L’auto-promotion sur Wikipédia. 3 Canonisation encyclopédante entre potes (1)

Wikipédia n’a pas vocation à devenir une base de données de biographies. Seules les personnalités qui bénéficient d’une certaine notoriété peuvent faire l’objet d’un article dans Wikipédia. […] Si la notoriété de la personne est faible par rapport à celle de ses réalisations, il est parfois préférable de se contenter d’écrire un paragraphe biographique dans l’article consacré à ses réalisations. Cela est notamment pertinent lorsque ces œuvres notables sont en nombre très limité.

— Wikipédia:Notoriété des personnes

L’une des conditions suivantes est suffisante ; d’éventuelles exceptions – qui ne rempliraient aucune de ces conditions – seraient à justifier au cas par cas :

  • avoir reçu un prix scientifique reconnu nationalement ou internationalement (par exemple : prix Nobel, médaille du CNRS…) ;
  • être considéré comme un auteur de référence dans le domaine considéré ;
  • être considéré comme l’auteur d’une théorie largement diffusée.

— Wikipédia:Notoriété des personnes scientifiques, universitaires

Certains wikipédiens on une vie IRL (in real life) … si, si : ça semble incroyable mais ça arrive. Il jouissent même parfois d’une petite gloire locale qui leur vaudrait une ou deux ligne dans la gazette du coin ou un annuaire spécialisé. Mais sur Wikipédia on ne manque pas d’espace serveur et surtout, quand on a de bons potes en wikimafia, les règles de notoriété deviennent extrêmement souples et on peut avoir une fiche dédiée à sa petite personne à côté des biographies de pokémons. La suite de la manipulation consiste à affirmer: « Comment! Un article sur moi? Vraiment, c’est trop gentil. Fallait pas. Je ne le mérite pas, je ne sais même pas si je suis admissible. » Puis, sans en avoir l’air, venir améliorer sa fiche à découvert (pourquoi se gêner?), plus discrètement à l’aide de multiples faux-nez et sous IP ou mieux encore, faire faire la besogne par d’autres wikimafieux.

Jean-Noël Lafargue aka Jean-no

L’ancien wikilâtre et administrateur Jean-no ne cache pas son identité sur sa page utilisateur de Wikipédia et renvoie même vers la fiche qui lui est dédiée. Celle-ci mentionne quatre sources: deux renvoient vers son propre blog (ce qui n’est pas licite sur Wikipédia), une vers un article de Libération dont l’objet principal est un site de parodie scientifique qu’il a créé et la dernière vers un autre site qu’il a créé (pas une source secondaire donc). Il intervient lui-même à six reprises sur son article, totalisant 9% du texte. Il va même jusqu’à créer une sous-page de sa PU pour y donner sa version en commentant : « Depuis quelque mois, j’ai droit à un article sur Wikipédia. J’ai hésité à le proposer à la suppression, mais en même temps, c’est tellement flatteur que je n’arrive pas à m’y résoudre. Et puis je sais que j’ai quelques publications à venir, ce qui signifie que je suis amené à réunir de plus en plus de critères et donc à ce qu’un article soit de plus en plus justifié. » Bien voyons, l’admissibilité calculée à l’avance !

Un wikipédien qui n’ose pas intervenir avec son pseudo mais bien en IP, pose judicieusement le bandeau CV en juin 2015 et Pro Patria Semper, comme à son habitude pour ce genre de fiche, gonfle son compteur d’édition avec une simple réorganisation du contenu fractionnée en 28 fois mais induit en erreur en faisant croire que le bandeau n’a été posé qu’en avril 2016.

Jean-Noël Lafargue n’est pas professeur d’université mais « maître de conférence associé ». Il est cité dans La Révolution Wikipédia (Mille et une nuits, 2007, 142 pages, chapitre 7) comme administrateur de Wikipédia et animateur à l’université Paris-VIII de Saint-Denis d’une « unité d’enseignement expérimentale » appelée «enrichissement de l’encyclopédie Wikipédia» (Projet P8, 2004-2009) où il note ses étudiants en fonction de leurs « contributions » dans le domaine de l’art contemporain.  L’expérience est très mal vue par les wikipédants:

Le problème c’est que c’est peut-etre [sic] un boulot personnel sur lequel ils sont notés/évalués d’une certaine manière. Donc si tu interviens dans leur boulot ça pose problème a mon avis, surtout si c’est de manière selective [sic], sur certaines pages qui seront relues et pas d’autres… Je ne suis personnellement pas convaincu du tout de l’intéret [sic] de les laisser faire leurs exercices sur WP. Au regard des résultats des saisons 4, 3… c’était très très loin de remplir les critères WP notamment en terme de NdPV [neutralité de point de vue] et de sources. Et je ne parle pas du contenu qui laissait aussi a désirer. Je me souviens aussi d’une demande d’une étudiante qui me disait juste ne pas vouloir avoir la moindre correction de son texte pour la semaine a venir pour pouvoir etre evaluée [sic²] par son prof et après basta poubelle. Honnetement [sic] pour moi WP n’a pas pour vocation a servir de terrain de TD informatique de L1 pour donner le fond de ma pensée. Ils peuvent faire la meme [sic] chose avec un document word, ce qui sera beaucoup plus équitable pour les pauvres malheureux qui ne seront pas corrigés par les utilisateurs WP.–LPLT [discu] 5 février 2009 à 17:47 (CET)

Blessé à son ego, Jean-No quitte le club des administrateurs le 24 avril 2009 après quelques commentaires assassins sur le Bistro à propos du partenariat avec Orange pour faire diversion: « Jamais personne n’a « pérénisé » [sic] ses sources de financement en se rendant dépendant des pires raclures de l’industrie, à ma connaissance. J’ai vu mourir beaucoup de beaux projets comme ça. »  Il explique sur son blog d’autres raisons … inavouables sur WP:fr :

« Je ne suis pas fâché, mais peut-être est-ce parce que pars avant de risquer de le devenir.

Il arrive en effet de temps à autres que je perçoive (et je sais que je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué) les prémisses d’évolutions désagréables, notamment dans le rapport entre administrateurs et simples contributeurs : si l’administrateur est un contributeur comme les autres, il lui arrive de l’oublier, et cela peut aboutir à des situations déséquilibrées et pénibles. Le simple utilisateur qui aura employé un ton aigre envers un administrateur pourra être lourdement puni (d’une interdiction temporaire de contribuer) tandis qu’un administrateur qui néglige de demander son avis à la communauté avant de supprimer un article dont le sujet ou le contenu, selon son jugement, ne valent pas tripette, échappera parfois à toute sanction. Je suis sûr que ce n’est pas une chose si courante mais j’y suis particulièrement sensible : si l’abus de pouvoir provoque moins d’émoi que le crime de lèse-majesté, si je dois assister à  la naissance d’une caste, d’une aristocratie, alors je préfère être du côté de ceux qui n’exercent pas de pouvoir sur les autres. »

Le projet P8 ne verra pas de saison 6. Jean-No laisse derrière lui un rapport signal/bruit pas très glorieux de 32% avec quand-même 62% dans les articles et l’Oracle, ce forum des plus encyclopétants, dont il assume la paternité. Il revient en février 2016 pour faire la promo de l’École supérieure d’art et design Le Havre-Rouen où il enseigne. Trizek (Benoît Évellin), celui-la même qui n’hésite pas à promouvoir l’entreprise familiale sur Wikipédia, recadre Jean-no, masque ses modifications et commente très hypocritement : « Signalement d’une page publicitaire et retrait d’éléments violant le droit d’auteur » sans qu’aucune page de discussion ne soit ouverte. Ah univers impitoyable de Wikipédia : Jean-no a craché dans la soupe, il ne lui est donc plus permis de faire sa promo comme il l’entend …

Sur ce blog également: Dialogue avec un ex-administrateur de Wikipédia

Rémi Mathis

Revenons sur le cas de Rémi Mathis, administrateur toujours en place, président de Wikimédia France de 2011 à 2014 et actuel président du comité soi-disant scientifique. Son article biographique a été créé par son collègue en wikimédiocracie Trizek, magistralement démonté sur le blog La vie moderne.

Rémi Mathis est bibliothécaire à la BNF, spécialiste des estampes. On pourrait s’attendre à ce qu’il partage son savoir en créant des articles à la pèle sur ce domaine où il est expert … Pas du tout! Ce monsieur qui pourfend régulièrement le droit d’auteur à travers la campagne pour la « liberté de panorama » est très attaché à ces mêmes droits d’auteur quand il est directement concerné.

Il reconnaît que sur Wikipédia, « les décisions de la communauté sont le résultat de rapports de force ». Peut-être est-ce une des raisons de son très faible nombre de contributions à l’édification encyclopédante et la « libre diffusion des connaissances ».

Il est contre le droit à l’oubli : « Sur Wikipedia, ne sont publiées que des informations vérifiées et éditées par des sources fiables. Ainsi, s’attaquer à Wikipedia, c’est attaquer la liberté de la presse » (01Net). Par contre il est tout à fait pour le droit à une presse fantasmée lorsqu’il invente un article du journal Le Monde à son sujet pour justifier la création de sa page … depuis retirée la queue entre les jambes.

Valérie Chansigaud aka Valérie75

Valérie75 était l’un des rares administratrices à déclarer son identité sur sa PU qui lui sert aussi de CV en ligne. Valérie Chansigaud y déclare aussi être membre de la Wikimedia Foundation (WMF). Son article dédié est créé le 26 mars 2013 par le pseudo Canton de l’Est – qui deviendra lui-même administrateur en janvier 2014 – pour la « remercier » des ses contributions ; et Valérie ne manque pas de le remercier. Elle va même plus loin et édite sa propre biographie à cinq reprises sans que ça bronche chez les admins qui contrôlent si bien WPfr. Sa fiche est proposée à la suppression le jour-même de sa création mais, malgré une argumentation plus que convaincante des suppressionistes, elle est finalement conservée grâce au vote de plusieurs potes administrateurs. Pour rappel, les critères wikipédiens pour l’admissibilité des biographies de scientifiques sont : avoir reçu un prix scientifique reconnu nationalement ou internationalement (par exemple : prix Nobel, médaille du CNRS…), être considéré comme un auteur de référence dans le domaine considéré ; être considéré comme l’auteur d’une théorie largement diffusée. Valérie Chansigau ne répond à aucun de ces critères et, fait significatif, l’article n’existe dans aucune autre langue de Wikipedia, ce qui démontre bien le caractère parfaitement illégitime de sa présence sur WPfr.

En 2007-2009, Valérie défendait encore bec et ongles sa chère encyclopédie. Mais pourquoi donc s’est-elle arrêtée de contribuer en mars 2008 si c’était si bien ? Valérie a effectué à peine 500 modifications depuis février 2009. Mauvaise joueuse et quelques peu ingrate, elle ne mentionne pas son parcours wikipédien sur son autre CV en ligne. Il faut préciser que depuis 2009 – oh horreur suprême – elle collabore régulièrement à Encyclopædia Universalis sur des thèmes d’histoire des sciences et d’histoire environnementale. Un fait superbement ignoré sur sa fiche Wikipédia.

Depuis sa désaffection de WPfr, Valérie revient de temps en temps pour mettre à jour sa PU façon CV mais manque de préciser qu’elle n’est plus administratrice depuis le 19 septembre 2010, preuve de son immense « intégrité intellectuelle », jusqu’à ce qu’Akeron le fasse à sa place.

Publié dans conflit d'intérêt | 33 commentaires

Les vrais échos d’en bas – Saison 15, épisode 26

XIIe Congrès du Soviet Suprême

Il y a d’une part un village pittoresque dans les Alpes près du lac de Côme, fait pour les vacances mais un peu usé; d’autre part des dons pour subsidier les projets wikimédiens dont Wikipedia, Wikicommons etc. Combinez les deux et vous obtenez une semaine de vacances subsidiées dans un village italien du 21 au 28 juin 2016: Esino Lario, 750 habitants. Tout cela grâce au lobbying depuis août 2013 de Iolanda Pensa, membre de Wikimedia Italie et originaire du coin, que le maire du village (Pietro Pensa) et ses amis de la chambre de commerce remercient infiniment pour cette juteuse manne. Un maire qui n’hésite pas à exprimer des réserves extrêmement dédaigneuses quant à l’arrivée de 60 réfugiés mais pas 1000 wikimaniaques. Il est vrai que les premiers ne lui rapportent que 35€ de subside par « unité » alors que le budget des vacances wikimédiennes c’est tout autres chose! 350.838$ (281.121€) au total dont 25.000$ de communication, management et consultance et 55.000$ de frais de connectivité pour seulement 6 journées. On doit encore compter 190.000 € de la Fondation Cariplo et 500 000 € de la région de Lombardie, mais rien de Racos.ch car les contributions rémunérées ne font pas officiellement partie du programme. L’addition totale approche le million d’euros!

Il faut dire qu’une partie du budget a été investie dans la mise à jour permanente de l’infrastructure du village: WiFi dans tout le village, installation de la fibre optique dans sept bâtiments publics, transformation du cinéma en salle polyvalente, création d’une salle multimédia, réhabilitation du musée de la ville dans un nouveau bâtiment, rénovation des équipements sportifs en extérieurs et création d’un nouveau parking. Derniers travaux, et non des moindres : la rénovation de la seule route menant à Esino Lario, qui n’avait pas été refaite depuis plus de 40 ans, a coûté 300.000 € financés par la région de Lombardie. Merci les généreux donateurs: vous financez sans le savoir la rénovation d’un village en Italie, pas l’encyclopédisme 2.0, dans une région déjà parmi les plus riches d’Europe. Et c’est le maire Pietro Pensa qui s’occupe des marchés publics … mais avec sa casquette d’architecte « bénévole ».

Voyons l’organisation de la logistique. Nombre de participants attendus: 1000. Lits disponibles: 414. Bien vu les geeks! mais il n’y a toujours pas assez de geekettes ou alors … Et tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne: Jimbo et sa suite royale de 100 VIP’s loge sur place, la plèbe est reléguée dans les bleds voisins, sans WiFi, sans fibre optique (sniff) et devra prévoir 30 à 60 minutes pour traverser la vallée en tenant compte du fait que rien n’est prévu pour les personnes à mobilité réduite.

Discours du Secrétaire Général à vie du Parti Unique

[…] one of the things that we’re focusing on […] is the question of harassment — harassment of us, of people on our website, generally by outsiders, I always think if somebody is actually harassing another person, I don’t think that person is actually a Wikipedian. [Applause.] Yes. You lose that honorary title…

This is an issue that I think has been building and growing in the community. We’ve been increasingly concerned about it. I think it’s partly because we see how bad communities can be all around the world and how divisive and dangerous it is to allow for ongoing harassing behavior. Two years ago, at Wikimania in London, I was actually caught by surprise, I was making some comments about this and I got a huge round of applause when I said […] « This is a tough one, but my view is very simple. Most of these editors » — I was talking about particular editors who are more trouble than they are worth — « should be encouraged to leave. »

The idea here is one of the things we must do in order to preserve our atmosphere of cooperation, harmony, and peace — the voices of anger and hatred, we have to, well as usual, because we’re Wikipedians, the first thing we do is try to help them calm down and help them see a way to do better work; but ultimately, if they don’t, we cannot let them dominate our community. This is very important. [Applause]

Jimmy Wales devrait venir faire un tour sur Wikipédia en français pour voir à quel point le harcèlement est perpétré des wikipédiens inamovibles (voir plus bas) !

Renouvellement des cadres et jeu de chaises musicales

Delphine Ménard (aka notafish) est engagée par Wikimedia Foundation en tant que Annual Plan Grants Program Officer. Autant dire qu’elle devient « ministre du budget ». Dans le privé, elle offre surtout des services de consultance en stratégie des média sociaux pour ses clients, essentiellement des vignobles.  Pas de conflit d’intérêt, vraiment?

Nouvelle directrice exécutive – À la suite de son intérim survenu après les démissions en cascade de février 2016, Katherine Maher est nommée directrice exécutive de la Wikimedia Foundation. Son CV nous apprend que depuis 2005 elle est passée à travers 11 sociétés et n’est jamais restée plus de 3 ans à un poste. Aucune réelle expérience de management ni en ressources humaines et pas d’expertise technique. Sa nomination laisse donc penser que son rôle sera exclusivement la représentation publique de Wikimedia et organiser de jolies réunions; une femme pour faire croire à la diversité mais blanche pour rassurer. Son incapacité technique laisse de facto le pouvoir aux informaticiens avec à leur tête Wes Moran. Elle arrivera peut-être à stopper l’hémorragie du personnel de la fondation mais sera incapable de restructurer l’usine à gaz. Les informaticiens continuerons à dépenser l’argent des donateurs crédules à tort et à travers pour des projets farfelus. Le statu quo est garanti.

Après une campagne rondement menée par le CA de Wikimédia France qu’il présidait, Chirstophe Henner (aka Schiste, dernière contribution significative il y a … bien des années) est nommé membre du Board of Trustee puis Président du Soviet Suprême (Wikimédia Foundation) pour une durée de 3 ans. Comparer le CV qu’il donne dans sa candidature et celui sur LinkedIn fait penser au jeu des 7 différences: la triche est un réflexe naturel chez les wikipédiens confirmés.  Xavier Combelle et Sébastien Santoro (aka Dereckson) ont bien voulu jouer les frondeurs en soulignant son incapacité à modérer le site video.com dont il est responsable: sexisme, homophobie, transphobie, nazisme, islamisme … problèmes pas du tout confidentiels mais relatés par plusieurs média nationaux français. Rien n’y a fait: le candidat balaie la critique du revers de la main: « nous ne sommes que les hébergeurs, nous n’éditons rien ». Tiens tiens … on dirait du Wikimachin! Et d’enfumer une journaliste de l’Express.

Wikimédia France – Cette promotion de Ch. Henner entraîne un jeu de chaises musicales au soviet de la République Commoniste Française: sans aucune consultation de la base, les membres du CA nomment Émeric Vallespi (aka ShreCk) président et Samuel Le Goff (aka Authueil) vice-président. Et pas une seule femme membre du CA de Wikimédia France: elle est belle la diversité! Là où ça devient drôle c’est que Benoît Prieur ne fait plus partie du CA: il a démissionné après avoir profité encore une fois d’un micro-financement pour participer à la grand’messe d’Esino Lario … mais cela n’a fait l’objet d’aucune annonce particulière sur la mailing list de la fondation. Par contre, il se lâche sur sa page perso suite à l’affaire ClassicCardinal:

Un certain nombre de choses ont conduit à me poser des questions sur ma contribution ici. En clair je n’éprouve sinon du déplaisir plus guère de plaisir à contribuer. Le premier but du wikibreak est donc de retrouver un minimum de motivation et j’ai l’impression que cela va prendre un peu de temps.

J’ai entamé une démarche qui me tient à cœur récemment sur le BA : aucune raison que j’y intervienne à nouveau mais je reviendrai précipitamment répondre à toute question sur le sujet émise sur ma pdd. On peut également me questionner par mail.

Il est possible enfin que la calomnie harcélatoire doublée de menaces de poursuites judiciaires émises par un petit employé de banque [ndlr: Émeric Vallespi, nouveau président de WMFr] ce vendredi aux alentours de 17 h aient achevé de me fatiguer. Certes ce dernier point n’a aucun rapport avec Wikipédia [vraiment? cfr. supra le discours du gourou] mais le moral est un tout.

Pour info, ma PU ressemblait à ça quand j’allais bien ici [1].

Au revoir. Et prenez bien soin des articles de Wikipédia. Il n’y a rien d’autre d’important. –Benoît Prieur (discuter) 3 juillet 2016 à 21:50 (CEST)

Ah qu’il est beau le merveilleux monde des wikimédiens wikipédants!

Publié dans Finances, J. WALES, Les vrais échos d'en bas, Wikimedia | 9 commentaires

Les vrais échos d’en bas – Saison 15, épisode 25

Nouvelles du Soviet Suprême. Le parachute doré de l’ex-directrice exécutive Lila Tretikov débarquée en février 2016 ne sera connu qu’en 2018. En attendant, Katherine Maher, qui la remplaçait ad interim, est nommée nouvelle directrice exécutive ce 23 juin 2016. Le sondage sur les qualités attendues par les wikipédiens pour le/la remplaçant(e) de Tretikov n’était donc qu’un leurre et l’engagement d’une firme spécialisée dans le recrutement un gaspillage. La décision était déjà prise mais retardée jusqu’à la tenue de Wikimania 2016 (actuellement en cours quelque part en Italie) pour permettre à Jimbo de se faire mousser. Le CV de Maher nous apprend qu’elle a étudié l’arabe et le management, qu’elle a commencé à travailler en 2005, a depuis papillonné chez 9 employeurs sans jamais rester plus de 3 ans en place. Ses capacités en informatique sont notoirement insignifiantes ce qui laissera le véritable contrôle de la Wikimedia Foundation aux informaticiens et à Jimbo: statu quo guaranti. Alors pourquoi ce choix? Essentiellement pour faire de la communication auprès des médias, organiser des réunions et faire rentrer des fonds.

La filiale française attaque le gouvernement français. Depuis quelques jours, les surfeurs dirigés par Google sur les pages wikipédantes voient ce bandeau:

Bandeau apparaissant sur Wikipédia en français au mois de juin 2016. ©Wikimedia France

Bandeau apparaissant sur Wikipédia en français au mois de juin 2016. ©Wikimedia France

… qui mène à une attaque en règle au titre accrocheur mais faux en jouant comme d’habitude sur les peurs et sur les mots (« libre » pour « licence ouverte »). La neutralité de point de vue est un lointain souvenir: les wikipédiens sont toujours allergiques à toute notion de droit d’auteur ou de droit à l’image.

Une majorité d’articles sont partagés sur les réseaux sociaux sans même être lus (Slate). Les fiches de Wikipédia c’est un peu pareil … On peut même se demander si les patrouilleurs-flingueurs-à-vue lisent autre chose que les diffs.

Nouvelles du politburo. Rififi chez les admins. L’administrateur Enrevseluj goûte aux délices du blocage indéfini: c’est sur Commons et c’est Rama le coupable.

En nettoyant ses autres coyvios/copyfrauds, j’ai trouvé d’autres images qu’il a aussi ré-uploadées après suppression. Dans ces conditions j’ai bloqué Enrevseluj parce qu’il semblait que ce soit la seule façon d’obtenir son attention, et indéfiniment parce que ses contributions sont sporadiques. Il peut demander son déblocage, et l’obtenir s’il convainc qu’il a compris le problème et ne va pas se remettre à uploader n’importe quoi sans source, sans auteur, sans date, et en se prétendant l’auteur d’œuvres pour lesquelles ce n’est manifestement pas vrai. Dans la mesure où sa réaction est de m’attaquer personnellement sur Wikipédia-fr au lieu de me parler sur Commons, je ne suis pas a priori complètement certain que ce soit le cas. Rama 23 juin 2016 à 11:34 (CEST)

[…]  tant pis, j’arrête de contribuer sur Commons et ses règles tarabiscotés, où règne aussi qqs administrateurs qui préférent [sic] la violence à la discussion […]. Bref, détruisez tout ce que j’ai fait parce que je me suis trompé en mettant çà en travail personnel (je pensez [sic] que scanner de la presse du XIXe) s’avérait en être et je ne me doutais pas qu’il puisse en exister encore des droits, et j’en doute encore d’ailleurs…) mais on m’expliquera comment la première page d’un journal du début du XIXe sur une revue de géographie que j’ai créé puisse aussi en être, là, çà m’échappe. Bref, tant pis, que les destructeurs fassent leurs œuvres. Enrevseluj 23 juin 2016 à 11:58 (CEST)

Jules Xénard se plaint ensuite d’un « blocage sec sans explications personnalisées« , Starus nous fait bien rire en soulignant des « usages sont à géométrie variable » puis Rama pond une perle qu’il faut relire plusieurs fois tellement c’est savoureux de sous-entendus:

Je comprends bien que votre confort est important, mais là pour vous contenter, il faudrait attendre une demi-douzaine d’avertissements, supposer ensuite que l’utilisateur n’a compris comment régler ses préférences et chercher quel langue il pourrait être disposé à écouter, ensuite lui donner un petit cours particulier pour des questions qui sont sur toutes les FAQ et qu’il s’est engagé à lire et comprendre avant d’uploader des choses, paser [sic] outre le fait qu’alors il refusera de vous croire, et tout ça tout en lui postant un message aussi sur fr: et en s’abstenant de lui poster un message sur fr: pour le cas où il interpréterait ça pour du harcèlement. Pendant ce temps, l’utilisateur upload et ré-uploade des fichiers qui exposent potentiellement Wikimedia Commons et lui-même à des ennuis juridiques. Je ne doute pas un instant que les patrouilleurs anti-vandalisme de fr: font preuve de cette patience et chantent la sérénade aux vandales et aux nouveaux maladroits difficiles à éduquer, mais sur Commons on n’a pas nécessairement le temps. Rama 23 juin 2016 à 16:09 (CEST)

Et Starus de menacer de braver les interdictions : « si, dans le futur et après vote de la fameuse loi évoquée récemment, il me prenait l’envie, à nouveau, d’uploader des photos du château de Chambord à mes propres risques et périls juridiques, ce ne sont pas quelques pseudo-apprentis juristes de Commons qui viendront me chanter la sérénade« . « Euh, non. Parce que premièrement nous ne sommes pas à tes ordres, et que deuxièmement nous ne mettons pas le projet en péril pour que tu puisses vivre des sentations fortes. Tu peux te faire un site web personnel pour ça. Rama 23 juin 2016 à 17:15 (CEST) »

Enrevseluj qui, parce qu’il est administrateur sur Wikipédia, demandait un traitement de faveur en rameutant ses collègues, l’a obtenu … Mais qu’est-ce qu’on a bien rigolé en voyant ça!

Nouvelles du goulag

  • Productivité du KGB cette semaine : la répression reprend de la vigueur avec plus de 190 comptes ou IPs bloqués cette semaine. Les administrateurs regardent toujours le foot à la télé.
  • Et bis repetita avec Archimëa … « un contributeur qui craque » (épisode précédent). Ah c’est beau le wikilove.
  • Noelle Vermillion enfin bloquée. C’est Celette qui va être contente.

Faisons du chiffre

En cliquant sur « article au hasard », on tombe toujours sur des perles :

Publireportages

  • Gilbert Coullier est un producteur de spectacle et Nicole Coullier assure sa pub sur Wikipédia.
  • Transatel ‎est une entreprise de télécommunications dont le publireportage wikipédien est principalement édité par TSLMVNEAlextransatel2013 et Rémi1331.
  • Jason Barnard est un musicien, auteur / acteur de dessins animés, acteur de doublage et consultant en stratégie web … Fiche éditée par Rémi1331 et Jasonbarnard lui-même qui n’hésite pas non plus à éditer les fiches de ses œuvres: Barking Dogs et Boowa et Kwala. Rien de tout cela n’est vraiment admissible ni sourcé mais ça rempli bien Wikipédia.
  • Revue Conférence est une revue littéraire francophone semestrielle, à comité de lecture … Claraetindo en est son promoteur.

On recherche. Un contributeur Commons capable de ne pas interpréter très librement les règles de droit d’auteur.

NB: Cette rubrique un brin sarcastique ne prétend nullement à l’exhaustivité mais se veut seulement un échantillon des coulisses sombres de l’Union des Républiques Commonistes de Wikipédie.

Publié dans Droit d'auteur, Les vrais échos d'en bas, Panier de crabes, Wikimedia | 20 commentaires

L’auto-promotion sur Wikipédia. 2 Moi et mes œuvres

Règle n°7 : Évitez l’autopromotion éhontée

Ten Simple Rules for Editing Wikipedia

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

– Les animaux malades de la peste, Jean de la Fontaine

En principe, les wikipédiens ne sont pas là pour parler d’eux-même ou de leurs œuvres. C’est par essence contraire au sacro-saint principe de neutralité de point de vue et explicitement proscrit dans Wikipédia:Conflit d’intérêts et Wikipédia:Autobiographie. L’article dont est tiré la règle citée ci-dessus est en partie écrit par Magnus Manske, wikipédien de la première heure qui a l’honnêteté de ne pas éditer sa propre fiche.

Cependant, comme on peut le constater tous les jours sur Wikipédia, les règles sont appliquées de manière très variable selon que vous êtes un administrateurs, un contributeur en vue, un simple péon ou pire, totalement extérieur à Wikipédia et sans moyens ou volonté de payer une société d’e-réputation.

Voyons quelques cas de flagrant délits d’auto-promotion éhontée de leurs œuvres perpétrés par des wikipédiens, dont certains sont des administrateurs censés faire respecter les règles.

Johann Dréo aka Nojhan

L’ancien administrateur Nojhan (Johann Dréo) est une grosse tête! Son profil LinkedIn est enregistré sous le même pseudo : « nojhan ». Diplômé de l’Université de Rennes I (Master’s degree, Evolution, ethology and ecology), post-gradué en biomathématiques de l’Université Libre de Bruxelles, il termine un doctorat en informatique à l’Université Paris-Est Créteil en 2004 et un post-doc à l’École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Étienne en 2007, année où il devient ingénieur de recherche chez THALES Research & Technology. Apôtre de l’informatique « libre » (comprenez open source, rien à voir avec la liberté), il développe des programmes (ParadisEO framework) dont il assure la promo sur Wikipedia en anglais.

Sa carrière sur Wikipédia en français commence le 4 janvier 2004 et comporte deux périodes : présence moyenne pendant la période post-doc, quasi absence depuis qu’il a trouvé un travail rémunéré. Il a créé 43 articles et son rapport signal/bruit (+202 kb diff. articles hors révocations / 5,7 Mb volume absolu des modifications) est particulièrement médiocre : 3,54% et seulement 38% d’éditions dans les articles. Dès qu’on sort du recyclage de ses notes de cours, les articles créés sont insignifiants (Dimmuborgir par exemple).

Il devient administrateur en juillet 2005 suite à une candidature peu motivée comme on en trouvait à l’époque. Il adhère à Wikimédia France, participe à l’assemblée générale de 2006 et devient membre du conseil d’administration en janvier 2007 (et non 2006-2007 comme insinué sur son CV en ligne). Il s’occupe un temps de Planet Wikimedia et fait de la promo externe lors de nombreux colloques (2007). C’était encore l’époque de la croyance infaillible en Wikipédia, comme en témoigne la lecture – amusante de naïveté avec le recul – de son petit laïus pro-Wikipédia sur son site personnel.

En 2008, il ne se représente pas au conseil d’administration de Wikimédia France. Pourtant il continue à faire de la propagande sur un blog très wikilâtre, aujourd’hui en perdition : {{référence nécessaire}} Un blog de wikimédiens POV et qui était essentiellement alimenté par Schiste, aka Christophe Henner, président de Wikimédia France de 2014 à 2016 puis président de la Wikimedia Foundation.

En 2003, il co-publiait Métaheuristiques pour l’optimisation difficile, sujet ultra-confidentiel qui n’existe ni sur Encyclopædia Britanicca ni sur Encyclopædia Universalis. Il n’hésite cependant pas à en faire un article sur Wikipédia en février 2004 (peu après son inscription) et en reste le principal auteur (91,5% du texte). Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il cite son ouvrage seul dans la bibliographie ; il renvoie même à son propre site internet dans « liens externes ». En juin 2009, il fait cependant un tout petit mea culpa sur les sources utilisées et transfère une référence de la section sources à la section bibliographie avec ce commentaire d’édition : « ce livre n’a pas été utilisé comme source, mais est une bonne référence pour en savoir plus ». Il est vrai que pendant plus de cinq ans la bibliographie a ressemblé à de la pure auto-promotion ; il fallait bien faire un peu diversion. L’auto-promo va même un peu plus loin sur Wikipédia en français avec la création d’une page « référence » pour son bouquin qui est mentionné dans quatre fiches wikipédiennes où il est bien entendu le rédacteur principal. Mais son livre, pourtant traduit en anglais, n’apparaît pas dans la version anglaise de Wikipedia où il n’est que le 2e contributeur (12,6% du texte) ; ceci explique peut-être cela.

La taille actuelle de l’article métaheuristiques est comparable à celle de celui consacré à Emmanuel Kant ou l’astrologue Élizabeth Tessier … Ça vous situe l’échelle de valeur des wikipédiens.

En recherchant le mot métaheuristiques sur Google, le complice infernal de Wikipédia, on tombe bien entendu sur l’article Wikipédia en tête des résultats et, partant, sur l’ouvrage de Johann Dréo et son site perso. Bingo ! Bien joué Nojhan/Johann Dréo !

Johann a son petit jardin pas secret et il ne manque pas de l’illustrer sur la fiche consacrée à Framasoft, réseau créé par son pote Alexis Kauffmann aka FramaKa, auteur à 52,7% de sa propre fiche sur Wikipédia, créée par un collaborateur de Framasoft S3b.

Contributeur très très démotivé, Nojhan totalise à peine 500 contributions depuis 9 ans : le travail rémunéré c’est bien mieux que creative common. Il ne perd son statut d’administrateur qu’en octobre 2015 alors qu’il n’avait pas utilisé ses outils depuis octobre 2009!

On terminera par le meilleur : Johann Dréo est le concepteur du logiciel Sci-Wi qui gère la revue de textes scientifiques par les pairs, pratique honnie par les wikipédiens.

Gilles Chagnon aka Litlok

Gilles Chagnon aka Litlok est professeur de physique et d’informatique, et ingénieur de formation au Service de Formation Continue de l’Université Paris 6 Pierre-et-Marie-Curie. Il débute officiellement sur Wikipédia le 7 septembre 2005 avec le pseudonyme GillesC. Au vu de la spécialisation des pages qu’ils modifie en premier, il n’y a aucun doute qu’il se soit fait la main bien avant. Il devient administrateur le 16 octobre 2006 après avoir créé beaucoup de pages d’homonymie pour gonfler son compteur d’articles (et beaucoup ont été supprimées); il devient bureaucrate le 7 novembre 2011 puis membre de l’équipe OTRS (il ne l’est plus) et enfin global renamer en 2014. Surtout, il a créé deux articles à partir de son mémoire de thèse Interférométrie stellaire dans l’infrarouge thermique: observations d’étoiles évoluées en bandes L et M en interférométrie : Fond thermique et Infrared Optical Telescope Array, sans citer aucune source et sans que personne n’ose lui demander des comptes.

Il adhère à Wikimédia France fin 2007 où il est référent des groupes de travail « Éducation et Recherche » fournissant des formations clé-en-main gratuites aux universités. Rallier à sa cause le monde académique est en effet une des obsessions majeures de l’association pour le libre partage de la connaissance (dixit). La Sorbonne s’y laisse prendre en 2015 et propose aux doctorants une formation à Wikipédia. La présentation laisse pantois :

Wikipédia : diffuser ses connaissances dans un environnement collaboratif et international

Wikipédia, projet d’encyclopédie libre collaborative, met à portée du grand public des connaissances et des savoirs auxquels il lui serait autrement difficile voire impossible d’accéder. Par ailleurs, il s’agit essentiellement d’un projet fortement pluriculturel car permettant à des personnes d’origines géographiques et d’horizons culturels très divers de travailler collaborativement à son élaboration. Ces deux aspects, mise à portée et libre diffusion de la connaissance d’une part, collaboration dans un environnement multiculturel et international d’autre part, en font un support de choix pour la professionnalisation des doctorants.

Wikipédia ne met aucun savoir difficile d’accès à la disposition du grand public : elle ne fait la plupart du temps que reproduire des sujets futiles que l’on retrouve ailleurs sur internet et, quand il s’agit exceptionnellement de sujet sérieux, c’est la pensée dominante qui est reproduite et pas le Savoir. L’invitation au séminaire (deux jours et demi tout de même) est taillée sur mesure pour appâter le chaland. La formation est donnée par deux administrateurs de Wikipédia : Gilles Chagnon (Litlok) et Jules Xénard (Jules78120), journaliste alors salarié de Wikimédia France grâce au service volontaire payé par la France. Un des objectifs de la formation est de pouvoir créer des articles « en lien ou non avec le thème de la thèse » et « argumenter factuellement sur la base de sources crédibles ». On se pince en constatant que Litlok crée des articles à partir de ses propres travaux sans mentionner aucune source …

Jacqueline Louviot aka Ji-Elle

Jacqueline Louviot aka Ji-Elle, qui a obtenu un doctorat en cinéma de l’Université de Strasbourg (1997), travaille à l’Université Henri Poincaré (Nancy I) et est présentée par Wikimédia France comme « chercheur en sciences de l’information et de la communication ». Sa carrière wikipédienne commence en février 2006 par l’édition d’un sujet qui la concerne: l’IUT de Saint-Dié-des-Vosges où elle donne donnera régulièrement des conférences sur Wikipédia (2015, 2016), en compagnie de Florian Pépellin (aka Floflo) par exemple. Très active au sein de Wikimédia France, elle anime régulièrement des ateliers de propagande comme la wikipermanence mensuelle qui se tient à la Cantine numérique rennaise ou à Strasbourg comme le montre un reportage de France 3 Alsace. Son autre compte n’a que deux éditions.

Pour une chercheuse, ses publications ne font pas foison. Google Scholar ne renvoie en fait qu’un seul résultat: sa thèse Le regard de sight and sound sur le cinema britannique des annees 50 et 60 soutenue en 1997. Si elle ne cherche pas beaucoup, elle se trouve par contre sur Wikipedia: la version française nous renvoie à Sight & Sound, Free Cinema et Bryan Forbes. Ji-Elle publie également en allemand et même en anglais!

Hervé Kalba aka Hkabla

Hervé Kabla aka Hkabla ne fait absolument pas mystère de son identité sur sa page utilisateur. Dans le civil, il est le créateur de la société d’e-réputation be-angels.fr déjà épinglée dans Florence Devouard & co. payés pour éditer Wikipedia. Il crée lui-même la fiche social selling où il insère son livre Le social selling expliqué à mon boss, Hervé Kabla & Sylvie Lachkar, éditions Kawa dans la section bibliographie.

Sur la fiche communication numérique, on retrouve bien sûr la mention d’Hervé Kabla. Elle est entièrement bâtie par des profils jetables : Franckmen pour la création puis une procession composée de Polette11, Gaellequerel, Auriane.d, Libellule julie, Carodm1084, CMathilde (regardez bien le timing le 27 juin 2012 de 15:08 à 16:24 … une vraie chorégraphie) ; Nicoleta.tarantus débarque le 4 juillet pour peaufiner tout ça ; l’administratrice Lomita (étroitement liée à Wikimedia France) et Gzen92 (le wikilâtre d’Alsace vu au 20h de TF1 le 11 avril 2016) n’y comprennent rien ; il y a encore l’éphémère Vincent Gruyer et le profil réutilisable HAL 1967. Jules78120, le pourfendeur des sociétés d’e-réputation, à l’époque lycéen de 16 ans fraîchement nommé administrateur, repasse sur les broutilles et n’y voit que du feu. Ah le bel ouvrage ! Du vrai travail collaboratif comme on l’aime sur Wikipédia.

Publié dans conflit d'intérêt | 15 commentaires

Les vrais échos d’en bas – Saison 15, épisode 24

Nouvelles du Soviet Suprême. Wikipedia ment, Wikimedia ment, ils ne sont pas accueillants … Notre confrère en dissidence Gregory Kohs de Wikipediocracy, voulant assister à la « Diversity Conference » conjointement organisée par la section Wikimedia de Washington DC et les Archives Nationales les 17 et 18 juin, s’est fait jeter en quatre minutes sans aucune explication. La décision est le fait du “Safe Space Committee” de Wikimedia Foundation Inc., comité secret dont il est impossible de savoir qui y siège et comment les décisions y sont prises. Nous avons donc un événement co-organisé par une organisation privée et une institution fédérale étasunienne (ndlr: adjectif figurant dans tous les dictionnaires mais banni de Wikipédia) financée par les contribuables. Cette dernière se plie aux oukases de la premières et cela aboutit à une réunion semi-clandestine dans un endroit censé être public où la « neutralité de point de vue » devient dans les faits l’interdiction d’un point de vue dissident, où un observateur externe n’a même pas le droit de venir écouter ce qui s’y dit sans parler de prendre la parole pour poser une question embarrassante… Les dissidents de Wikipédia bientôt sur une liste de terroristes?

Nouvelles du Politburo.

  • Le POV-pushing religieux, c’est bien quand c’est la droite catholique qui le fait. Quand il s’agit d’islam, c’est encore Celette qui gagne et le challenger se fait éliminer par Starus avant même que le politburo se prononce. Ce vieux couple de canards est tellement prévisible … Sur Wikipedia en français, Mahomet a eu 11, 13 ou 15 femmes selon la fiche que vous lisez; en anglais il en a eu 9 ou 13, en arabe c’est 11 ou 12, en perse c’est 11, en hébreu c’est 11 ou 13, en turc c’est de 9 à 19, en russe on va même jusqu’à 23! Pour Celette c’est 13, pas besoin de sources. Son challenger avait certainement raison sur le fond (càd. aspect social vs. marital) mais cela n’a aucune importance dans le jeu Wikipédia: l’important c’est d’éliminer.
  • Topic-ban au tractopèle pour la fiche consacrée à Paul Moreira. Un seul pseudo échappe étrangement à la vindicte d’une bande d’administrateurs, Lebob qui apparaît pourtant 152 fois dans la page de discussion incriminée. Il y a des divas comme ça …

Nouvelles du goulag

  • Productivité du KGB cette semaine : la répression n’a touché que 150 comptes ou IPs cette semaine. Les administrateurs regardent le foot à la télé.
  • Hégésippe Cormier n’a toujours aucun humour et bloque une IP trois jours pour avoir écrit « Ah ! ah ! ah ! » en conclusion d’une vérification d’IP initiée par Jean-Jacques-Georges-l’imblocable contre Parmatus.

Faisons du chiffre

En cliquant sur « article au hasard », on tombe toujours sur des perles :

  • Ivica (Bugojno) est un village de Bosnie-Herzégovine dont la population est inférieure ou égale à 10 habitants. Là, on peut même se permettre de les lister…
  • Mine de Mountain Pass est une mine à ciel ouvert … Article créé par Nouill sans aucune source, tout comme il y a 7 ans quand il « débutait » en créant à la chaîne des fiches de villes pour gonfler son compteur d’éditions.
  • Frontière entre la Roumanie et la Serbie … la première douane, la seconde douane, la dernière douane. Ah ben ça c’est super utile pour passer le bac.

Publireportages

  • Cameleon Software est un éditeur de logiciels basé à Toulouse. « L’utilisateur » Gerome.marchisio apparaît pour la première le 16 avril 2009 à 9:33. À 10:21 il est capable de ça, qu’il présente comme une traduction … Il apporte une dernière touche à son publireportage le 6 mai 2009 et revient une ultime fois le 22 février 2001 pour assurer le service après-vente. Cameleon Software n’a rien à craindre sur Wikipédia: l’administratrice Léna (Caroline Becker), membre du conseil d’administration de Wikimédia France en 2012, y est employée et protège l’article avec son (ex-?) compagnon Pierre-Selim Huard.
  • Camso est un fabriquant canadien de pneus, chenilles en caoutchouc et systèmes de chenilles pour véhicules hors route. Les auteurs principaux (96%) sont les comptes à objet unique Cathroy et Ti-minou25! Les administrateurs incapables Lomita, Sebleouf, Enrevseluj et Cantons-de-l’Est passent sur la fiche publicitaire sans broncher: ils ont tellement l’habitude qu’ils ne font même plus attention.
  • Re-buy est est une entreprise de recommerce allemande, spécialisé dans le rachat et le reconditionnement de produits électroniques et de médias, basée à Berlin. Créée en 2004, l’entreprise est présente en Allemagne, en Autriche, en France et aux Pays-Bas grâce à une boutique en ligne. La fiche publicitaire est bien entendu édité par le profil ReBuy et l’administrateur Enrevseluj révise dès la création sans broncher.
  • Kiwili est un progiciel de gestion intégré (PGI) et un logiciel de gestion de projets et de comptabilité. Les administrateurs incapables Habertix et 0x010C passent sur la fiche publicitaire sans rien remarquer. La partie du jeu appelée « débat d’admissibilité » se joue à 3 avec le compte à objet unique Nadiraboura, Wikini en témoin ingénu et le vérificateur d’adresse IP ℳcLush aka Schlum. Encore une McBidouille?
  • La Maison du Chocolat est une multinationale de produits sucrés au chocolat. Les auteurs principaux sont des comptes à objet unique: LMDCWIKI et Alexa106 qui déclare travailler en sous-traitance pour l’agence de communication Octelio Conseil pour L’olivier assurance auto. Comme d’habitude, des administrateurs (Thierry Caro, DoNotFollow, Hercule, Lomita, EtienneKD, Octave.H, Leag et l’inévitable Lomita) passent sur la fiche « sans rien remarquer ».

On recherche 

NB: Cette rubrique un brin sarcastique ne prétend nullement à l’exhaustivité mais se veut seulement un échantillon des coulisses sombres de l’Union des Républiques Commonistes de Wikipédie.

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Les vrais échos d’en bas – Saison 15, épisode 23

Nouvelles du Soviet Suprême.

  • Wikimedia Foundation, n’a plus la pêche et resserre les cordons de la bourse: moins de salariés et moins de sous pour les projets des chapters. Le budget annuel passe ainsi de US$65m en 2015–16 à $63m en 2016–17. Explications de la Pravda: « déclin du lectorat, les levées de fonds de plus en plus difficiles et le bien-être des communautés de bénévoles ». Pour remotiver les troupes, la WMF prévoit un éditeur visuel pour smartphones, d’étendre la traduction automatiques des fiches wikipédesques (ce qui aboutira de facto à une domination de la culture anglo-saxonne) et de tenir compte du cahier de de doléances de la communauté … complété par seulement 111 contributeurs. Ce qui frappe dans ce dernier, c’est que la moitié des 20 désirs les plus ardents des wikipédiens concerne non pas des questions éditoriales mais des instruments de surveillance et de répression. On notera au passage que l’outil de détection de plagiat qui existe en anglais n’est pas prêt de voir le jour en français: les wikipédants francophones poussent un grand soupir de soulagement.
  • La filiale suisse tarde à mettre son site web à jour. Wikibuster se porte volontaire pour le faire gracieusement.
  • La filiale française enfonce le clou de sa croisade contre le droit d’auteur et récompense des lycéens pour leurs splendides articles qui font pâlir de honte Universalis. Le seul résultat de ce concours que le pigiste salarié Mathieu Denel ose mentionner est Dessin de presse en France, fiche taguée par deux bandeaux: insuffisance de sources et soupçon de travail inédit …

Nouvelles du Politburo.

  • Banissement de Luc Archambault pour mauvaises opinions politiques. Cela nous rappelle que certains mots de la langue française sont interdits sur Wikipédia. États-unien par exemple.
  • Conservation d’un TI (travail inédit, en principe interdit) assumé et reconnu; ça nous rappelle la Liste des marionnettes des Guignols de l’info. On devrait ajouter le principe du « deux poids deux mesures » en préambule aux principes fondateurs.
  • Correcteur21 est las, nous pas du tout: s’occuper de la réputation des familles françaises ayant une particule dans leur nom devait forcément amener à des guerres d’édition et la multiplication de faux-nez. C’est qui très drôle c’est les conclusions de l’administrateur SammyDay: « je n’ai pas envie de fonder la rédaction d’un article sur l’émotivité de gens qui se croient les gardiens du temple, parce qu’ils pensent être les seuls à connaitre la Vérité » … Jean-Jacques George appréciera; « lorsqu’une bataille est difficile à gagner sur le court terme, comme souvent lors d’un pov-pushing organisé, il faut savoir se détourner de l’article en question et remettre à plus tard la résolution du problème (faut pas l’oublier non plus) » … ce qui confirme que sur Wikipédia c’est n’est pas tant la neutralité de point de vue qui compte mais l’imposition d’un certain point de vue grâce au pouvoir de la chrono-compétition.

Sixième principe fondateur: « si on s’interroge sur l’admissibilité, c’est que ce n’est pas admissible. » Dixit Poulpy qui a créé 19.530 fiches wikipédiques soit près d’1% des 2 millions de fiches qu’il rêve de voir de son vivant. Pêle-mêle, on trouve: Liste des œuvres d’art d’Issy-les-Moulineaux, Liste des minutes de silence observées par l’Assemblée nationale française, (liste des) Rue de Toulon, Pont de la rue des Orteaux, Liste d’objets transneptuniens, des centaines de fiches sur des objets célestes ou les Gmina de Pologne … Les locuteurs du Bân-lâm-gú ont été plus malins et ont confié cette tâche à un vrai robot.

Tarissement de la source. La presse qui met gratuitement en ligne certains de ses articles semble vouloir restreindre cette pratique. Panique au bistro: on ne pourra plus faire des copier/collé comme avant. Malicieux, H2O souligne: « La vérifiabilité demande des sources. Mais il n’est obligatoire, loin de là, que ces sources soient disponibles en ligne. Il y a aussi les bibliothèques… et la confiance dans les contributeurs qui ont apporté les références. » Un peu comme dans le publireportage sur Rémi Mathis et le fameux article du Monde qui n’a jamais été trouvé dans aucune bibliothèque. Il suffira donc d’affirmer, sans aucune preuve, disposer d’une source centrée et le tour sera joué.

Nouvelles du goulag

  • Productivité du KGB cette semaine : La répression reprend avec plus de 300 comptes ou IPs coffrés.
  • Hégésippe Cormier bloque pour l’éternité le profil Merci mon quiqui (aucune édition) au seul motif d’excès de remerciements … Ah le wikilove n’est plus ce qu’il était.
  • Aurelieleee, joueuse débutante, est éliminée au premier tour. Hégésippe lui a transmis les coordonnées de Racosch.
  • MhtAbderahim (aucune édition au compteur) et Jean de la fontaine numéro 2 (idem) sont bloqués pour « création répétée d’articles non encyclopédiques ». Si l’on devait faire de même avec tous les créateurs d’articles sur les pokémons, il ne resterait plus grand-monde sur l’encyclopédie 2.0!

Wikifoot. Ricardo Zamora (1901-1978), footballeur, est promus « article de qualité« . Cette fiche, cataloguée d’importance élevée dans la catégorie sport, fait 137 676 octets et compte 151 notes et références. Le pauvre Pelé (1940) n’a droit qu’à 49 626 octets avec 29 sources et références. Les wikipédiens attendent sa mort pour profiter de l’aubaine des articles en lecture non-payante de la presse numérique.

Faisons du chiffre

En cliquant sur « article au hasard », on tombe toujours sur des perles :

Publireportages: Privatklinikgruppe Hirslanden essaime ses publireportages dans les versions de Wikipedia en allemand, anglais et français.

Le fabuleux monde des archives. Juliette et les menteurs, une fable sur le pillage perpétré par Wikakadia.

On recherche …

NB: Cette rubrique un brin sarcastique ne prétend nullement à l’exhaustivité mais se veut seulement un échantillon des coulisses sombres de l’Union des Républiques Commonistes de Wikipédie.

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L’auto-promotion sur Wikipédia. 1 La famille

« Un conflit d’intérêts se présente souvent sous la forme d’une autopromotion, de l’insertion de liens publicitaires ou vers des sites personnels ou commerciaux, ou toute donnée susceptible de promouvoir les intérêts d’une personne ou d’une organisation. »

Wikipédia:Conflit d’intérêts

« Il est déconseillé d’intervenir sur les articles concernant les sujets dans lesquels vous êtes personnellement impliqué, qu’il s’agisse de vous-même, de vos réalisations, affaires, publications, de votre site Web, de vos proches, ou de n’importe quel autre sujet pouvant susciter un conflit d’intérêts. Cela est aussi vrai pour les employés qui contribuent sur leur employeur ou toute personne chargée de la « réputation » du sujet d’un article. Suivant les conditions d’utilisation de Wikipédia, vous devez faire une déclaration de conflits d’intérêts si vous contribuez dans ces cas. »

Wikipédia:Autobiographie

… ça c’est pour la théorie et pour ceux qui veulent bien y croire. Voyons maintenant la réalité.

S’occuper de la réputation d’un client contre rémunération est, nous l’avons vu lors de billets précédents, une habitude désormais établie sur Wikipedia. Comme on pouvait s’y attendre sur un site où les pratiques mafieuses règnent, certains comptes sont bloqués de manière implacable, d’autres semblent bénéficier d’une immunité qui n’est explicable que par une solide complicité entre parrains.

François Domergue aka FD064

Commençons par du soft avec l’auto-promotion familiale de l’administrateur FDo64 aka François Domergue (son site). Il fait ses premier pas sur Wikipédia en novembre 2011 et crée une fiche consacrée son frère Yves Domergue dont le seul fait biographique sortant de la banalité est qu’il fut une victime de la dictature argentine. La fiche, copiée depuis le site familial, est immédiatement supprimée par Lomita mais F. Domergue est tenace et s’inscrit sous le pseudo FDo64 pour aller immédiatement demander à Lomita comment s’y prendre pour rendre encyclopédique un fait divers. Le 16 novembre 2011, il recrée la fiche sur son frère (qui n’a étrangement jamais fait l’objet d’un débat en admissibilité) et en ajoute une sur sa tante Jacqueline Domergue, infirmière pilote secouriste de l’air (article classé dans le projet médecine !). FDo64 est ensuite le principal rédacteur de la fiche du footballeur Marcel Domergue, son grand-oncle.

Il est coopté administrateur le 20 septembre 2013 sans que personne ne relève ses multiples conflits d’intérêt. Administrateur très actif, genre suppressioniste, sont rapport signal/bruit (-5,7Mb diff. articles hors révocations pour 33Mb de volume absolu des modifications) est particulièrement négatif: -17%, ce qui veut dire qu’il élimine bien plus de texte qu’il n’en aporte. Est-ce par ce que l’article sur son frère a été en premier lieu supprimé qu’il suit les traces de Lomita et a depuis effectué 11 193 suppressions (sur 11 251 actions d’administrateur, soit près de 100%)?

Conflit d’intérêt déclaré sur sa page utilisateur : non.

Conflit d’intérêt connu des autres administrateurs: oui, au moins Lomita.

Sanctions: aucune.

Benoît Évellin aka Trizek

Plus lourd est le cas d’auto-promotion familiale commis par Trizek, un administrateur à la carrière déjà longue, qui connaît très bien les règles et qui ne fait pas mystère de son identité: Benoît Évellin. Inscrit sur Wikpédia le 14 mai 2008, il choisit un pseudo qui veut dire treize en breton et affiche fièrement le drapeau breton sur sa page utilisateur, pas le drapeau français comme il est d’usage. Sa première contribution concerne l’École du design de Nantes où il est encore étudiant webmaster; dans une interview à L’Express en avril 2014, il prétendra avoir commencé en corrigeant une simple faute d’orthographe, se conformant ainsi de manière trompeuse à la mythologie wikipédienne.  Il s’intéresse ensuite au modélisme ferroviaire et parle toujours de trains sur son blog. Son parcours professionnel est entremêlé de courtes expériences de webmaster et de volontariat divers pour des associations. Il est coopté administrateur à 26 ans le 3 juin 2010 malgré un bilan éditorial faible (« beaucoup d’édits qui font du chiffre mais ne demandent pas d’outils particuliers  : de sympathiques « bienvenutages » ou de légères retouches » etc, Lepetitlord).

Fait remarquable, il rejoint Wikimedia France au même moment qu’il s’inscrit sur Wikipédia, alors que classiquement ce pas n’est franchi que dans un deuxième temps plus ou moins éloigné du premier. A-t-il un plan de carrière en tête ? Il devient immédiatement « impliqué dans le design, l’expérience utilisateur et la formation de nouveaux utilisateurs » … pour un nouveau venu, avouez que c’est plutôt remarquable. Nous cache-t-il un ancien compte inavouable? ou toujours en activité? À partir de mars 2010, il y est chargé de la « création de documents de promotion des projets Wikimédia« . De février à août 2011, il effectue son stage de fin d’études en tant que wikimédien en résidence au Château de Versailles. Ce partenariat prestigieux qui fait suite à celui avec le British Museum sera fortement mis en avance par Wikimedia France afin d’asseoir sa réputation, notamment dans la presse comme par exemple ce publireportage de Libération rédigé par Camille Gévaudan (K’M sur Wikipédia) ou sur France 3.

Edit-a-thon réalisé par les membres renais de Wikimédia France au Musée de Bretagne, juin 2014 – Léa Lacroix aka Auregann, CC BY-SA 3.0

Edit-a-thon réalisé par les membres renais de Wikimédia France au Musée de Bretagne, juin 2014 – Photo: Léa Lacroix aka Auregann, CC BY-SA 3.0

Un exemple assez cocasse des activités de Benoît Évellin pour la propagande wikipédienne est cette photo publiée sur le blog de Wikimedia France où l’on voit des wikipédiens (dont Trizek, t-shirt rouge et cheveux longs de dos) dans la bibliothèque d’un musée en train d’écrire des articles. Voyez-vous des livres ouverts sur les tables ? Non, aucun !

Tout ce dévouement le conduit naturellement au Conseil d’administration de Wikimedia France en tant que secrétaire d’octobre 2013 à avril 2015. Depuis mai 2015, il est salarié de la Wikimedia Foundation Inc. en tant que Community Liaison, c’est-à-dire faire passer les messages de la fondations aux wikipédiens et calmer la foule des péons quand ils s’excitent au bistro du coin. Au passage, on remarquera qu’ici encore les relations entre Wikimedia et Wikipédia sont beaucoup moins étanches que ce que la propagande veut bien faire croire à une presse pressée pas capable d’aller vérifier les dires de la Fondation.

Sur son site, fort de son expérience et de sa connaissance des règles de Wikipédia, Benoît Évellin donne des conseils pour y rédiger une fiche: « ne proposez que des sujets reconnus par une autorité dans le domaine choisi, jetez un œil à la rédaction d’autres articles et faites un effort de rédaction. »

Après avoir créé l’article élogieux consacré à son pote Rémy Mathis, alors président du Conseil d’administration de Wikimedia France, il fait la promotion de l’entreprise familiale d’orfèvrerie: Évellin (orfèvres). La fiche est labélisée « bon article » et figure de ce fait sur la page d’accueil de Wikipédia le 08 janvier 2016 avec cet incipit: « mise en lumière de la famille Évellin ». Merci les amis en charge de la page d’accueil! La promo continue sur Regards sur l’actualité de la Wikimedia qui invite à féliciter Trizek sans révéler son intimité avec le sujet. Lors de la proposition de labélisation, Trizek écrit ingénument : « La source principale est en auto-édition [!]. Elle a cependant fait l’objet d’un dépôt légal, ce qui signifie qu’au moins un exemplaire est consultable par le public. Les autres sources utilisées sont elles plus « normales » et permettent de démontrer une notoriété durable pour l’entreprise. Pour information, j’ai un conflit d’intérêts par rapport à cet article. En effet, il concerne l’entreprise familiale, gérée aujourd’hui par mon père. Écrire cet article est un exercice particulier, et le proposer au BA l’est tout autant : c’est pour moi la possibilité de savoir si vous estimez que je sais rester neutre dans mes rédactions. » N’importe quel autre rédacteur se serait fait tacler et son article aurait fini dans les limbes des pages à supprimer. Mais lorsqu’on est administrateur et salarié de la Wikimedia, on peut tout se permettre et créer un publireportage sur l’entreprise régionale Évellin qui dépasse les 45.000 caractères. Par comparaison, la fiche d’un orfèvre d’envergure mondiale comme Christoffle ne compte que 25.000 caractères et Trizek le retouche en le qualifiant de « monstrueusement publicitaire« . Lalique ou Tiffany & Co n’ont droit qu’à un mini-article d’environ 5.000 caractères.

Candidat du Parti Pirate en 2012, il se présente de manière assez abscons sur le site de sont parti : « La société change, passant d’une génération à une autre. Malheureusement, plutôt que de suivre et d’intégrer ce que devient la société, ceux qui sont placés à sa tête préfèrent des solutions rassurantes, privant une majorité de leurs libertés et droits fondamentaux. Je trouve inadmissible le fichage pour tous, la privatisation du bien commun, la justice à vitesse variable, l’opacité des résultats des dirigeants politiques et des administrations. Changer cela, c’est l’objectif du Parti pirate ». Bien entendu, il n’hésite pas à nettoyer la fiche de son parti sur Wikipédia. Le paragraphe « Soupçonnant l’État de vouloir filtrer les contenus d’Internet, le parti est opposé aux brevets, notamment médicamenteux, ainsi qu’au blocage des sites pédo-pornographiques, néo-nazis et djihadistes en préférant l’auto-régulation à ce qu’il considère comme de la « censure » » est effacé alors qu’il est directement tiré de la source mentionnée en référence, Le Figaro du 24 mai 2013. De même, lorsque qu’un des candidats du parti  révèle sa misogynie via son compte officiel au parti, Trizek est là pour censurer veiller à la qualité de l’encyclopédie 2.0.

Conflits d’intérêt déclarés sur sa page utilisateur : non.

Conflits d’intérêt connus des autres administrateurs: oui, par tous.

Sanctions: aucune.

Les frères Truong

Jean-Michel Truong a un frère bien en vue sur Wikipédia: Claude Truong-Ngoc, ancien photographe professionnel qui contribue essentiellement sur Commons. Claude intervient dans la biographie promotion de son frère de même que deux adresses IP « bien renseignées », les trois totalisant plus de 78% du texte total. L’IP 85.171.113.137 pousse même le bouchon jusqu’à supprimer un paragraphe jugé auto-promotionnel ailleurs … L’intégrité intellectuelle est une option rarement présente chez les wikipédiens assidus.

Aucun débat en admissibilité pour la page promotionnelle de JMT bien entendu! Pourtant, sur les 23 « sources » citées, 11 proviennent directement du site personnel de l’intéressé, 2 sont des sources primaires, 3 proviennent de blogs, le reste étant loin de satisfaire au « degré de notoriété » habituellement exigé ailleurs dans Wikipédia.

Conflits d’intérêt déclarés sur sa page utilisateur : non.

Conflits d’intérêt connus des administrateurs: oui.

Sanctions: aucune.

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