant marquée au fer rouge à l’intention de la communauté. Le profil Nomen ad hoc (anciennement Pro patria semper) l’a entièrement remodelée:

En 2017, il suscite la polémique en insérant des erreurs dans un article créé par lui, Léophanès, prétendument pour tester la véracité et la fiabilité des entrées et la manière dont les erreurs sont corrigées sur Wikipédia en français; il présente finalement des excuses à la communauté wikipédienne.

Cet ajout, infamant selon les standards de Wikipédia appliqué ailleurs, n’a fait l’objet d’aucune discussion ou remise en cause. Pierre Assouline subit le même sort de longue date(9). Toute personne un peu connue qui s’attaque à Wikipédia voit sa fiche immédiatement retouchée dans un sens défavorable.

Erreur de postulat

Pierre Barthélémy écrit: « Contrairement à ce que certains pensent depuis que le pot-aux-roses a été dévoilé hier, mon intention n’a jamais été de me moquer de l’encyclopédie en ligne ni de la critiquer vertement. Il aurait ainsi été très facile, au bout de trois jours, de me gausser en braillant que Wikipédia n’est pas fiable (ce que je ne pense globalement pas). »

La question n’est pas tant de discuter de la fiabilité de Wikipédia que de la qualifier d’encyclopédie.

Norbert Bolz, professeur de philosophie à l’Université technique de Berlin, disait dans une interview publiée dans Der Spiegel :

« Aber in ihrer Massierung fördern sie offenbar interessantere Ergebnisse zutage als hochspezialisierte Wissenschaftler. Das ist das Faszinierende an Wikipedia. Es ist der erste systematische Versuch, dieses diffuse, weltweit verstreute Meinungswissen in Prozessen der Selbstorganisation zu einer der akademischen Arbeit mindestens ebenbürtigen Alternative zu machen. »

« Or, par leur regroupement massif, ils [les non-experts] promeuvent manifestement des résultats plus intéressants que des savants hautement spécialisés. C’est ça qui est fascinant avec Wikipedia. C’est la première tentative systématique, diffuse ici, par le procédé de l’auto-organisation, de faire un travail académique à partir d’une endoxa mondiale et dispersée, à tout le moins une alternative équivalente. »

Le terme « endoxa » (ἔνδοξα) nous vient d’Aristote et peut se comprendre comme « opinion acceptée par tout le monde ou par la majorité ». Le fameux consensus, Graal des wikipédiens. L’endoxa jusqu’à Copernic était que le soleil tourne autour de la Terre; et il y en a encore qui y croient aujourd’hui! Des wikipédiens sans doute …

Le Prof Bolz a-t-il vraiment compris le fonctionnement de Wikipedia? A-t-il consulté autre chose que les articles relatifs aux sujets de la culture classique? Il semble penser que les contributeurs y écrivent ce qu’ils veulent. Il ignore que les travaux inédits (TI) y sont proscrits — sauf quand ils sont écrits par un administrateur ou des squatteurs intouchables soutenus par la meute. La théorie wikipédienne veut que les articles soient des résumés de travaux faisant autorité. Par qui sont écrit ces travaux? Des experts pardi! Et le Prof Bolz attribue cela aux wikipédiens … alors qu’il s’agit d’un pillage systématique, très sélectif et politiquement orienté de ceux-ci. Au moins, le Prof Bolz recommande de lire des livres, pas Wikipédia.

La quantité d’abord

Un argument fréquemment répété est que les encyclopédies traditionnelles comportent aussi des erreurs mais les wikilâtres n’apportent jamais l’ombre d’un exemple concret. Un autre est que Wikipédia comporte beaucoup plus d’entrées que les encyclopédies traditionnelles et que donc il y a plus de risques d’erreur. Sauf que ce nombre (plus d’1.8 millions à ce jour dans la version en français) ne dit rien sur la qualité ou l’intérêt de ces fiches et masque surtout la vacuité de la plupart d’entre elles. Trouverait-on un article .sz ou Saison 2016 de Sébastien Loeb en sport automobile dans une encyclopédie? Ce genre de fiches de remplissage ou style fanzine pullule sur le site Wikipédia. À fortiori, si Wikipédia comptait moins de fiches de remplissage, il y en aurait d’autant moins à surveiller …

Les wikipédiens font surtout la preuve de leurs désintérêt et de leur incompétence profonde sur les matières encyclopédiques classiques. Une façon d’appréhender leur niveau de compétence est d’analyser le nombre de fiches par catégorie :

CATÉGORIE /
pages liées
15/01/15 18/01/16 21/02/17
Sports 397 925 435 882 471 193
Histoire 270 358 293 831 322 095
Sciences 34 897 149 588 162 951
Cinéma 94 029 101 287 109 332
Politique 76 931 83 451 92 613
Médias 62 094 67 314 70 039
Religions et croyances 47 836 52 386 67 751
Littérature 54 073 58 585 62 527
Télévision 43 366 46 851 50 828
Arts 39 404 43 081 46 608
Commune de France 36 836 36 070 35 528
Géographie 32 217 35 964 38 704
Seconde Guerre mondiale 19 129 20 207 21 601
Alimentation, gastronomie 15 416 15 863 16 700
Théâtre 14 863 16 083 17 370
Jeux 6 139 6 719 6 849
Philosophie 5 859 6 324 6 773
Disney 4 159 4 267 4 378
Pornographie 1 734 1 764 1 903

On voit bien que la philosophie est un sujet pauvre sur Wikipédia, situé entres les jeux (surtout vidéo), Disney et la pornographie. Il y a 69 articles consacrés au sport pour 1 article consacré à la philo. En deux ans, la catégorie sports (+73 268 fiches) a crû 80 fois plus vite la catégorie philo (+914 fiches)! La multiplication par 4.7 des articles consacrés aux sciences est essentiellement due à la création de fiches par des robots exploitant des bases de données fournies gracieusement par des instituts spécialisés (par exemple BCUbot pour la Bibliothèque cantonale et universitaire – Lausanne).

Mais attention! La catégorisation des fiches est établie par les wikipédiens eux-mêmes, selon leurs critères, c’est-à-dire avec un manque certain de rigueur et une fantaisie brouillonne. Ainsi, la catégorie « philosophie » est trompeuse : on y trouve Platon ou Nietsche aux côtés de Anarcha-féminisme, Amélioration de la qualité dans les entreprises (par ailleurs un TI intégral sans aucune source), Charte européenne du chercheur (sans source à part un lien vers une page du site de la Commission Européenne qui ne dit rien sur cette charte), Classification des arts, La Constitution de la république française adoptée le 4 novembre 1848 (un article politique de Karl Marx), Débat sur les nanotechnologies … On comprend mieux pourquoi le canular de Pierre Barthélémy est passé inaperçu aux yeux des incompétents qui fréquentent assidûment les coulisses de Wikipédia.

Lorsque les archéologues du futur se pencheront sur le XXIe siècle et étudieront Wikipédia en français, ils auront moins une idée de l’état des connaissances de notre siècle que des préoccupations frivoles d’une frange de sa population et des luttes idéologiques qui la traversent.

Le catéchisme des administrateurs servi par Pierre Barthélémy

Jules Xénard, le lycéen shooté à Wikipédia depuis ses 15 ans, nommé administrateur/juge à 16 ans grâce au parrain Trizek/Benoît Évelin, l’étudiant en journalisme en lien de subordination à Wikimédia France grâce aux subsides de l’État français, le délégué aux relations avec la presse de Wikipédia balade Pierre Barthélémy dans son village Potemkine.

Hélas Pierre Barthélémy se laisse embobiner par Jules. Est-ce par manque de temps, de connaissance sur le fonctionnement de Wikipédia ou simple naïveté ? Est-ce plutôt parce qu’il a un a priori favorable envers Wikipédia ?

Selon Jules, le système de protection de Wikipédia n’est pas opérant sur un sujet ultra-confidentiel pour lequel il n’y a pas de spécialiste sur Wikipédia. C’est faux: par exemple Rémy Gerbet, aka Xenophôn, wikipédien salarié par Wikimédia France, a un master en histoire et est spécialiste du monde hellénistique; il aurait pu relire l’article comme les 32 autres contributeurs (dont Alexander Doria/Pierre-Carl Langlais) du projet Hellenopedia qui sont automatiquement notifiés lors de la création d’un nouvel article dans ce domaine.

Un argument développé dans les nombreuses réactions au billet de Pierre Barthélémy est qu’il a abusé de la bonne volonté des « bénévoles de Wikipédia ». Là encore, les wikipédiens ont du mal à se cacher derrière leur petit doigt. À demi-mots, Jules évoque le phénomène des publireportages sur Wikipédia. «Beaucoup d’agences de communication interviennent dans le monde économique. Parfois c’est assez fin, mais on finit par se rendre compte que seul ce qui est positif pour l’entreprise est mis en avant… » Faux! Les Wikipédiens ne font rien pour endiguer sérieusement ce phénomène auquel nombre d’entre eux participent contre rémunération. Il a été amplement démontré que Wikipédia est envahie par les firmes d’e-réputation dirigées par des wikipédiens très haut placés (Swiss Papers, Florence Devouard & co.).

Enrevseluj(7) dit se battre contre ceux qui « veulent être sur Wikipédia pour leur propre gloriole. » Or l’on sait que le site est miné par les conflits d’intérêt (autopromotion familialeauto-promotion de ses travaux, entre potes, … à suivre).

Faisons le contraire de Pierre Barthélémy

Dans une réaction postée le 12 février à 19h31, Jean-Noël Lafargue s’inquiète que « des sectes, des administrations étatiques ou des partis politiques parviennent à convaincre la communauté wikipédienne que telle assertion n’est pas suffisamment sourcée, que telle mention d’une condamnation est hors sujet, etc., et réussissent à vider les articles de leur substance informative réelle ». C’est pourtant ce que font 24/24h certains wikipédiens célèbres tels Celette, JLM ou Jean-Jacques George qui font tout pour orienter des milliers de fiches dans le sens de leur convictions politiques (de droite voire d’extrême droite) avec la bienveillance coupable de la « communauté des bénévoles de Wikipédia ».

Le fondement de l’expérience de Pierre Barthélémy était d’introduire de fausses informations sur un sujet confidentiel afin de tester la capacité des wikipédiens à les détecter. Le résultat était connu d’avance : un canular bien ficelé peut tenir longtemps sur Wikipédia, voire éternellement. Ce n’est d’ailleurs pas le seul organe de publication qui peut se retrouver ainsi farci : l’expérience de Sokal dans la revue Social Text est bien connue.

Mais qu’en est-il lorsque l’on veut introduire de vraies informations, parfaitement publiques et vérifiables, des éléments purement factuels et non des opinions sur des fiches pas du tout confidentielles et même considérées comme « sensibles » et particulièrement surveillées par les wikipédiens ?

Expérience 1 : la fiche consacrée à Bruno Gollnisch ne mentionne pas son activisme aux côtés de Jobbik au Parlement européen. Malgré les sources apportées, quelques divas de Wikipédia font barrage pour que cette information factuelle n’apparaisse pas.

Expérience 2 : neutralisation de l’article Comité consultatif national d’éthique. Je ne serais pas intervenu, il y a fort à parier que la présentation complètement biaisée du CCNE qui avait duré 8 mois serait toujours d’actualité.

Expérience 3 : introduire une déclaration misogyne d’Antoine Compagnon dans sa fiche déclenche une guerre d’usure remportée uniquement par le rameutage des anti-Celette.

Expérience 4 : le concept de zoocide est régulièrement utilisé dans la littérature depuis les année ’80. Comme il ne plaît pas à des wikipédiens influents, la fiche est supprimée et redirigée vers celle de Mathieu Ricard qui n’est pourtant pas l’inventeur du terme.

Expérience 5 : alors que les fiches sur les Pokémons pullulent, que les fiches sur les réactionnaires de droite sont défendues avec acharnement (cfr. exp. 3 supra), les gardiens du temple sont particulièrement prompts à faire disparaître une fiche concernant un livre écrit par un auteur progressiste. Il faut ruser pour aboutir à la conservation.

On voit ainsi encore mieux comment fonctionne ou plutôt ne fonctionne pas Wikipédia et pourquoi l’approche de Pierre Barthélémy n’est pas la meilleure et en tout cas incomplète.

Est-il possible d’améliorer le fonctionnement de Wikipédia?

Jules Xénard et d’autres wikilâtres objectent qu’il est « facile » de créer une nouvelle fiche sur un sujet obscur et ainsi de tromper Wikipédia. C’est au contraire une question de méthode défaillante de la part des wikipédiens qui est ici en cause. Pas de contrôle a priori, n’importe qui peut (en principe) écrire sur n’importe quoi (en principe) sur le site Wikipédia. Pas de vérification a priori de l’admissibilité d’un sujet, pas de vérification approfondie des sources présentées (lorsqu’il y en a, ce qui est rarement le cas contrairement à ce que dit la propagande bien rodée des wikilâtres).

Par la relation de son expérience, Pierre Barthélémy, qui maintient un a priori positif envers Wikipédia (« Contrairement à ce que certains pensent depuis que le pot-aux-roses a été dévoilé hier, mon intention n’a jamais été de me moquer de l’encyclopédie en ligne ni de la critiquer vertement. Il aurait ainsi été très facile, au bout de trois jours, de me gausser en braillant que Wikipédia n’est pas fiable (ce que je ne pense globalement pas).« ), veut pousser les wikipédiens à réfléchir aux moyens d’améliorer leur système.

C’est peine perdue!

Mais soit! Pour l’exercice, formulons des propositions pour qu’un tel projet tourne sur des bases saines :

  • Fin de l’anonymat: seules les personnes identifiées par leur nom véritable (après vérification OTRS) pourront obtenir un compte contributeur (et un seul!). Il n’y a aucun mal à être un « honnête homme » (au sens classique du terme, pas de sexisme ici) et de partager le résultat de ses lectures; il y a des milliers de blogs qui le font de manière plus ou moins confidentielle.
  • Établissement d’un projet éditorial : un article ne devrait pouvoir être créé que 1) sur proposition et avec l’aval d’un nombre x de contributeurs confirmés ou 2) par un comité éditorial (éventuellement rémunéré comme ce fut le cas du cofondateur du site Larry Sanger).
  • Établissement de quorum: un article ne devrait pouvoir être retiré qu’après le vote d’un nombre minimum de participants expérimentés dans le domaine en question (et pas à 3 pelés et 2 tondus comme aujourd’hui).
  • L’arrêt du principe de « patrouille », ces « globules blancs » de Wikipédia comme les appelle P. Barthélémy, qui sont devenus une maladie auto-immune, chassant par leurs actions irréfléchies ou biaisées les vrais contributeurs dont parle Rama (cfr. supra).

On pourrait ainsi améliorer la qualité, il y aurait beaucoup moins de différends éditoriaux et des discussions beaucoup plus calmes vu l’absence d’anonymat. Toutes ces mesures de bons sens qui ont cours dans les maisons d’édition sérieuses ne seront bien entendu jamais appliquées sur Wikipédia qui se transforme de plus en plus en une coquille à la réputation usurpée où l’on peut insérer des publireportages et des informations avantageusement triées afin de promouvoir ou de nuire le moins possible à des intérêts particuliers, souvent marchands.

 

(1) Pierre Barthélémy cite ici le « chercheur » Pierre-Carl Langlais (28 ans) qui n’est pour l’instant que doctorant. Il s’agit d’un wikilâtre dont le pseudo est Alexander Doria, inscrit à 17 ans et coopté administrateur à 23 ans. La description de son Club SOLEIL est une sorte de moquerie en miroir du fonctionnement de WP:fr … mais on reste quand-même dans la secte. Il prétend contribuer régulièrement à Wikipédia bien qu’il soit un tout petit joueur qui ne compte que 500 éditions depuis février 2015 (dont plus de 10% consacrées à l’affaire Léophanès).  Il crée des articles hautement encyclopédiques tel que « 6 mars 1853 » et des fiches promotionnelles comme celle consacrée à Yves Riesel … son ancien employeur à Qobuz qui se vautre avec lui dans la complaisance, l’impunité et l’auto-promotion. Roi fainéant, il s’accroche fermement à son statut d’administrateur. Sa prestation sur France Inter le 14 février 2017 en contradicteur de Pierre Barthélémy est saluée comme il se doit par la communauté des wikilâtres. Post scriptum: l’administrateur Jules78120/Jules Xénard, après avoir lu ce billet, a « nettoyé » l’article consacré à Yves Riesel avec des commentaires édifiants: « supp. informations non étayées par des sources secondaires », « Suppression commentaires POV élogieux, informations non-sourcées et travaux inédits », « non-sourcé », « lien mort, pas retrouvé la source »; le publireportage durait depuis 6 ans et le pas de deux Yves Riesel/Alexander Doria.

(2) On remarquera avec ironie que les wikilâtres, si prompts à réclamer à tous propos le respect des règles de savoir-vivre, les bafouent allègrement en dehors de leur site de jeu social.

(3) Samuel Le Goff: diplômé de l’Université de Rennes (doctorat en histoire); sa thèse soutenue en 2004 porte sur Elites et pouvoir municipal dans les petites villes bretonnes au XVIIIème siècle, 1730-1788; il rédige aussi un mémoire sur « le traitement des conflits d’intérêts en droit parlementaire français ». Il est membre du CA de la Wikimédia France depuis octobre 2014. Il se présente ainsi sur LinkedIn: « Collaborateur parlementaire, puis journaliste en charge du suivi du Parlement, je maîtrise les rouages du processus législatif et de la vie politique, ainsi que la communication et les médias. » Il est actuellement journaliste chez Contexte SAS, journal des professionnels des politiques publiques françaises et européennes. Il utilise le pseudonyme Authueil depuis des années pour tenir un blog « influent » consacré à la (petite) politique française – comprendre, apprécié du tout-petit-microcosme parisien et inconnu du reste (considérable) du monde. On doit à Samuel Le Gof / Authueil le recopiage quasi intégral du Dictionnaire des parlementaires français (1789-1889) bienheureusement tombé dans le domaine public et scanné par la BNF. Il s’agit d’un vieille ficelle utilisée par les wikipédiens pour gonfler leurs statistiques de productivité. En effet, un député est d’office admissible sur Wikipédia et on peut ainsi créer à la chaîne des milliers de fiches sans craindre de passer par les pénibles débats en admissibilité (pages à supprimer). Le procédé est également utilisé par Celette qui préfère le XXe siècle et les députés étasuniens, allemands ou scandinaves en traduisant les fiches des Wikipedias en anglais, allemand ou danois ce qui dispense même de citer une quelconque source. Quant à leur pertinence encyclopédique … ce n’est pas le sujet!

(4) Son site internet http://www.rs-strategy.net/ est bloqué par Web Reputation Filters avec l’avertissement: « menace pour la sécurité de votre ordinateur ou réseau. Ce site web a été associé à des malware/spyware ».

(5) Céréales Killer, de son vrai nom César Alexanian. Il a ‘animé’ un site sur le Linux (Le Petit journal) ainsi qu’un forum sur Linux, Le Babillard. Élu administrateur en comité très restreint en 2004, il est l’auteur du très essentiel Centrale nucléaire de Springfield. Il est également bureaucrate.

(6) Jules Xénard / Jules78120, wikilâtre coopté administrateur à l’âge de 16 ans, salarié de Wikimédia France sous contrat de service civique volontaire de mai 2015 à mars 2016, toujours membre du staff de Wikimédia France et fidèle propagandiste de Wikipédia auprès de ses confrères journalistes.

(7) Dans les commentaires au billet du blog de Pierre Barthélémy, l’administrateur Enrevseluj se vante de 195.000 éditions et plus de 3500 créations d’articles … Waw ! En regardant de plus près, on découvre une sorte d’archétype du wikipédien carriériste qui fait du chiffre pour se faire une place dans la bureaucratie répressive de Wikipédia (le club des administrateurs). Il est aussi actif sur Wiki Commons où Rama a dû l’empêcher des violer les copyrights à plusieurs reprises.

(8) Cameleon Software est un éditeur de logiciels basé à Toulouse. « L’utilisateur » Gerome.marchisio apparaît pour la première le 16 avril 2009 à 9:33. À 10:21 il est capable de ça, qu’il présente comme une traduction … Il apporte une dernière touche à son publireportage le 6 mai 2009 et revient une ultime fois le 22 février 2011 pour assurer le service après-vente. Cameleon Software n’a rien à craindre sur Wikipédia: l’administratrice Léna (Caroline Becker), membre du conseil d’administration de Wikimédia France en 2012, y est employée et protège l’article avec son compagnon Pierre-Selim Huard.

(9) Dans un autre registre, l’écrivaine Claire Gallois a déplu aux wikipédiens en s’attaquant aux jeux vidéos et a droit au même « marquage ».

Publié dans Analyses, canular, Désinformation, Wikimensonges | 46 commentaires

L’auto-promotion sur Wikipédia. 3 Canonisation encyclopédante entre potes (1)

Wikipédia n’a pas vocation à devenir une base de données de biographies. Seules les personnalités qui bénéficient d’une certaine notoriété peuvent faire l’objet d’un article dans Wikipédia. […] Si la notoriété de la personne est faible par rapport à celle de ses réalisations, il est parfois préférable de se contenter d’écrire un paragraphe biographique dans l’article consacré à ses réalisations. Cela est notamment pertinent lorsque ces œuvres notables sont en nombre très limité.

— Wikipédia:Notoriété des personnes

L’une des conditions suivantes est suffisante ; d’éventuelles exceptions – qui ne rempliraient aucune de ces conditions – seraient à justifier au cas par cas :

  • avoir reçu un prix scientifique reconnu nationalement ou internationalement (par exemple : prix Nobel, médaille du CNRS…) ;
  • être considéré comme un auteur de référence dans le domaine considéré ;
  • être considéré comme l’auteur d’une théorie largement diffusée.

— Wikipédia:Notoriété des personnes scientifiques, universitaires

Certains wikipédiens on une vie IRL (in real life) … si, si : ça semble incroyable mais ça arrive. Il jouissent même parfois d’une petite gloire locale qui leur vaudrait une ou deux ligne dans la gazette du coin ou un annuaire spécialisé. Mais sur Wikipédia on ne manque pas d’espace serveur et surtout, quand on a de bons potes en wikimafia, les règles de notoriété deviennent extrêmement souples et on peut avoir une fiche dédiée à sa petite personne à côté des biographies de pokémons. La suite de la manipulation consiste à affirmer: « Comment! Un article sur moi? Vraiment, c’est trop gentil. Fallait pas. Je ne le mérite pas, je ne sais même pas si je suis admissible. » Puis, sans en avoir l’air, venir améliorer sa fiche à découvert (pourquoi se gêner?), plus discrètement à l’aide de multiples faux-nez et sous IP ou mieux encore, faire faire la besogne par d’autres wikimafieux.

Jean-Noël Lafargue aka Jean-no

L’ancien wikilâtre et administrateur Jean-no ne cache pas son identité sur sa page utilisateur de Wikipédia et renvoie même vers la fiche qui lui est dédiée. Celle-ci mentionne quatre sources: deux renvoient vers son propre blog (ce qui n’est pas licite sur Wikipédia), une vers un article de Libération dont l’objet principal est un site de parodie scientifique qu’il a créé et la dernière vers un autre site qu’il a créé (pas une source secondaire donc). Il intervient lui-même à six reprises sur son article, totalisant 9% du texte. Il va même jusqu’à créer une sous-page de sa PU pour y donner sa version en commentant : « Depuis quelque mois, j’ai droit à un article sur Wikipédia. J’ai hésité à le proposer à la suppression, mais en même temps, c’est tellement flatteur que je n’arrive pas à m’y résoudre. Et puis je sais que j’ai quelques publications à venir, ce qui signifie que je suis amené à réunir de plus en plus de critères et donc à ce qu’un article soit de plus en plus justifié. » Bien voyons, l’admissibilité calculée à l’avance !

Un wikipédien qui n’ose pas intervenir avec son pseudo mais bien en IP, pose judicieusement le bandeau CV en juin 2015 et Pro Patria Semper, comme à son habitude pour ce genre de fiche, gonfle son compteur d’édition avec une simple réorganisation du contenu fractionnée en 28 fois mais induit en erreur en faisant croire que le bandeau n’a été posé qu’en avril 2016.

Jean-Noël Lafargue n’est pas professeur d’université mais « maître de conférence associé ». Il est cité dans La Révolution Wikipédia (Mille et une nuits, 2007, 142 pages, chapitre 7) comme administrateur de Wikipédia et animateur à l’université Paris-VIII de Saint-Denis d’une « unité d’enseignement expérimentale » appelée «enrichissement de l’encyclopédie Wikipédia» (Projet P8, 2004-2009) où il note ses étudiants en fonction de leurs « contributions » dans le domaine de l’art contemporain.  L’expérience est très mal vue par les wikipédants:

Le problème c’est que c’est peut-etre [sic] un boulot personnel sur lequel ils sont notés/évalués d’une certaine manière. Donc si tu interviens dans leur boulot ça pose problème a mon avis, surtout si c’est de manière selective [sic], sur certaines pages qui seront relues et pas d’autres… Je ne suis personnellement pas convaincu du tout de l’intéret [sic] de les laisser faire leurs exercices sur WP. Au regard des résultats des saisons 4, 3… c’était très très loin de remplir les critères WP notamment en terme de NdPV [neutralité de point de vue] et de sources. Et je ne parle pas du contenu qui laissait aussi a désirer. Je me souviens aussi d’une demande d’une étudiante qui me disait juste ne pas vouloir avoir la moindre correction de son texte pour la semaine a venir pour pouvoir etre evaluée [sic²] par son prof et après basta poubelle. Honnetement [sic] pour moi WP n’a pas pour vocation a servir de terrain de TD informatique de L1 pour donner le fond de ma pensée. Ils peuvent faire la meme [sic] chose avec un document word, ce qui sera beaucoup plus équitable pour les pauvres malheureux qui ne seront pas corrigés par les utilisateurs WP.–LPLT [discu] 5 février 2009 à 17:47 (CET)

Blessé à son ego, Jean-No quitte le club des administrateurs le 24 avril 2009 après quelques commentaires assassins sur le Bistro à propos du partenariat avec Orange pour faire diversion: « Jamais personne n’a « pérénisé » [sic] ses sources de financement en se rendant dépendant des pires raclures de l’industrie, à ma connaissance. J’ai vu mourir beaucoup de beaux projets comme ça. »  Il explique sur son blog d’autres raisons … inavouables sur WP:fr :

« Je ne suis pas fâché, mais peut-être est-ce parce que pars avant de risquer de le devenir.

Il arrive en effet de temps à autres que je perçoive (et je sais que je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué) les prémisses d’évolutions désagréables, notamment dans le rapport entre administrateurs et simples contributeurs : si l’administrateur est un contributeur comme les autres, il lui arrive de l’oublier, et cela peut aboutir à des situations déséquilibrées et pénibles. Le simple utilisateur qui aura employé un ton aigre envers un administrateur pourra être lourdement puni (d’une interdiction temporaire de contribuer) tandis qu’un administrateur qui néglige de demander son avis à la communauté avant de supprimer un article dont le sujet ou le contenu, selon son jugement, ne valent pas tripette, échappera parfois à toute sanction. Je suis sûr que ce n’est pas une chose si courante mais j’y suis particulièrement sensible : si l’abus de pouvoir provoque moins d’émoi que le crime de lèse-majesté, si je dois assister à  la naissance d’une caste, d’une aristocratie, alors je préfère être du côté de ceux qui n’exercent pas de pouvoir sur les autres. »

Le projet P8 ne verra pas de saison 6. Jean-No laisse derrière lui un rapport signal/bruit pas très glorieux de 32% avec quand-même 62% dans les articles et l’Oracle, ce forum des plus encyclopétants, dont il assume la paternité. Il revient en février 2016 pour faire la promo de l’École supérieure d’art et design Le Havre-Rouen où il enseigne. Trizek (Benoît Évellin), celui-la même qui n’hésite pas à promouvoir l’entreprise familiale sur Wikipédia, recadre Jean-no, masque ses modifications et commente très hypocritement : « Signalement d’une page publicitaire et retrait d’éléments violant le droit d’auteur » sans qu’aucune page de discussion ne soit ouverte. Ah univers impitoyable de Wikipédia : Jean-no a craché dans la soupe, il ne lui est donc plus permis de faire sa promo comme il l’entend …

Sur ce blog également: Dialogue avec un ex-administrateur de Wikipédia

Rémi Mathis

Revenons sur le cas de Rémi Mathis, administrateur toujours en place, président de Wikimédia France de 2011 à 2014 et actuel président du comité soi-disant scientifique. Son article biographique a été créé par son collègue en wikimédiocracie Trizek, magistralement démonté sur le blog La vie moderne.

Rémi Mathis est bibliothécaire à la BNF, spécialiste des estampes. On pourrait s’attendre à ce qu’il partage son savoir en créant des articles à la pèle sur ce domaine où il est expert … Pas du tout! Ce monsieur qui pourfend régulièrement le droit d’auteur à travers la campagne pour la « liberté de panorama » est très attaché à ces mêmes droits d’auteur quand il est directement concerné.

Il reconnaît que sur Wikipédia, « les décisions de la communauté sont le résultat de rapports de force ». Peut-être est-ce une des raisons de son très faible nombre de contributions à l’édification encyclopédante et la « libre diffusion des connaissances ».

Il est contre le droit à l’oubli : « Sur Wikipedia, ne sont publiées que des informations vérifiées et éditées par des sources fiables. Ainsi, s’attaquer à Wikipedia, c’est attaquer la liberté de la presse » (01Net). Par contre il est tout à fait pour le droit à une presse fantasmée lorsqu’il invente un article du journal Le Monde à son sujet pour justifier la création de sa page … depuis retirée la queue entre les jambes.

Valérie Chansigaud aka Valérie75

Valérie75 était l’un des rares administratrices à déclarer son identité sur sa PU qui lui sert aussi de CV en ligne. Valérie Chansigaud y déclare aussi être membre de la Wikimedia Foundation (WMF). Son article dédié est créé le 26 mars 2013 par le pseudo Canton de l’Est – qui deviendra lui-même administrateur en janvier 2014 – pour la « remercier » des ses contributions ; et Valérie ne manque pas de le remercier. Elle va même plus loin et édite sa propre biographie à cinq reprises sans que ça bronche chez les admins qui contrôlent si bien WPfr. Sa fiche est proposée à la suppression le jour-même de sa création mais, malgré une argumentation plus que convaincante des suppressionistes, elle est finalement conservée grâce au vote de plusieurs potes administrateurs. Pour rappel, les critères wikipédiens pour l’admissibilité des biographies de scientifiques sont : avoir reçu un prix scientifique reconnu nationalement ou internationalement (par exemple : prix Nobel, médaille du CNRS…), être considéré comme un auteur de référence dans le domaine considéré ; être considéré comme l’auteur d’une théorie largement diffusée. Valérie Chansigau ne répond à aucun de ces critères et, fait significatif, l’article n’existe dans aucune autre langue de Wikipedia, ce qui démontre bien le caractère parfaitement illégitime de sa présence sur WPfr.

En 2007-2009, Valérie défendait encore bec et ongles sa chère encyclopédie. Mais pourquoi donc s’est-elle arrêtée de contribuer en mars 2008 si c’était si bien ? Valérie a effectué à peine 500 modifications depuis février 2009. Mauvaise joueuse et quelques peu ingrate, elle ne mentionne pas son parcours wikipédien sur son autre CV en ligne. Il faut préciser que depuis 2009 – oh horreur suprême – elle collabore régulièrement à Encyclopædia Universalis sur des thèmes d’histoire des sciences et d’histoire environnementale. Un fait superbement ignoré sur sa fiche Wikipédia.

Depuis sa désaffection de WPfr, Valérie revient de temps en temps pour mettre à jour sa PU façon CV mais manque de préciser qu’elle n’est plus administratrice depuis le 19 septembre 2010, preuve de son immense « intégrité intellectuelle », jusqu’à ce qu’Akeron le fasse à sa place.

Publié dans conflit d'intérêt | 31 commentaires

Les vrais échos d’en bas – Saison 15, épisode 26

XIIe Congrès du Soviet Suprême

Il y a d’une part un village pittoresque dans les Alpes près du lac de Côme, fait pour les vacances mais un peu usé; d’autre part des dons pour subsidier les projets wikimédiens dont Wikipedia, Wikicommons etc. Combinez les deux et vous obtenez une semaine de vacances subsidiées dans un village italien du 21 au 28 juin 2016: Esino Lario, 750 habitants. Tout cela grâce au lobbying depuis août 2013 de Iolanda Pensa, membre de Wikimedia Italie et originaire du coin, que le maire du village (Pietro Pensa) et ses amis de la chambre de commerce remercient infiniment pour cette juteuse manne. Un maire qui n’hésite pas à exprimer des réserves extrêmement dédaigneuses quant à l’arrivée de 60 réfugiés mais pas 1000 wikimaniaques. Il est vrai que les premiers ne lui rapportent que 35€ de subside par « unité » alors que le budget des vacances wikimédiennes c’est tout autres chose! 350.838$ (281.121€) au total dont 25.000$ de communication, management et consultance et 55.000$ de frais de connectivité pour seulement 6 journées. On doit encore compter 190.000 € de la Fondation Cariplo et 500 000 € de la région de Lombardie, mais rien de Racos.ch car les contributions rémunérées ne font pas officiellement partie du programme. L’addition totale approche le million d’euros!

Il faut dire qu’une partie du budget a été investie dans la mise à jour permanente de l’infrastructure du village: WiFi dans tout le village, installation de la fibre optique dans sept bâtiments publics, transformation du cinéma en salle polyvalente, création d’une salle multimédia, réhabilitation du musée de la ville dans un nouveau bâtiment, rénovation des équipements sportifs en extérieurs et création d’un nouveau parking. Derniers travaux, et non des moindres : la rénovation de la seule route menant à Esino Lario, qui n’avait pas été refaite depuis plus de 40 ans, a coûté 300.000 € financés par la région de Lombardie. Merci les généreux donateurs: vous financez sans le savoir la rénovation d’un village en Italie, pas l’encyclopédisme 2.0, dans une région déjà parmi les plus riches d’Europe. Et c’est le maire Pietro Pensa qui s’occupe des marchés publics … mais avec sa casquette d’architecte « bénévole ».

Voyons l’organisation de la logistique. Nombre de participants attendus: 1000. Lits disponibles: 414. Bien vu les geeks! mais il n’y a toujours pas assez de geekettes ou alors … Et tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne: Jimbo et sa suite royale de 100 VIP’s loge sur place, la plèbe est reléguée dans les bleds voisins, sans WiFi, sans fibre optique (sniff) et devra prévoir 30 à 60 minutes pour traverser la vallée en tenant compte du fait que rien n’est prévu pour les personnes à mobilité réduite.

Discours du Secrétaire Général à vie du Parti Unique

[…] one of the things that we’re focusing on […] is the question of harassment — harassment of us, of people on our website, generally by outsiders, I always think if somebody is actually harassing another person, I don’t think that person is actually a Wikipedian. [Applause.] Yes. You lose that honorary title…

This is an issue that I think has been building and growing in the community. We’ve been increasingly concerned about it. I think it’s partly because we see how bad communities can be all around the world and how divisive and dangerous it is to allow for ongoing harassing behavior. Two years ago, at Wikimania in London, I was actually caught by surprise, I was making some comments about this and I got a huge round of applause when I said […] « This is a tough one, but my view is very simple. Most of these editors » — I was talking about particular editors who are more trouble than they are worth — « should be encouraged to leave. »

The idea here is one of the things we must do in order to preserve our atmosphere of cooperation, harmony, and peace — the voices of anger and hatred, we have to, well as usual, because we’re Wikipedians, the first thing we do is try to help them calm down and help them see a way to do better work; but ultimately, if they don’t, we cannot let them dominate our community. This is very important. [Applause]

Jimmy Wales devrait venir faire un tour sur Wikipédia en français pour voir à quel point le harcèlement est perpétré des wikipédiens inamovibles (voir plus bas) !

Renouvellement des cadres et jeu de chaises musicales

Delphine Ménard (aka notafish) est engagée par Wikimedia Foundation en tant que Annual Plan Grants Program Officer. Autant dire qu’elle devient « ministre du budget ». Dans le privé, elle offre surtout des services de consultance en stratégie des média sociaux pour ses clients, essentiellement des vignobles.  Pas de conflit d’intérêt, vraiment?

Nouvelle directrice exécutive – À la suite de son intérim survenu après les démissions en cascade de février 2016, Katherine Maher est nommée directrice exécutive de la Wikimedia Foundation. Son CV nous apprend que depuis 2005 elle est passée à travers 11 sociétés et n’est jamais restée plus de 3 ans à un poste. Aucune réelle expérience de management ni en ressources humaines et pas d’expertise technique. Sa nomination laisse donc penser que son rôle sera exclusivement la représentation publique de Wikimedia et organiser de jolies réunions; une femme pour faire croire à la diversité mais blanche pour rassurer. Son incapacité technique laisse de facto le pouvoir aux informaticiens avec à leur tête Wes Moran. Elle arrivera peut-être à stopper l’hémorragie du personnel de la fondation mais sera incapable de restructurer l’usine à gaz. Les informaticiens continuerons à dépenser l’argent des donateurs crédules à tort et à travers pour des projets farfelus. Le statu quo est garanti.

Après une campagne rondement menée par le CA de Wikimédia France qu’il présidait, Chirstophe Henner (aka Schiste, dernière contribution significative il y a … bien des années) est nommé membre du Board of Trustee puis Président du Soviet Suprême (Wikimédia Foundation) pour une durée de 3 ans. Comparer le CV qu’il donne dans sa candidature et celui sur LinkedIn fait penser au jeu des 7 différences: la triche est un réflexe naturel chez les wikipédiens confirmés.  Xavier Combelle et Sébastien Santoro (aka Dereckson) ont bien voulu jouer les frondeurs en soulignant son incapacité à modérer le site video.com dont il est responsable: sexisme, homophobie, transphobie, nazisme, islamisme … problèmes pas du tout confidentiels mais relatés par plusieurs média nationaux français. Rien n’y a fait: le candidat balaie la critique du revers de la main: « nous ne sommes que les hébergeurs, nous n’éditons rien ». Tiens tiens … on dirait du Wikimachin! Et d’enfumer une journaliste de l’Express.

Wikimédia France – Cette promotion de Ch. Henner entraîne un jeu de chaises musicales au soviet de la République Commoniste Française: sans aucune consultation de la base, les membres du CA nomment Émeric Vallespi (aka ShreCk) président et Samuel Le Goff (aka Authueil) vice-président. Et pas une seule femme membre du CA de Wikimédia France: elle est belle la diversité! Là où ça devient drôle c’est que Benoît Prieur ne fait plus partie du CA: il a démissionné après avoir profité encore une fois d’un micro-financement pour participer à la grand’messe d’Esino Lario … mais cela n’a fait l’objet d’aucune annonce particulière sur la mailing list de la fondation. Par contre, il se lâche sur sa page perso suite à l’affaire ClassicCardinal:

Un certain nombre de choses ont conduit à me poser des questions sur ma contribution ici. En clair je n’éprouve sinon du déplaisir plus guère de plaisir à contribuer. Le premier but du wikibreak est donc de retrouver un minimum de motivation et j’ai l’impression que cela va prendre un peu de temps.

J’ai entamé une démarche qui me tient à cœur récemment sur le BA : aucune raison que j’y intervienne à nouveau mais je reviendrai précipitamment répondre à toute question sur le sujet émise sur ma pdd. On peut également me questionner par mail.

Il est possible enfin que la calomnie harcélatoire doublée de menaces de poursuites judiciaires émises par un petit employé de banque [ndlr: Émeric Vallespi, nouveau président de WMFr] ce vendredi aux alentours de 17 h aient achevé de me fatiguer. Certes ce dernier point n’a aucun rapport avec Wikipédia [vraiment? cfr. supra le discours du gourou] mais le moral est un tout.

Pour info, ma PU ressemblait à ça quand j’allais bien ici [1].

Au revoir. Et prenez bien soin des articles de Wikipédia. Il n’y a rien d’autre d’important. –Benoît Prieur (discuter) 3 juillet 2016 à 21:50 (CEST)

Ah qu’il est beau le merveilleux monde des wikimédiens wikipédants!

Publié dans Finances, J. WALES, Les vrais échos d'en bas, Wikimedia | 7 commentaires

Les vrais échos d’en bas – Saison 15, épisode 25

Nouvelles du Soviet Suprême. Le parachute doré de l’ex-directrice exécutive Lila Tretikov débarquée en février 2016 ne sera connu qu’en 2018. En attendant, Katherine Maher, qui la remplaçait ad interim, est nommée nouvelle directrice exécutive ce 23 juin 2016. Le sondage sur les qualités attendues par les wikipédiens pour le/la remplaçant(e) de Tretikov n’était donc qu’un leurre et l’engagement d’une firme spécialisée dans le recrutement un gaspillage. La décision était déjà prise mais retardée jusqu’à la tenue de Wikimania 2016 (actuellement en cours quelque part en Italie) pour permettre à Jimbo de se faire mousser. Le CV de Maher nous apprend qu’elle a étudié l’arabe et le management, qu’elle a commencé à travailler en 2005, a depuis papillonné chez 9 employeurs sans jamais rester plus de 3 ans en place. Ses capacités en informatique sont notoirement insignifiantes ce qui laissera le véritable contrôle de la Wikimedia Foundation aux informaticiens et à Jimbo: statu quo guaranti. Alors pourquoi ce choix? Essentiellement pour faire de la communication auprès des médias, organiser des réunions et faire rentrer des fonds.

La filiale française attaque le gouvernement français. Depuis quelques jours, les surfeurs dirigés par Google sur les pages wikipédantes voient ce bandeau:

Bandeau apparaissant sur Wikipédia en français au mois de juin 2016. ©Wikimedia France

Bandeau apparaissant sur Wikipédia en français au mois de juin 2016. ©Wikimedia France

… qui mène à une attaque en règle au titre accrocheur mais faux en jouant comme d’habitude sur les peurs et sur les mots (« libre » pour « licence ouverte »). La neutralité de point de vue est un lointain souvenir: les wikipédiens sont toujours allergiques à toute notion de droit d’auteur ou de droit à l’image.

Une majorité d’articles sont partagés sur les réseaux sociaux sans même être lus (Slate). Les fiches de Wikipédia c’est un peu pareil … On peut même se demander si les patrouilleurs-flingueurs-à-vue lisent autre chose que les diffs.

Nouvelles du politburo. Rififi chez les admins. L’administrateur Enrevseluj goûte aux délices du blocage indéfini: c’est sur Commons et c’est Rama le coupable.

En nettoyant ses autres coyvios/copyfrauds, j’ai trouvé d’autres images qu’il a aussi ré-uploadées après suppression. Dans ces conditions j’ai bloqué Enrevseluj parce qu’il semblait que ce soit la seule façon d’obtenir son attention, et indéfiniment parce que ses contributions sont sporadiques. Il peut demander son déblocage, et l’obtenir s’il convainc qu’il a compris le problème et ne va pas se remettre à uploader n’importe quoi sans source, sans auteur, sans date, et en se prétendant l’auteur d’œuvres pour lesquelles ce n’est manifestement pas vrai. Dans la mesure où sa réaction est de m’attaquer personnellement sur Wikipédia-fr au lieu de me parler sur Commons, je ne suis pas a priori complètement certain que ce soit le cas. Rama 23 juin 2016 à 11:34 (CEST)

[…]  tant pis, j’arrête de contribuer sur Commons et ses règles tarabiscotés, où règne aussi qqs administrateurs qui préférent [sic] la violence à la discussion […]. Bref, détruisez tout ce que j’ai fait parce que je me suis trompé en mettant çà en travail personnel (je pensez [sic] que scanner de la presse du XIXe) s’avérait en être et je ne me doutais pas qu’il puisse en exister encore des droits, et j’en doute encore d’ailleurs…) mais on m’expliquera comment la première page d’un journal du début du XIXe sur une revue de géographie que j’ai créé puisse aussi en être, là, çà m’échappe. Bref, tant pis, que les destructeurs fassent leurs œuvres. Enrevseluj 23 juin 2016 à 11:58 (CEST)

Jules Xénard se plaint ensuite d’un « blocage sec sans explications personnalisées« , Starus nous fait bien rire en soulignant des « usages sont à géométrie variable » puis Rama pond une perle qu’il faut relire plusieurs fois tellement c’est savoureux de sous-entendus:

Je comprends bien que votre confort est important, mais là pour vous contenter, il faudrait attendre une demi-douzaine d’avertissements, supposer ensuite que l’utilisateur n’a compris comment régler ses préférences et chercher quel langue il pourrait être disposé à écouter, ensuite lui donner un petit cours particulier pour des questions qui sont sur toutes les FAQ et qu’il s’est engagé à lire et comprendre avant d’uploader des choses, paser [sic] outre le fait qu’alors il refusera de vous croire, et tout ça tout en lui postant un message aussi sur fr: et en s’abstenant de lui poster un message sur fr: pour le cas où il interpréterait ça pour du harcèlement. Pendant ce temps, l’utilisateur upload et ré-uploade des fichiers qui exposent potentiellement Wikimedia Commons et lui-même à des ennuis juridiques. Je ne doute pas un instant que les patrouilleurs anti-vandalisme de fr: font preuve de cette patience et chantent la sérénade aux vandales et aux nouveaux maladroits difficiles à éduquer, mais sur Commons on n’a pas nécessairement le temps. Rama 23 juin 2016 à 16:09 (CEST)

Et Starus de menacer de braver les interdictions : « si, dans le futur et après vote de la fameuse loi évoquée récemment, il me prenait l’envie, à nouveau, d’uploader des photos du château de Chambord à mes propres risques et périls juridiques, ce ne sont pas quelques pseudo-apprentis juristes de Commons qui viendront me chanter la sérénade« . « Euh, non. Parce que premièrement nous ne sommes pas à tes ordres, et que deuxièmement nous ne mettons pas le projet en péril pour que tu puisses vivre des sentations fortes. Tu peux te faire un site web personnel pour ça. Rama 23 juin 2016 à 17:15 (CEST) »

Enrevseluj qui, parce qu’il est administrateur sur Wikipédia, demandait un traitement de faveur en rameutant ses collègues, l’a obtenu … Mais qu’est-ce qu’on a bien rigolé en voyant ça!

Nouvelles du goulag

  • Productivité du KGB cette semaine : la répression reprend de la vigueur avec plus de 190 comptes ou IPs bloqués cette semaine. Les administrateurs regardent toujours le foot à la télé.
  • Et bis repetita avec Archimëa … « un contributeur qui craque » (épisode précédent). Ah c’est beau le wikilove.
  • Noelle Vermillion enfin bloquée. C’est Celette qui va être contente.

Faisons du chiffre

En cliquant sur « article au hasard », on tombe toujours sur des perles :

Publireportages

  • Gilbert Coullier est un producteur de spectacle et Nicole Coullier assure sa pub sur Wikipédia.
  • Transatel ‎est une entreprise de télécommunications dont le publireportage wikipédien est principalement édité par TSLMVNEAlextransatel2013 et Rémi1331.
  • Jason Barnard est un musicien, auteur / acteur de dessins animés, acteur de doublage et consultant en stratégie web … Fiche éditée par Rémi1331 et Jasonbarnard lui-même qui n’hésite pas non plus à éditer les fiches de ses œuvres: Barking Dogs et Boowa et Kwala. Rien de tout cela n’est vraiment admissible ni sourcé mais ça rempli bien Wikipédia.
  • Revue Conférence est une revue littéraire francophone semestrielle, à comité de lecture … Claraetindo en est son promoteur.

On recherche. Un contributeur Commons capable de ne pas interpréter très librement les règles de droit d’auteur.

NB: Cette rubrique un brin sarcastique ne prétend nullement à l’exhaustivité mais se veut seulement un échantillon des coulisses sombres de l’Union des Républiques Commonistes de Wikipédie.

Publié dans Droit d'auteur, Les vrais échos d'en bas, Panier de crabes, Wikimedia | 20 commentaires