Le masque de la propriété

Voici un billet de M’en biens communs (15/11/2013), reproduit avec autorisation. Un peu de renouvellement de la critique du commonisme fait le plus grand bien.


Le masque de la propriété.

Deux arguments reviennent fréquemment lorsqu’on évoque la question de la réforme ou de l’abrogation du droit d’auteur.

Le premier consiste à soutenir que puisque l’on s’inspire des œuvres dont on a pris connaissance pour créer, l’on se doit de laisser son œuvre à disposition des autres, toutes œuvres constituant finalement une sorte de pot commun.

Le second consiste à penser qu’il serait absurde de reproduire la rareté qu’il existe dans l’univers des biens rivaux dans l’univers des biens non rivaux (qui ne sont d’ailleurs pas des « biens » pour certains).

L’on serait donc porté à croire qu’une réforme ou une abrogation du droit d’auteur ne concernerait que le droit d’auteur.

Toutefois, les défenseurs de l’abrogation du droit d’auteur sont également très fréquemment d’ardents défenseurs du revenu de base, le revenu de base étant censé devenir une source essentielle du développement de la culture.

Aussi, il est très probable que si un jour le droit d’auteur était abrogé, le revenu de base serait mis en place.

Or, en étudiant les argumentaires du revenu de base, l’on lit que :

« Le fondement philosophique qui justifie l’idée que les œuvres devraient être réutilisables et partageables, c’est entre autres que la création même de ces œuvres repose sur d’autres créations antérieures relevant souvent du domaine public ou simplement d’influences d’autres artistes. (…) Le revenu de base part du même principe : aucun entrepreneur ne peut prétendre créer de valeur tout seul dans son coin. En vérité, tout ce qu’une entreprise ou un individu crée, il le fait en se reposant sur des productions antécédentes ou parallèles ».

La suite du texte n’indique pas qu’une grande réforme du droit de propriété est envisagée.

Cependant, l’on constate bien ce que l’on avait déjà compris intuitivement depuis longtemps : la réforme ou l’abrogation du droit d’auteur ne serait qu’un premier pas vers une remise en question du droit de propriété dans son ensemble.

La nature non rivale des biens en question n’est pas en cause.

La nature artistique des biens en question n’est pas en cause.

Probablement qu’une telle réforme serait nécessaire, mais ne nous voilons pas la face.

Si la propriété c’est le…. ; la propriété intellectuelle c’est le…. !

Une blague de potache, vraiment ?

M’en biens communs, 15/11/2013

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80 commentaires pour Le masque de la propriété

  1. Ping : Le commonisme, nouvelle religion séculière | Wikibuster : Les dessous de Wikipédia

  2. Menbiens dit :

    @Simple-touriste Intéressant et c’est gentil de le titiller un peu. ^^ Par contre, je ne connais absolument rien au sujet…. 😉

    @Wikibuster

    Pas faux pour TV… et tout à fait d’accord sur le fait que la licence globale ou la contribution créative « bornerait mécaniquement les ressources du secteur ».

    Pour « Le créateur devra faire une concession sur son revenu potentiellement infini en fixant au départ le revenu maximum qu’il désire », effectivement (et beaucoup d’autres difficultés en plus….). Mais le revenu fixé pourrait être très élevé. Après, effectivement, l’idée est géniale, mais pas valable pour tout le monde… et ce serait mieux de laisser les producteurs choisir la solution qu’ils préfèrent en fonction de leurs études de marché….

    Son idée est très bonne, mais il a un peu trop tendance à vouloir en faire « la solution et le remède universel »….

    Une contribution créative sans légalisation des échanges non marchand pourrait aussi être sympa pour rétribuer un peu des blogueurs ou…

    Calimaq avait aussi parlé dans un billet de la possibilité d’élargir la notion de cercle privé… (on critique des positions un peu extrêmes, mais beaucoup d’idées très intéressantes…).

  3. Wikibuster dit :

    @Menbiens : Pour la planche à billet c’est tellement ridicule que ça n’est même plus utilisable à charge. 😉

    Pour Gravity, il faudrait regarder les revenus liés aux passages télé dans le monde sur plusieurs années, à mon humble avis c’est… massif.

    Pour la musique je trouve très intéressant de s’abonner à un service et d’écouter des flux au lieu télécharger les fichiers. La clé à long terme pour éradiquer le piratage n’est pas la répression mais de proposer quelque chose de plus pratique encore que le piratage et si bon marché que le prix en paraisse négligeable, par exemple on ne s’inquiète pas de laisser les lampes allumées (c’est mal !) car le coût de l’électricité est très bas. A ce compte-là il est évident que des gens (comme moi) qui n’achètent pas beaucoup de musique pourraient être intéressés de dépenser de l’argent pour avoir accès à de vastes catalogues. Il faut voir donc, mais l’initiative doit revenir des vendeurs, pas du législateur.

    La notion de « partage » est foncièrement erronée à mon avis car elle doit dénaturer la définition des biens en jeu, pour l’économie des moyens on repassera.

    « Le créateur devra faire une concession sur son revenu potentiellement infini en fixant au départ le revenu maximum qu’il désire »

    Ce concept se heurte à un mur, il fonctionne surement pour l’auteur autoédité, mais pas pour l’auteur qui rentre dans le système du business, celui qui produit les fortes audiences justement. En effet les investissements nécessaires à ce business dépendent du potentiel de retour. L’investissement est un jeu, celui qui risque gros souhaite en retour gagner parfois très gros (et même infini pour pouvoir rêver). Ne plus permettre ce processus reviendrait à pratiquer une politique économique de la terre brulée.

  4. Menbiens dit :

    @Wikibuster Wi ! « Plus communément, mais encore de façon très underground, on parle de l’abondance monétaire. L’argent, variable mathématique, peut être créé indéfiniment. Comme nous serions libres de créer notre énergie, nous pourrions créer notre monnaie… » : je n’avais jamais lu ça ! Il falloir enquêter sur le sujet ! Je suis sûr qu’il y aura matière à en tirer un beau billet ! ^^ #grainàmoudre #grainàmoudre ^^

    Sinon, pour Gravity, je ne sais pas, je ne sais pas. Il me semblerait que la légalisation du partage non marchand ne serait pas nuisible en matière cinématographique. La qualité n’est pas la même au cinéma ou en Blu-ray. Si certains n’iront pas visionner les films en salles/n’achèteront pas des Blu-ray, d’autres pourront en acheter plus, car ils auront découverts de nouvelles œuvres/auteurs grâce à lui.

    En matière musicale, de nombreuses personnes préfèrent aussi désormais utiliser des services comme Spotify/Deezer que d’acheter des Cd entiers ou de chercher des chansons une par une en P2P. Cela pourrait aussi inciter des personnes à aller voir des concerts qu’ils auront découverts via le partage…. Cela pourrait peut-être être jouable (mais si je me demande si des systèmes similaires ne pourront pas rapidement être établis sur le P2P et donc conduire à la disparition de ceux-là… :/ )

    Il y aurait aussi la possibilité que le partage de ces œuvres puisse bénéficier de la contribution créative (ça ne fonctionne pas exactement de la même manière que la licence globale).

    Le point sur lequel je suis plus réservé, c’est en matière de livres. Limiter les auteurs de livres à la contribution créative ou à des conférences/ateliers/dons(charité) me semble un peu léger.

    D’ailleurs, de manière générale, je serai plus tenté par l’approche de la cupfondation.

    http://cupfoundation.wordpress.com/2013/11/18/la-theorie-du-partage-marchand-explique-a-ma-fille/

    Cela permettrait de rémunérer correctement l’auteur tout en amenant rapidement le prix de l’œuvre à un montant proche de zéro pour les clients. On n’en parle presque pas, c’est vraiment dommage.

    On va essayer de reprendre son système rapidement, mais c’est terriblement dur à expliquer simplement….

  5. Wikibuster dit :

    @touriste : On est d’accord pour une fois, je crois que le gars a perdu sa maison.

  6. Wikibuster dit :

    @Menbiens : Intéressant, on dirait que certains commonistes n’ont pas froid au yeux pour proposer de faire marcher la planche à billets à la maison. Cette histoire d’abondance n’est pas significative en effet, en mobilisant des centaines de millions de dollars vous produisez Gravity, c’est du lourd, et vous pouvez repasser le film abondamment. Par contre si personne ne paye pour voir le film il n’aura pas de suite. Les commonistes feignent d’ignorer les processus économiques, c’est commode. L’autre idée absurde c’est la licence globale qui revient à financer la culture par les impôts, la somme dédiée à la culture serait décidée en amont dans le budget national (plan ?) et donc cela bornerait mécaniquement les ressources du secteur. Ça ne serait donc plus les internautes qui décideraient de ce qui doit être produit (en terme de volumes) mais des bureaucrates, peut-on faire plus liberticide et cela n’est-il pas concrètement une forme de communisme (production impulsée par le politique et non par les consommateurs) ?

  7. Menbiens dit :

    Et vous croyez que vous allez aussi pouvoir nous aider à nous réconcilier avec les commonistes ? 😀

    Un point pour la généralisation : « Suis-je commoniste ? », par Thierry Crouzet http://blog.tcrouzet.com/2013/11/25/suis-je-commoniste/

  8. Wikibuster dit :

    Tiens je me souviens aussi de Wikipédia en 2009, il se disait que la médiation ne marchait pas, j’ai été voir pour comprendre (car sans médiation comment pourrait-il y avoir de consensus entre les contributeurs « passionnés » ?), j’ai pris en charge la dizaine de conflits en souffrance et je les ai résolus facilement en une dizaine de jours. Ça n’a pas empêché les wiki-mafieux de me traiter de pyromane (sic) et plus tard de supprimer la caserne des wikipompiers avec un votre très privé. Ça se passe comme ça dans « l’Encyclopédie libre ». 🙂

  9. Wikibuster dit :

    @Menbiens : Je ne demande pas à être cru sur parole, je me rappelle les débuts de wikibuster.org qui était un forum sur un wiki, quelques wikipédiens sont venus affirmer qu’il se transformerait mécaniquement en un lieu de censure comme Wikipédia (comme pour justifier leurs propres travers). J’ai largement gagné mon pari et encore aujourd’hui sur le blog il n’y a aucun filtrage ni censure et même touriste qui a l’injure facile a plus ou moins laissé tomber ce mode d’expression primitif, sans contrainte. Je vais lire votre billet !

  10. Menbiens dit :

    La frontière entre l’honnêteté et la foi est parfois tenue. ^^
    Si vous avez aimé la 1ère partie, vous apprécierez encore plus la seconde. 😉

  11. Ping : Le commonisme, nouvelle religion séculière (version intégrale) | M'en biens communs

  12. Ping : Le commonisme, nouvelle religion séculière (partie II) | M'en biens communs

  13. Wikibuster dit :

    Si la qualité du site (règles de fonctionnement) est là je ne m’inquiète ni pour les contributeurs, ni pour les responsables éditoriaux, ni pour l’audience. Je prétends seulement à l’honnêteté vous vous en doutiez surement. Un coup de main est le bienvenu, il faut concevoir l’organisation du site, je suis en train d’écrire quelques guides courts que vous pourrez critiquer. Pour les articles il y a deux catégories, les articles distanciés type encyclopédie classique (visant l’enseignement) et les articles d’auteur type essai, on choisit son style.

  14. Menbiens dit :

    ^@Wikibuster

    Ah… j’aurai cru que le plus difficile serait de trouver des contributeurs et des responsables éditoriaux… Si vous avez des idées de ce côté là, il devrait y avoir de l’audience. Ces derniers n’étant pas anonymes, ils devraient assurer la promotion de leurs articles au sein de leurs réseaux… puis, de fil en aiguille, une audience plus large devrait voir le jour…

    Pas énormément de temps, mais d’humeur à enquiquiner… si vous avez besoin d’un coup de main… ^^

    En tout cas, je participerai bien aux articles : Biens communs, Commons, Commonisme + un ou deux autres plus purement juridique. (Vous avez bien dit que vous ne prétendiez pas à l’objectivité, hein ? ^^)

  15. Wikibuster dit :

    @Menbiens : Merci, en effet la critique du commonisme appartient bien à la Matrice ! 😉 Techniquement le fork est simple à mettre en place, ensuite il faudra trouver des contributeurs mais j’ai déjà un paquet d’idées. Mon objectif est réaliste, je jugerai le résultat positif dans un an si le site fonctionne harmonieusement et s’il produit des articles de qualité, ensuite pour l’audience c’est autre chose.

  16. Menbiens dit :

    @Wikibuster Bien évidemment ! Et ce billet plus que tout autre : vous avez contribué à son déclenchement ! 🙂

    Un fork… Je tremble juste à imaginer le travail que ça va représenter….

  17. Wikibuster dit :

    Les articles (par groupe, par exemple le thème « Histoire contemporaine ») seront sous la responsabilité d’une personne compétente (genre un prof. ou un passionné très cultivé), non anonyme, capable de valider la qualité et d’engager son nom, elle rendra des comptes. Le choix éditorial global est de fournir des articles synthétiques au contraire de Wikipédia qui est extensif, je pense que ça correspond davantage au vrai besoin des lecteurs.

  18. Wikibuster dit :

    Alors disons © non CC-BY-SA, © tout nu.

  19. Wikibuster dit :

    Les articles de Wikipédia seront en CC logiquement et il y aura des articles en ©.

  20. Wikibuster dit :

    Faisons la paix touriste je vais lever le pied sur Wikipédia et le libre, je lance un fork de Wikipédia.

  21. Wikibuster dit :

    Ben c’est pas grave c’était pas très important.

  22. Wikibuster dit :

    « linux est une immense collaboration » -> n’a rien à voir avec la possibilité de lire source.

  23. Wikibuster dit :

    Pas l’aspirateur, J. Edgar.

  24. Wikibuster dit :

    C’est une façon de parler, cherchez Hoover sur votre encyclopédie en ligne préférée.

  25. Wikibuster dit :

    @simple-touriste : Ce qui était une intuition il y a un an devient de plus en plus évident et je trouve goûteux que le commonisme ait été inventé dans le pays le plus primairement anti-communiste ! 🙂

  26. Wikibuster dit :

    @Menbiens : J’ai vu ça, ça dépote (on peut reproduire plus tard ?). Quelque chose me dit que si l’usage du terme commoniste se généralise, ils vont trainer un boulet… mortel. J’avais inventé ce mot pour les caricaturer et quelle surprise de voir qu’ils l’avaient créé eux-mêmes bien avant moi, comme andouilles on ne fait pas mieux ! 😉

  27. Menbiens dit :

    @Wikibuster 1ère partie (la gentille) effectuée sur le rapprochement avec la religion. Merci pour l’inspiration ! ^^

    http://menbienscommuns.com/2013/11/24/le-commonisme-une-nouvelle-religion-seculiere-partie-i/

  28. Wikibuster dit :

    @Menbiens : « ça a l’air tout mimi ces petites bêtes… »

    C’est ce qu’ont dit tous ceux qui ne se sont pas fait dévorer ! 😉

  29. Menbiens dit :

    @Wikibuster Rhoo… ça a l’air tout mimi ces petites bêtes… ^^

  30. Menbiens dit :

    @Simple-touriste En effet, il aurait même été plus juste d’écrire tout le droit de la propriété intellectuelle… 🙂

  31. Menbiens dit :

    @Wikibuster Oui, vous avez pas tort sur les liens entre populisme et fascisme…. On va dire que la fascisme commence par le populisme et peu aboutir au totalitarisme. Du coup, après être parti directement à la dernière étape, on revient à la première. ^^

    Et à chacun son champ de compétence. Pour ma part, aucune connaissance de Wikipédia. 😉 D’ailleurs,
    Drac : Démon ? Direction générale des affaires culturelles ? Drone ? … ???

    Et aussi très idéaliste. Incapable de supporter (entre autres) la manipulation idéologique. 🙂

  32. Wikibuster dit :

    @Menbiens : Il ne faut pas oublier que mon sujet c’est Wikipédia, j’ai été obligé de regarder du côté de Creative Commons pour comprendre et du commonisme, puis forcément du côté du droit d’auteur, puis du côté des écologistes… sans qu’aucun de ces sujets m’intéressent le moins du monde. J’ai hélas côtoyé les sordides wikipédiens et j’ai très peu de goût pour les invectives aussi quand je parle de fascisme c’est bien du premier degré (ils méprisent la démocratie et ne s’en cachent pas), vous préférez un mot comme populisme, ces deux-là vont ensemble. Je suis surement aussi « idéaliste » (dans le mauvais sens du terme) que ssqtch en combattant la tricherie et les magouilles, ça n’a probablement pas de sens. J’ai compris trop tard, je me suis englué dans un soupe d’inintelligence collective, pour en sortir il aurait fallu n’avoir aucun ego et admettre avoir perdu contre des lâches organisés en clans. Difficile pour un Drac, j’ai choisi le combat. 😦

  33. Menbiens dit :

    @Wikibuster Bien vu. 🙂

    Et vu l’agressivité de certains, c’est limite si on se sent pas au temps des « croisades », la mort – très regrettable – d’Aaron Swartz servant régulièrement d’excuse – plus ou moins légitime – à cette agressivité.

    D’ailleurs, même si on n’a finalement pas beaucoup d’avis commun, vous, vous restez toujours poli dans vos commentaires et ne vous perdez pas en discours hors sujets à chaque fois pour noyer le poisson.
    Vous laissez aussi largement la place à la contradiction.

    Vous êtes finalement beaucoup plus rassurant que nombres d’idéalistes agressifs, injurieux et prompts à l’emportement au regard d’avis divergents, en dépit de positions quelques peu rétrogrades (+ de tendances à traiter un peu trop vite de fasciste ou… mais on est également tombé dans ce travers avant de ce mettre d’accord sur le fait de ne plus utiliser des expressions aussi lourdes sans situations extrêmes).

    L’enfer est pavé de bonnes intentions.

  34. Wikibuster dit :

    @Menbiens : Une nouvelle « religion » qui émerge sur les cendres de ce qui a aussi été décrit comme un substitut de religion, le communisme (?)

  35. Menbiens dit :

    @ssqtch Nouvelle « religion » qui naît sur le déclin des religions ? + théorie du bouc émissaire appliquée aux auteurs touchant des droits/aux ayant-droit ?

  36. Menbiens dit :

    @Wikibuster ^^

  37. Wikibuster dit :

    Ce silence prolongé de ssqtch m’inquiète je pense qu’il va pondre un commentaire si long que le serveur va rendre l’âme ! 😉

  38. Wikibuster dit :

    J’ai payé ce qu’on m’a demandé de payer en fonction des caractéristiques de mon blog, tu m’inquiètes j’ai eu tort ?

  39. ssqtch dit :

    Tu as payé une GPL ?

  40. Menbiens dit :

    Tout à fait d’accord sur la maximisation du profit, mais la maximisation du profit de fera autrement peu à peu. Regarde : http://www.techdirt.com/articles/20131120/03172425301/moby-not-just-giving-away-his-new-album-free-bittorrent-hes-okay-with-you-profiting-remixing-his-work.shtml

    Même chose pour les DRM. Certains proposent du sans DRM, les clients ne veulent pas de DRM, les autres seront obligés de les enlever pour vendre. Simple.

    Et puis faudrait savoir. D’un côté les DA profitent à pas grand monde (cf. https://politiquedunetz.sploing.be/2013/11/comment-quelquun-qui-aime-la-culture-peut-il-etre-un-monopoliste-du-droit-dauteur/), de l’autre… il est absolument capital de lutter contre les quelques personnes qui en touchent.

    Et désolé, mais moi ils m’inquiètent vraiment. J’en vois de plus en plus. Entre le parti pirate, les libristes, les écolos,….. J’ai le sentiment de voir un grand mouvement populiste voir le jour.

    Les histoires de « loup », justement, parlons-en. Tu sais ce que je vois : des individus qui essayent de terroriser d’autres personnes avec des histoires de grands méchants loups. Des individus qui profitent du chômage ou de l’insatisfaction professionnelle de personnes pour les faire rêver à un autre monde où ils toucheraient un revenu de base qui les dispenseraient de travailler s’ils le souhaitent et leurs permettraient tous d’être de petits artistes heureux !

    Suivez-vous sinon l’enfer vous attend ! Viendez, on va vous offrir le paradis !

    On profite de la détresse des gens (mieux, on l’aggrave !) pour les embrigader dans des choses qui risquent de dégénérer.

    La preuve, les discours incohérents repris et repris ne cessent de s’enchaîner !

    (N.B. par contre le revenu de base non plus. C’est la manière de le présenter + le fait que sa mise en place passera nécessairement par un contexte politique houleux – porté par des gens terrorisés rêvant à un paradis – qui me heurte).

  41. Wikibuster dit :

    Tu n’es pas dans l’édition ??? Quelle déception, mais alors tu donnes aux autres des conseils gratuits, c’est généreux de ta part. J’ai acheté ma licence à WordPress, à qui d’autre ?

  42. ssqtch dit :

    Je ne suis pas éditeur.

    A toi, gamin : peux-tu me dire à qui tu as payé le droit d’utiliser un template WordPress ?

  43. Wikibuster dit :

    Peux-tu avoir la gentillesse de me dire où je peux télécharger gratuitement les œuvres des auteurs que tu édites ?

  44. ssqtch dit :

    J’y suis déjà, gamin.

  45. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    Je trouve que tu n’es pas très observateur, à tous points de vue. Tous mes messages sont modifiés a posteriori ne serait-ce que pour rajouter les italiques. Et modifier mon message après cette contribution de haut vol « Au moins je pense, moi » c’est sûr c’était pas réglo ! 🙂

    « une offre légale avec des services en plus permet de construire un modèle économique efficace »

    Lance-toi dans le business tu m’as l’air surdoué !

  46. ssqtch dit :

    Au pitre :

    1) ça fait des années qu’on dit qu’une offre légale avec des services en plus permet de construire un modèle économique efficace, sans plus confronter distribution payante contre téléchargement gratuit.

    2) la méthode qui consiste à modifier son message après la réponse de l’interlocuteur est une autre preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    >> pitre.

  47. ssqtch dit :

    Au moins je pense, moi.

  48. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Tu es fâché c’est tout, tu ne penses pas ce que tu dis.

    Tu es bête ou quoi (mauvaise foi) ? Si le téléchargement gratuit de Gravity était légal il ne resterait que le cinéma comme recettes (et encore c’est pas sûr), fini la télé, fini Canal+, le business model tout entier s’effondre instantanément.

  49. ssqtch dit :

    @Wikibuster : comment Gravity peut exister à l’époque du téléchargement pirate ? Bah ouvre les yeux, débile. C’est déjà le cas. On télécharge depuis 15 ans, et les budgets du cinéma n’ont jamais été aussi astronomiques.

    J’ai trouvé un interlocuteur apparemment nettement plus cortiqué que toi, je te laisse donc à tes délires. Tu n’es qu’un pitre.

  50. Wikibuster dit :

    @ssqtch : « Tu me donnes l’impression de vouloir te trouver des adversaires dans la cour de récréation alors que l’école est cernée par les loups !! »

    Je n’ai lu que la dernière phrase pour l’instant, j’ai l’impression qu’il te faut écrire un tome entier de la pléiade pour sortir 1 phrase censée ! 🙂

  51. ssqtch dit :

    @M’enbiens : ok, au temps pour moi, tes premières interventions ne laissaient évidemment pas présager la position que tu explicites à présent.

    Tu conviens qu’une réforme des propriétés intellectuelles est nécessaire (ce qui suppose d’avoir reconnu que telles qu’elles existent aujourd’hui, elles ne jouent plus l’office qu’elles sont censées jouer), et tu n’es même pas hostile par principe à une légalisation des échanges non-marchands. Bravo !! On va pouvoir discuter, on vit déjà dans le même continuum espace-temps (je pense que ce n’est pas le cas de notre hôte).

    Maintenant, tu dis que tu préférerais qu’on laisse les acteurs économiques s’en convaincre par eux-mêmes, misant sur leur rationalité. Fort bien. Je vais te faire une confidence : je disais presqu’exactement comme toi il y a quelques années. Je croyais encore à la rationalité des marchés, non pas à leur moralité (le marché est a-moral) mais au moins à une certaine recherche d’efficacité, à une forme d’optimisation des richesses pour permettre au plus grand nombre d’en profiter. C’était du pur libéralisme, les agents économiques agissant dans leurs intérêts particuliers, la somme de ces intérêts particuliers devait correspondre à l’intérêt général… jusqu’à ce qu’en regardant ça de beaucoup, beaucoup plus près, je réalise que c’était faux. L’entreprise ne recherche rien d’autre que la maximisation du profit. L’accumulation privative de richesses. Et tu sais quoi ? En soi, c’est parfaitement normal. C’est pour ça qu’existe l’entreprise. C’est pour ça que cette fiction juridique a été créée. Pour permettre la création de richesses… qui pouvaient ensuite être redistribuées équitablement entre tous. Ce n’est pas Marx qui l’a dit, c’est Smith. C’est Weber. Ce sont les pères du libéralisme qui ont dit que l’accumulation de profits privés doit in fine permettre l’enrichissement général de la collectivité. C’est parce que les marchés ont été jugés comme des outils efficace pour permettre la création de richesses, qu’on les a libéralisés, mais il était toujours question que cette richesse bénéficie à l’espèce humaine, rien de moins. C’est pour ça qu’existent des kilomètres de lois, justement pour éviter la jungle, et rappeler que la finalité est la redistribution, directe ou indirecte, de la richesse produite.

    Alors, si les acteurs économiques pouvaient se persuader tous seuls de la nécessité de se réformer, de se réguler, et de respecter l’intérêt général, je dirais peut-être comme toi. Mais ce n’est pas le cas. Quand des entreprises ignorent ou méprisent des règles de sécurité pour maximiser leurs profits, quand elles s’entendent entre elles pour fixer les prix au mépris de la demande réelle, quand elles truquent leurs comptes (ou les comptes de pays entiers pour spéculer contre eux), quand elles confisquent la culture ou la recherche scientifique à leur seul bénéfice alors que c’est la société entière qui doit in fine en bénéficier, quand elles freinent l’innovation, quand elles retardent la mise sur le marché de médicaments pour améliorer leur taux de pénétration ou commercialiser des médicaments supplémentaires, et je ne compte plus les exemples, elles ne sont plus les outils qu’elles devaient être. Elles deviennent comme des anticorps devenus fous, des cellules métastatiques qui ruinent l’organisme qu’elles sont censé maintenir en vie. Tu penses vraiment qu’Universal, Monsanto, Vivendi, Goldman Sachs, Standard & Poors, Google, Apple, Microsoft, Facebook, Amazon, Pfizer, Total ou Tepco, participent à l’élévation générale du niveau de vie humain, ou est-ce qu’elles colonisent leurs clients et formatent la demande à coups de marketing pour augmenter les dividendes ? Qu’est-ce que cherche une firme qui viole sciemment une consigne de sécurité, ou organise l’obsolescence programmée de ses produits ? Elle joue le jeu selon toi ?

    Je ne crois pas, je ne crois plus à la « conscience » ni même à la rationalité de ces conglomérats. La financiarisation de l’économie, depuis les années 80, leur a permis de s’affranchir de toute forme de réalité. Elles ne rendent plus compte à la collectivité. HSBC est convaincue de blanchiment d’argent massif, mais personne ne va en prison parce qu’elle menace le gouvernement US. Google et Apple ne paient pas d’impôts en Europe parce qu’elles peuvent échapper à la discipline collective et que personne ne les rattrape. Les délocalisations, qui obéissent avant tout à la recherche de maximisation du profit (et non pas la rationalité de la production ou la protection de l’entreprise, non, juste la maximisation des dividendes), ravagent des régions entières, confrontées au chômage, et asservissent d’autres salariés à l’autre bout du globe pour des sommes que tu ne donnerais pas à un clochard.

    Et tu sais quoi ? ça fait des années, des décennies maintenant qu’existent des discours critiques contre ces agissements, qu’existent des lois de régulation, des législations anti-ententes, ça fait des années que des experts expliquent que ça ne pourra pas durer, que c’est devenu contre-productif, et dangereux, que les promesses du libéralisme sont trompées, que quelques riches sont de plus en plus riches pendant que tous les autres sont de plus en plus pauvres, ça fait des années qu’on te sort des études sur la paupérisation de la population, sur la caducité de modèles économiques vicieux, sur la destruction de l’environnement… et il y a eu des réactions ? Je veux dire, ces marchés, ces firmes se sont-elles résolument lancées dans les mutations nécessaires ? Que dalle !!! Jamais !!! Il n’y a que lorsqu’un gouvernement leur impose une législation, qu’on parvenait encore à faire prévaloir l’intérêt général et la loi souveraine. Mais ça ne fonctionne même plus aujourd’hui, il faudrait des législations internationales très contraignantes pour forcer ces mastodontes à freiner leurs délires et à revenir au respect de l’intérêt général, il faudrait des autorités internationales quasi-dictatoriales pour les forcer, aujourd’hui, à obéir à nouveau à des principes juridiques, démocratiques et politiques auxquels on les a laissées échapper (par bêtise, et aussi le plus souvent pas collusion des élites politiques, par clientélisme). je ne crois pas, je ne crois plus à la rationalité des entreprises, il suffit de regarder la crise financière et la crise économique qui a suivi depuis 2008 pour le comprendre. Quand même Alan Greenspan avoue qu’il ne comprend rien à la machine, tu crois vraiment que ces acteurs économiques vont se dire « wow, on fait n’importe quoi et on scie l’arbre sur lequel on est perché » ? Non, elles s’efforcent comme des sauterelles de tout faire pour maximiser leurs profits selon un schéma, qu’elles ne veulent pas adapter aux circonstances : elles sont devenues assez puissantes et assez autonomes pour forcer les circonstances à se plier à leur schéma. C’est le lobbying qui agenouille le pouvoir politique, c’est le marketing qui hypnotise le public. Croire que ces mastodontes vont prendre conscience seuls qu’il faut se réformer pour satisfaire le plus grand nombre, c’est une pure illusion, ça ne marche pas comme ça, ce n’est pas la nature des marchés, ça c’est bisounours land.

    Et ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, comme l’autre déficient : je n’applique pas ces observations à tout entreprise, mais aux firmes qui sont assez grandes pour influer à elles seules des marchés entiers, des normes sanitaires, des lois souveraines, des bassins d’emploi ou des innovations techniques. Il n’y a aucune commune mesure entre une PME et Microsoft, alors pourquoi diable trouve-t-on des cons pour prétendre qu’elles doivent être régies selon les mêmes règles ? D’ailleurs, si des législations anti-concentration existent, c’est bien parce que les superfirmes sont dangereuses, et si elles sont dangereuses, c’est parce qu’elles sont en capacité de s’affranchir de l’impératif du bien commun, de l’intérêt général, et du respect des législations souveraines.

    Comme on préférerait tous éviter une dictature internationale, on s’en remet donc à la société civile, à des initiatives comme les licences libres, le crowdsourcing et le partage non-marchand, qu’évidemment on ne saurait imposer à personne puisque ces modèles sont encore minoritaires. Dire que ces initiatives sont autoritaires, c’est regarder le monde par le petit bout de la lorgnette, c’est s’énerver contre le discours d’un militant dans la rue alors que la tour de verre qui lui fait face domine tout le monde. C’est se tromper de cible, par myopie.

    Alors, je suis tout près à dire que certains discours de libristes sont caricaturaux. J’ai eu affaire à l’intégrisme de certains, mais ils sont aussi nombreux et aussi influents qu’une organisation anarchiste à la Défense !! Tu me donnes l’impression de vouloir te trouver des adversaires dans la cour de récréation alors que l’école est cernée par les loups !!

  52. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    « mais qu’il était devenu nuisible de la façon dont il est instrumentalisé par des fictions juridiques au détriment des intérêts du public et des artistes, »

    Qu’est-ce qui a changé à part le piratage qui a pris en otage la liberté sur Internet et le sursaut idéologique de petits rigolos que le culte de Che Guevara n’excite plus assez ?

    « Si je dis qu’il faut réformer les élections pour prendre en compte les bulletins blancs, ça veut dire « supprimer les élections » ? »

    Alors réponds (10ème fois que je demande ?) : Comment pourrait exister un film comme Gravity si on peut le télécharger gratuitement sur le web ?

    « Le reste, la « loi du plus fort », et le « net qui amène l’impunité du piratage », ça ne fait que confirmer que tu es un idiot qui prend tous les problèmes à l’envers. »

    Ça confirme que j’ai les pieds sur terre moi, je ne suis pas comme I. ATTARD qui propose que le « manque à gagner » soit financer par les fumeurs ! HA HA !

    « Le net permet de nouvelles formes de communication, et notamment de diffusion culturelle »

    Tu parles de Wikicaca là ?

    « L’intérêt général innerve le droit depuis 300 ans au bas mot. »

    Espèce de révolutionnaire petit bourgeois néolibéral !

    « J’ose même pas te parler d’écologie… »

    Ah oui épargne-moi ça STP les pseudo écolos d’EELV m’énervent assez comme ça.

    La « démocratie » idéale n’est qu’un but vers lequel on tend, mais au moins est-on respectable si on essaie d’y tendre.

    Alors extrêmement lentement avec des gus comme toi !

  53. ssqtch dit :

    @Wikibuster :

    Tu écris : « Prétendre que le droit d’auteur est illégitime, que toi seul sais ce que c’est vraiment, qu’il est nuisible pour tout le monde y compris les auteurs, que malgré ça le « réformer » ne signifie pas l’abroger… tout ça c’est du mega-sophisme. Tu n’as pas le cran de tes idées. »

    Ok, donc c’est de pire en pire, là. Parce que je n’ai pas prétendu que le droit d’auteur est illégitime, ni qu’il était nuisible pour tout le monde, mais qu’il était devenu nuisible de la façon dont il est instrumentalisé par des fictions juridiques au détriment des intérêts du public et des artistes, et donc qu’il fallait le réformer, et non l’abroger. Si je dis qu’il faut réguler les banques, ça veut dire « les supprimer », dans ton petit crâne enfiévré ? Si je dis qu’il faut réformer les élections pour prendre en compte les bulletins blancs, ça veut dire « supprimer les élections » ?

    Tu ne sais faire que déformer les propos de tes interlocuteurs. Quant au cran, je ne vois pas ce qu’il vient faire là. A moins que tu estimes courageux d’empiler les conneries et les mensonges sur ce blog.

    Le reste, la « loi du plus fort », et le « net qui amène l’impunité du piratage », ça ne fait que confirmer que tu es un idiot qui prend tous les problèmes à l’envers. Le net existe, toto, tu veux le supprimer peut-être ? Le net permet de nouvelles formes de communication, et notamment de diffusion culturelle, on doit y renoncer parce que ça nuit aux models business d’oligopoles existants ? Donc on doit figer l’évolution, refuser l’innovation, et ne surtout jamais réfléchir à des alternatives économiques ou juridiques susceptibles de MIEUX remplir le rôle imparti d’une part à la notion juridique de « propriété intellectuelle », et d’autre part aux industries culturelles ? Ne changeons rien, au contraire, laissons quelques entreprises (oh, pas beaucoup, 3 ou 4 suffisent) régir la culture, l’innovation scientifique, l’information, sans souveraineté populaire, sans décision démocratique, sans respect de l’intérêt général.

    « La satisfaction du plus grand nombre » elle est gravée dans nos Constitutions, et elle est également à l’origine des principes du libéralisme (mais tu ignores ce que c’est, toi, tu confonds avec le « néolibéralisme » apparemment). L’intérêt général innerve le droit depuis 300 ans au bas mot. Si tu y vois du fascisme, c’est que tu es aussi INCULTE en politique et en histoire des idées que tu l’es en droit et en économie. Je crois que je tiens un winner.

    DIS VOIR LA BELLE AU BOIS DORMANT, REVEILLE-TOI ! la loi du plus fort elle existe dans les faits aujourd’hui, et c’est précisément le néolibéralisme que tu défends ! Et qui continue de s’étendre : http://reflets.info/accords-secrets-de-libre-echange-oublie-ta-bribe-de-democratie

    Et c’est précisément ce qu’on s’efforce de combattre, dans le domaine de l’économie informationnelle, en parlant de revaloriser l’intérêt général, de protéger les biens communs, de freiner l’appropriation privée de l’immatériel, et d’acter de la désintermédiation pour définir de nouveaux modèles juridiques économiques opérationnels. Bref, pendant que tu es assis à glorifier un système de moins en moins efficace et de plus en plus destructeur, d’autres se cassent le tronc à essayer d’imaginer un monde vivable demain. J’ose même pas te parler d’écologie, toto, tu me répondras qu’il faut bien entendu laisser les entreprises polluer à tout va, menacer l’écosystème et pourrir des régions entières, l’essentiel étant qu’elles fassent leur beurre voyons.

    Mais suis-je bête, je suis sur le blog d’un nihiliste qui pense intelligent de sortir de grandes sentences comme « la démocratie n’a jamais existé » (pssst, Hiroshima non plus) pour sanctifier une seule chose : le bénéfice de l’entreprise. Cette espèce de certitude totalement creuse selon laquelle l’économie serait la source et la finalité de toute chose, cette doxa néolibérale circulaire, ce putain de cancer mental qui provoque des catastrophes. Même en expliquant patiemment l’origine juridique des choses, même en précisant patiemment que non, il ne s’agit pas de détruire mais d’évoluer, non, il ne s’agit pas de basculer dans l’enfer communiste mais de stopper l’emballement infernal du capitalisme… bah non, tu réponds des conneries plus énormes à chaque message. Tu as quel âge, sérieusement ? Parce que si tu n’as pas encore fini le lycée, c’est désespérant mais pas totalement désespéré, tu pourrais encore être décillé. Si tu as plus de 20 ans, c’est tragique, vraiment. La « démocratie » idéale n’est qu’un but vers lequel on tend, mais au moins est-on respectable si on essaie d’y tendre. Au moins de grandit-on. Au moins fait-on avancer l’humanité. Au moins essaie-t-on de se souvenir que le droit, l’économie, le marché, l’entreprise, sont des OUTILS pour faire fonctionner les sociétés humaines, des OUTILS, pas des FINALITES. En revanche les résignés et les exploiteurs, ainsi que la cohorte de déficients mentaux qui louent les diktats néolibs sans rien y comprendre comme ici, n’attirent que mépris et moquerie.

    Bref, où sont les caméras ? Je croyais être tombé sur le blog de l’un de ces amusants obsédés anti-libristes, un frustré de Wikipédia, mais non, je suis tombé sur un génie de l’inculture, un cador du n’importe quoi…

  54. Wikibuster dit :

    @membiens : « Par contre, j’aurai plutôt tendance à croire qu’il faut laisser les acteurs économiques constater d’eux-mêmes que ce système ne peut plus convenir et glisser doucement vers d’autres modes de fonctionnement que de se livrer à une guerre acharnée. »

    Beh oui c’est le bon sens, si le modèle n’est plus bon les vendeurs doivent s’adapter, mais c’est à eux de le faire, pas à la loi de l’imposer. Je ne crois pas qu’il y ait jamais eu de loi pour accélérer la fin des diligences (?) Rien n’empêche de proposer des systèmes d’abonnement et ça commence à se faire apparemment, sur la base du volontariat. En plus si les auteurs sont si mécontents des services des éditeurs ils devraient s’engouffrer dans ces nouvelles formules n’est-ce pas ? Noter qu’on a nul besoin de changer le droit d’auteur pour aller dans cette direction avant-gardiste du point de vue du business.

  55. Menbiens dit :

    @ ssqtch

    Bon… ben… on se tutoie alors…

    Je laisse tomber la question de la domanialité, biens communs et… pas le sujet et on ne va pas tourner en rond pendant des heures. Cela devient excessivement fatigant… Je relève quand même que tu te mets finalement toi-même à faire le parallèle entre droit de propriété intellectuelle et droit de propriété privé. Voilà qui fort…

    Sinon, tu te méprends. En ce qui me concerne, je suis absolument pour la réforme du droit d’auteur et quasiment avec tout ce qu’il y a dans ce livret http://fr.ulule.com/ref-da/. J’ai quelques doutes sur la légalisation des échanges non marchands, mais je ne suis pas non plus hostile cette question.

    Et je crois même qu’on pourrait largement se passer du droit d’auteur. Je ne suis absolument pas pour qu’on veille envers et contre tout à sa défense. Cela entraînerait plus de méfaits qu’autre chose. (@Wikibuster, êtes-vous encore là ? 😉

    Par contre, j’aurai plutôt tendance à croire qu’il faut laisser les acteurs économiques constater d’eux-mêmes que ce système ne peut plus convenir et glisser doucement vers d’autres modes de fonctionnement que de se livrer à une guerre acharnée.

    Le truc qui m’inquiète, c’est la quantité de raisonnements absolument foireux qui sont développés pour défendre ces choses et qui frisent la manipulation idéologique.

    Ce sont des questions légitimes, mais qui servent de supports à des extrémismes et ce sont à ces extrémismes qui auxquels nous nous opposons.

    De nombreuses personnes en viennent à reprendre des tonnes et des tonnes de propos absolument incohérents au motif qu’ils soutiennent « leur cause » et paraissent littéralement endoctrinés, si ce n’est aliéné.

    Cela en devient en notre sens extrêmement dangereux. Nous sommes donc désormais là pour mettre en évidence ces dérives, même si cela ne sera probablement qu’une petite goutte dans la mer. C’est tout.

  56. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    Prétendre que le droit d’auteur est illégitime, que toi seul sais ce que c’est vraiment, qu’il est nuisible pour tout le monde y compris les auteurs, que malgré ça le « réformer » ne signifie pas l’abroger… tout ça c’est du mega-sophisme. Tu n’as pas le cran de tes idées.

    « ce que le net amène comme changements de paradigmes »

    Le net amène l’impunité du piratage, point barre.

    Faire pression sur les entreprises en leur disant on ne vous défendra pas contre les comportements illégaux c’est valider la loi du plus fort contre la légalité. Ensuite tu pleurnicheras que des plus forts que toi ont le pouvoir de tricher, ils te le doivent en réalité.

    « quelqu’un qui se fixe comme objectif la satisfaction du plus grand nombre »

    Attention on sent pointer des conceptions fascisantes, moi je dis ça…

  57. Wikibuster dit :

    « puisqu’il est acquis pour tous, toi y compris je pense, que la « démocratie » est aujourd’hui plus un discours médiatique qu’une réalité politique »

    La démocratie n’a jamais existé et n’intéresse visiblement pas grand monde, tu ne feras pas le bonheur des gens contre eux, ce qu’ils veulent c’est des séries à télécharger gratuitement, mais avec les commonistes les séries disparaitraient sur le champ puisque personne n’aurait besoin de les acheter, donc rêve aux grandes réformes si ça t’amuse mais ne sois pas trop déçu si les propositions de loi genre EELV font un joli plop.

  58. ssqtch dit :

    Si, ça s’appelle les échanges non-marchands. Mais ça ne signifie « abrogation du droit d’auteur » que pour les incultes qui ignorent ce qu’est le droit d’auteur, ce qu’est la dématérialisation, ce qu’est un contrat d’édition, et ce que le net amène comme changements de paradigmes (techniques et économiques, donc juridiques).

    J’irai lire ton lien dans le week-end. Mais, tu sais, évidemment qu’il y a des gens un peu démago ou trop idéalistes, et pas seulement chez les libristes, hein. Certains ne recueillent pas mon assentiment, parce qu’ils ont une approche trop idyllique des choses. D’autres en revanche sont très rigoureux dans leurs idées, à commencer par Moglen ou Lessig. Et ces mecs voient loin, eux.

    En revanche, je préférerai toujours quelqu’un qui se fixe comme objectif la satisfaction du plus grand nombre, fût-il un peu idéaliste, à une raclure qui cherche avant tout comment s’enrichir personnellement sur le dos des autres (via des contrats léonins, des modèles économiques vampires ou des régies publicitaires toutes-puissantes) et qui cherche surtout à en faire le standard économique (ou plutôt, qui cherche à pérenniser ce standard, puisqu’il est acquis pour tous, toi y compris je pense, que la « démocratie » est aujourd’hui plus un discours médiatique qu’une réalité politique, et que le « marché » est devenu si omniprésent qu’il bat en brèche les notions de souveraineté populaire, de légitimité démocratique ou d’intérêt général).

  59. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Pour t’amuser lis : « Rémi MATHIS, ou comment avoir sa page sur Wikibuster ? »

    Beaucoup des « commonistes » que j’ai croisés sont de formidables faux-culs populistes, ils ne sont pas pour l’abrogation du droit d’auteur mais pour une « refonte » qui permettra la diffusion gratuite des œuvres sur le web, pour le plus grand bénéfice des consonautes. Mais pas toi hein ?

  60. ssqtch dit :

    Je n’ai pas perçu la dimension « satirique » de ce site, mais si tu veux dire par là que vous affirmez sciemment tout et n’importe quoi en faisant semblant d’être sérieux, alors là je te rejoins.

    Mais tu as apparemment l’honnêteté de reconnaître que non, les CC n’ont pas appelé à l’abrogation du droit d’auteur, et que oui, c’est uniquement ton extrapolation, (partisane – pourquoi pas – mais aussi fantaisiste et malhonnête selon moi). Dont acte. On peut prendre date, et si un jour les CC écrivent noir sur blanc qu’elles militent pour « l’abrogation du droit d’auteur », on en reparlera. D’ici-là, ça relève plus de tes fantasmes que des idées exposées par CC, on est bien d’accord.

    Tes « questions » ? Aux quelles n’ai-je pas répondu ? Je veux dire, des vraies questions, hein, pas des pétitions de principes sous forme interrogative.

  61. Wikibuster dit :

    @ssqtch : « c’est cela le procès d’intention. »

    Le site est sur le mode critique et satirique tu as surement remarqué. Ça n’empêche pas d’être très sérieux et de voir juste, prenons date si tu veux bien ? Encore une fois je réponds à tes objections mais tu es bien silencieux sur mes questions pourtant précises, tu me fais beaucoup penser à simple-touriste.

  62. ssqtch dit :

    Encore en flag de tentative d’intoxication des Enfumeurs Associés : ai-je jamais écrit que les biens communs étaient une catégorie juridique existante ? Bah non. J’ai dit que la propriété privée (puisque vous établissez une identité entre n’était qu’une forme juridique parmi d’autres, comme le domaine public (« res communis »), la domanialité publique, et des démembrements (nue-propriété / usufruit) ainsi que des servitudes. Et donc que la propriété privée n’est pas l’alpha et l’oméga, et donc qu’en matière de « propriété » intellectuelle, il était parfaitement possible de définir une catégorie juridique nouvelle, les « communs » – sur la nature desquels nous ne sommes d’ailleurs pas tous d’accord entre nous, mais sur la nécessité desquels nous n’avons aucun doute.

  63. ssqtch dit :

    @M’enbiens : tu écris, en me répondant : « « le droit de propriété, personnel et perpétuel, rencontre des exceptions depuis la nuit des temps » : effectivement. Vous concevez donc qu’on pourrait fixer de nouvelles limites ou exceptions à ce droit. »

    Ah mais complètement ! De nouvelles exceptions, érigées d’ailleurs en principe général pour les échanges non-marchands, c’est-à-dire ceux qui se résument à de la diffusion des créations. Et des exceptions renforcées pour raisons d’information, de recherche scientifique ou médicale, d’analyse critique, de parodie et de pastiche, d’enseignement, mais aussi de solidarité sociale (si la culture est payante, comme dans votre monde dystopique, elle est refusée de facto à des masses de gens de plus en plus vastes), sans oublier certaines nouvelles pratiques comme le remix ou le mash-up qui, tant qu’ils restent non commerciaux, pourraient aussi bénéficier de ces exceptions.

    Et tu parles de limites, oui en effet : aucune raison qu’on prévoie un paiement de droits d’auteurs et donc une réservation propriétaire pendant des durées délirantes comme 70 ou 90 ans après la mort de l’auteur. Ce type de transmission héréditaire c’est bon pour la propriété matérielle, puisque justement elle est en principe perpétuelle. Par contre, qu’un plouc « fils de » palpe des royalties parce que papa a fait un tube il y a 110 ans, c’est juste totalement n’importe quoi. D’autant que pour 90% des artistes (vraiment, Wikibuster devrait en rencontrer quelques uns pour en discuter), les royalties qu’ils touchent dans le système propriétaire / contrats d’édition, sont bien entendu trop dérisoires pour leur permettre d’en vivre : ce sont les éditeurs qui en profitent, puisqu’eux détiennent des catalogues entiers de créations qui leur rapportent des millions (sous forme de rente, donc).

    Même le brevet est limité à 20 ans, et il est assorti de déchéances si son détenteur ne l’exploite pas (c’est-à-dire ne fait pas bénéficier la société de l’invention correspondante). Par contre, pour les droits d’auteur, on te rallonge ça à chaque fois que le catalogue de tel ou tel Major est sur le point de perdre de la valeur – aucun rapport avec l’art ou la protection des intérêts de l’artiste, évidemment.

    Votre problème, c’est que vous n’arrivez pas à comprendre, parce que vous ignorez le contenu des contrats d’édition, la réalité économique de l’immense majorité des créateurs, la structuration économique des marchés de l’édition (littéraire, musicale ou autre), et même la nature juridique des propriétés intellectuelles (oui je sais ça fait beaucoup, mais ça vous empêche pourtant pas de claironner vos sornettes), c’est qu’aujourd’hui, le droit d’auteur est devenu l’instrument utilisé par des entreprises pour convertir les artistes en corne d’abondance (d’ailleurs, pour ces majors les artistes sont comptabilisés comme « coûts de production », terme ô combien révélateur), bref en véritable rente, alors d’une part qu’ils ne sont bien évidemment pour RIEN dans le processus créatif ni dans l’originalité de l’œuvre (qui seule permet que naisse le droit d’auteur, je vous le rappelle), et d’autre part que leur rôle dans le processus de diffusion de l’œuvre s’est considérablement réduit.

    ça ne veut évidemment pas dire qu’il faut supprimer le droit d’auteur, contrairement à ce que vous (en tous cas Wikibuster) faites dire aux commonistes, mais simplement qu’il faut le ramener à des proportions qui correspondent réellement à sa raison d’être, mais cette fois dans un contexte dématérialisé, qui oblige à changer les modèles économiques. Et sa raison d’être, JURIDIQUE et économique, c’est (i) d’assurer la diffusion optimale de la création dans le public, et (ii) assurer une juste contrepartie pour l’auteur. Pour L’AUTEUR, pas pour ses petits enfants (auxquels comme tout le monde il pourra léguer les biens physiques qu’il aura achetés avec ses droits d’auteur), et pas les succubes industrielles qui se sont greffées à sa jugulaire depuis 70 ans, initialement pour lui assurer cette diffusion publique, et plus récemment pour la détourner à leur seul profit.

  64. ssqtch dit :

    @Wikibuster : tu écris « Petite précision utile, je n’ai jamais dit que les commonistes avaient dit qu’ils étaient pour l’abrogation du droit d’auteur, j’ai dit qu’ils étaient pour l’abrogation du droit d’auteur. »

    Oui, merci de le souligner : c’est cela le procès d’intention.

    Autre citation du désopilant taulier : « Il suffit donc d’attendre encore un peu pour que leur opposition frontale soit affichée, ce n’est qu’une question de temps. »

    God, a mind reader !! Wikibuster sait mieux que les CC ce que les CC ont dans le crâne, voyez-vous. C’est pourquoi il ne lit pas ses interlocuteurs et contradicteurs. Il sait déjà ce qu’ils pensent et ce qu’ils penseront plus tard.

    Play again.

  65. ssqtch dit :

    Eh les totos, va falloir lire, hein. J’ai écrit que la domanialité publique n’était pas non plus la panacée pour certains biens, précisément parce qu’eux aussi relevaient d’une propriété exclusive, publique celle-là.

    Faudrait arrêter de répondre à côté, ça devient presque ludique votre blog.

  66. Menbiens dit :

    Et vraiment, ou vous ne savez pas ce que sont les biens communs, ou vous ne savez pas ce qu’est la domanialité publique.

    Parce que les biens domaniaux appartiennent à des personnes publiques et sont essentiellement matériels.

    Les biens communs n’ont pas été forgés pour sortir de la dialectique propriété privée/domaine public, mais de la dialectique propriété privée/propriété publique (tous les biens publics ne sont pas des biens domaniaux ! ce n’est qu’une toute petite partie ! la plupart sont des biens publics relèvent du domaine privé des personnes publiques !)

    Et les biens communs ne constituent pas une catégorie juridique existante à ce jour. Pour savoir en quoi ils consistent, voir : http://www.a-brest.net/article13126.html

  67. Wikibuster dit :

    Petite précision utile, je n’ai jamais dit que les commonistes avaient dit qu’ils étaient pour l’abrogation du droit d’auteur, j’ai dit qu’ils étaient pour l’abrogation du droit d’auteur. Il y a un an quand je disais que Wikimedia inspiré par Creative Commons visait le droit d’auteur on me pensait délirant puisque CC était présenté comme une simple aide aux auteurs pour trouver leur chemin dans le droit d’auteur, mais depuis ils ont baissé le masque et ils militent ouvertement pour une « réforme globale du droit d’auteur ». Il suffit donc d’attendre encore un peu pour que leur opposition frontale soit affichée, ce n’est qu’une question de temps. D’autre part quand on lit partout que les « échanges non marchands » (piratage) doivent être légalisés je me demande bien ce qui resterait du droit d’auteur, à mon avis juste le nom. ssqtch se fout de notre tronche.

  68. Menbiens dit :

    1. Votre manière de mélanger domanialité publique et domaine publique au sens du droit de la propriété intellectuelle n’est guère usuelle d’ouvrages juridiques ;

    2. C’est pas uniquement nous qui parlons d’abrogation du droit d’auteur. Tenez, en voilà un qui en parle : https://politiquedunetz.sploing.be/2013/11/comment-quelquun-qui-aime-la-culture-peut-il-etre-un-monopoliste-du-droit-dauteur/ et notre réponse http://menbienscommuns.com/2013/11/20/aimerlacultureettolererledroitdauteur/ (NB : il parle d’abrogation comme de réformes : attention à vos yeux !) ;

    3. Pour notre part, on a jamais soutenu que les CC parlaient d’abrogation du droit d’auteur. On a parlé de certains commonistes, ce qui n’a rien à voir (peut-être confondez-vous avec Wikibuster… ou divaguez-vous encore) ;

    4. Sur le revenu de base, je vous renvoie par exemple à cet article : http://scinfolex.com/2013/02/06/remunerer-les-amateurs-pour-valoriser-les-externalites-positives/ et je me demande si je vous l’ai pas indiqué… et je vous en avais déjà indiqué d’autres…j’ai autre chose à faire que de me répéter sans arrêt ;

    5. « vous racontez des conneries, puisque le droit de propriété, personnel et perpétuel, rencontre des exceptions depuis la nuit des temps » : effectivement. Vous concevez donc qu’on pourrait fixer de nouvelles limites ou exceptions à ce droit.

    6. « vous devriez commencer par avoir de longs débats entre vous, mes petits amis, parce qu’à lire le dernier message de M’enbiens, vous n’êtes pas au clair ni d’accord sur un certain nombre de choses » : mais on n’a jamais prétendu le contraire ! Pourquoi voulez-vous donc que nous soyons d’accord sur tout ou même sur la plupart des choses !?! Et ce n’est pas non plus parce qu’on n’est pas d’accord sur la plupart des choses qu’on ne peut pas se rejoindre sur certains points ! Où est le problème ?!? Vous pensez exactement la même chose que beaucoup de personnes ? Vous ne pouvez pas apprécier certaines idées d’une personne et pas d’autres ? Mieux, vous ne pouvez pas détester la plupart des idées d’une personne tout en trouvant quelques une de ses idées brillantes ??? C’est vraiment faire preuve d’un esprit considérablement étroit ! Dialogue, ouverture, tolérance….

  69. ssqtch dit :

    Ah non, vous n’avez pas de juristes parmi vous, ou alors ce sont les pires du pays, vraiment. Wikibuster, auquel je ne perdrai même plus de temps à répondre vu l’indigence de ses propos (notez qu’il admet quand même qu’il ne comprend pas), a enfilé sur ce blog une quantité phénoménale de sottises affligeantes en droit, vous devriez mettre vos « juristes » sur le coup.

    Quant à la domanialité publique et au domaine public, j’ai évoqué les deux dans mes contributions, et je connais la différence merci bien. C’est vous, et apparemment vos « juristes », qui semblez ignorer ce que c’est – ou alors prenez le temps de le rappeler à Wikibuster, histoire de lui épargnez un tout petit peu du ridicule dont il se pare.

    Pour finir, vous mentez éhontément, puisque c’est vous, et uniquement vous (Wikibuster / M’enbiens) qui avez parlé d’abrogation du droit d’auteur, et PAS les CC. Vous avez des méthodes de petits propagandistes qui n’écoutent pas leurs interlocuteurs et déforment leurs propos, juchés sur plusieurs couches tectoniques d’inculture crasse. Il suffit de relire vos billets et nos échanges, c’est vous qui glissez, à plusieurs reprises, de la notion de « réforme » à la notion « d’abrogation ». Votre entier « raisonnement » repose sur ce vice de base, voilà tout.

    Quant aux assertions sur le revenu de base, que personnellement je n’adopte pas selon la justification ici donnée (sans contexte d’ailleurs, comme c’est pratique), elles n’ont selon moi pas de pertinence pour expliquer la nécessité d’une refonte profonde des propriétés intellectuelles, dont j’ai déjà dit quelles devaient être à mes yeux les grandes lignes.

    Toujours pour relever vos imbécilités : pour parler de « réforme » (ou, comme vous le faites, « d’abrogation », il faut nécessairement parler de l’existant. J’ai rappelé quel était l’existant en matière de propriété intellectuelle, et rapidement en matière de propriété matérielle. D’ailleurs là aussi vous racontez des conneries, puisque le droit de propriété, personnel et perpétuel, rencontre des exceptions depuis la nuit des temps (allez consulter vos « juristes Bonux » au sujet des « servitudes domaniales », des réquisitions, des déclarations d’intérêt général, ou encore la théorie des facilités essentielles, vous allez découvrir des trucs).

    Pour finir, vous devriez commencer par avoir de longs débats entre vous, mes petits amis, parce qu’à lire le dernier message de M’enbiens, vous n’êtes pas au clair ni d’accord sur un certain nombre de choses… A commencer par les rapports juridiques très clairs entre copyright et licences libres, que Wikibuster a l’air d’ignorer fondamentalement.

    Courage, l’effort est immense, mais vous en sortirez grandis.

  70. Menbiens dit :

    1. « passe de la réforme à l’abrogation au détour d’une phrase, ce qui est un procès d’intention » : ou ça ? les deux possibilités sont juste envisagées.

    « la réforme ou l’abrogation du droit d’auteur ne serait qu’un premier pas vers une remise en question du droit de propriété dans son ensemble. »

    2. « extrapole en prétendant que la réforme/abrogation serait un premier pas vers une remise en cause du droit de propriété dans son ensemble, ce qui est un 2e procès d’intention ».

    Alors expliquez-moi donc pourquoi on trouve des choses pareilles :

    « Le fondement philosophique qui justifie l’idée que les œuvres devraient être réutilisables et partageables, c’est entre autres que la création même de ces œuvres repose sur d’autres créations antérieures relevant souvent du domaine public ou simplement d’influences d’autres artistes. (…) Le revenu de base part du même principe : aucun entrepreneur ne peut prétendre créer de valeur tout seul dans son coin. En vérité, tout ce qu’une entreprise ou un individu crée, il le fait en se reposant sur des productions antécédentes ou parallèles ».

    3. « puis vient nier son propos en prétendant qu’il n’est jamais allé jusqu’à parler d’abrogation de la propriété intellectuelle… ce qui est un mensonge, puisqu’il l’a fait juste avant. »

    A non. J’ai écrit : « d’ailleurs, nous ne sommes pas allés jusqu’à parler d’abrogation du droit de propriété privé ».

    Ou vous lisez mal ou vous faites mentez-vous-même…

    4. « mais en principe, la propriété matérielle est personnelle et perpétuelle ».

    Nous parlons de réformes ou d’abrogations. Il ne sert à rien donc à rien de nous parler du droit existant. Celui-ci est modifiable, comme le reste. Et certaines formes d’organisations sociales ont déjà remis partiellement ou totalement remis en cause le droit de propriété privé.

    5. « Et parler de Biens Communs n’implique pas de collectiviser tous les biens » : qui a dit ça ? c’est vous qui extrapolez sur nos pensées.

    6. « Cette nécessité de l’équilibre entre propriété privée et biens communs est ancestrale. C’est ce qu’on appelle la domanialité publique, elle est nécessaire pour permettre l’existence d’une société ». Peut-être parlez-vous du domaine public ? Parce que la domanialité publique n’a rien à voir avec le domaine public. Les biens qui relèvent de la domanialité publique sont essentiellement des biens qui appartiennent à des personnes publiques et présentent en plus les caractéristiques d’être inaliénables et imprescriptibles. Si vous voulez faire un peu de droit des biens, je vous recommande cette petite série : http://www.librairiedalloz.fr/selec-3508//droit-administratif-des-biens/ (Allez, même un peu de Wikipédia, pour vous faire plaisir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_public_en_droit_public_fran%C3%A7ais) Merci pour vos recommandations, mais nous comptons plusieurs juristes » parmi nous.

    7. « Prétendre que les libristes voudraient supprimer le droit d’auteur est également stupide ». Qui a dit ça ? Je dirais même plutôt le contraire, personnellement.

    N’empêche qu’il y a des personnes qui en parlent, notamment en s’appuyant sur ce livre : http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/19/un-monde-sans-copyright-framabook. Mais il me semble l’avoir déjà indiqué. Et nos billets contiennent aussi des références précises. Je vous fais donc un procès d’intention.

    Ceci étant, cela vous étonnera peut-être, mais nous nous ne croyons que très modestement en l’utilité du DA. Et oui. Et cela fera un jour l’objet d’un billet.

  71. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    « Donc, quelques entreprises assez riches et puissantes pour constituer des catalogues vont pouvoir détenir indéfiniment les brevets sur les inventions. »

    Mais non les brevets ne sont pas des oeuvres, c’est un avantage (une longueur d’avance dans l’exploitation de l’idée) pour récompenser une trouvaille, ils sont par définition temporaires.

    « Les droits sur les créations culturelles, qui jamais ne retourneront dans le domaine public. »

    Tu devrais arrêter cette fable du retour au DP, c’est ridicule, ça ne correspond à rien, une oeuvre a son origine chez un auteur, pas le DP.

    « Et ces entreprises consulter les œuvres. »

    Oui bien sûr puisque ça leur appartiendrait, je ne viens chez toi que si tu m’y autorises.

    « Et ces entreprises pourront donc conditionner, ce que nous pourrons ou ne pourrons pas créer. »

    Non on est libre de créer.

    « Plus de fonds commun, plus de libre circulation des idées. »

    Pareil qu’aujourd’hui, si tu écris un roman, je peux en écrire un autre.

    « sera la propriété d’un grand groupe. »

    Comme la propriété foncière, ça ne te gêne pas apparemment.

    « ayant-droits, qui n’auront aucune légitimité souveraine mais la puissance financière pour se partager le monde, ça sera tellement mieux !! »

    C’est ce qui se passe avec la propriété matérielle et ça ne te gêne pas apparemment.

    « D’abord, comme ces œuvres seront diffusées à titre payant de manière perpétuelle, tu n’auras qu’une partie de la population en mesure d’y accéder. »

    Pareil qu’aujourdhui, il y a des bibliothèques publiques et gratuites non ?

    « Comme aujourd’hui, tu me diras… »

    Comme aujourd’hui.

    « Ensuite, toute création qui gênera les intérêts privés de ces boîtes sera ipso facto condamnée. »

    Je ne comprends pas.

    « Le créateur dans son coin ne restera pas longtemps propriétaire de ses droits »

    Avec Creative Commons ça sera encore pire, on lui demande d’abandonner tous ses droits dès le départ.

    « il les vendra, pour toujours donc, à une industrie qui en fera catalogue »

    Oui mais pourquoi pas ?

    « et qui décidera donc de ce qui pourra être publié ou pas. Je dis ça parce que c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui »

    On va commencer à se comprendre ?

    « Tu vas en bouffer, dans ce cas, du Justin Bieber !! »

    J’écoute pas la radio.

    « Et puis pour les royalties résiduelles que ces boîtes verseront aux auteurs. »

    Mais non l’auteur vendra son oeuvre et leguera des € à ses enfants !

    « malgré le fait que cette descendance ne soit pour rien dans la création, n’ait donc aucun mérite. »

    Et pour l’héritage foncier c’est pas comme ça ?

    « J’ai l’impression qu’il y a un crescendo : à chaque nouvelle réponse de ta part, une connerie d’envergure cosmique. »

    Au contraire ça clarifierait grandement les choses, à mon avis.

  72. ssqtch dit :

    Rendre la PI perpétuelle ??? Ah la vache, merci Wikibuster, je viens de prendre la barre de rire du jour.

    Faut vraiment rien comprendre à cette question pour sortir une connerie pareille. Donc, quelques entreprises assez riches et puissantes pour constituer des catalogues vont pouvoir détenir indéfiniment les brevets sur les inventions. Les droits sur les créations culturelles, qui jamais ne retourneront dans le domaine public. Et ces entreprises pourront décider, dans le cadre de leurs licences, comment nous pourrons utiliser les dispositifs techniques et consulter les œuvres, comme elles essaient de l’imposer aujourd’hui. Et ces entreprises pourront donc conditionner, toujours dans le cadre de leurs licences, *comment* nous pourrons créer, ce que nous pourrons ou ne pourrons pas créer. Plus de fonds commun, plus de libre circulation des idées puisque la moindre formalisation sera propriétaire, et rapidement, sera la propriété d’un grand groupe. Quel meilleur moyen de tuer l’innovation ? Quel meilleur moyen de tuer la créativité ?

    Je ne m’étonne moins de ce que tu veux supprimer le parlementarisme : une bonne petite dictature « perpétuelle » des ayant-droits, qui n’auront aucune légitimité souveraine mais la puissance financière pour se partager le monde, ça sera tellement mieux !!

    Et en plus, tu me dis « il y aura toujours quelqu’un avec un intérêt à diffuser les œuvres »… ou pas !! D’abord, comme ces œuvres seront diffusées à titre payant de manière perpétuelle, tu n’auras qu’une partie de la population en mesure d’y accéder. Comme aujourd’hui, tu me diras – oui, c’est justement le problème auquel on veut remédier en parlant d’échanges non-marchands. Seulement aujourd’hui, grâce au domaine public et aux exceptions au droit d’auteur, on arrive encore un peu à conserver son caractère démocratique à la culture, à ouvrir son accès au plus grand nombre – certes, de moins en moins avec le web marchand. Demain, avec ta PI perpétuelle, c’est fini !

    Ensuite, toute création qui gênera les intérêts privés de ces boîtes sera ipso facto condamnée. Bienvenue dans le monde de la culture aseptisée, officielle (non plus parce qu’elle sera autorisée par un Etat central et censeur, mais parce qu’elle sera autorisée par un conglomérat propriétaire et censeur).

    Parce qu’il faudrait que tu ouvres les yeux, sans déconner : les mouvements de concentration sont l’une des caractéristiques les plus marquées sur les marchés, tous secteurs confondus. Le créateur dans son coin ne restera pas longtemps propriétaire de ses droits ; il les vendra, pour toujours donc, à une industrie qui en fera catalogue, et qui décidera donc de ce qui pourra être publié ou pas. Je dis ça parce que c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui : la difficulté des petites structures de production, des labels indépendants, des artistes autonomes, seront résolues à brève échéance, puisqu’ils seront rapidement absorbés. Tu vas en bouffer, dans ce cas, du Justin Bieber !! Et puis pour les royalties résiduelles que ces boîtes verseront aux auteurs, elles bénéficieront donc également à leur descendance, pour les siècles des siècles, malgré le fait que cette descendance ne soit pour rien dans la création, n’ait donc aucun mérite. Jolie façon de reconstituer des rentes pour privilégiés, by the way.

    Enfin, bien entendu tu n’as jamais entendu parler de ces centaines de brevets déposés par des bureaux spécialisés pour le compte de grosses firmes dans le seul but d’en priver leurs concurrents, sans donner lieu à exploitation – parce que la propriété intellectuelle perpétuelle, non seulement ça signifie la dictature des ayant-droits, mais ça signifie aussi la fin des systèmes de déchéances pour non exploitation.

    J’ai l’impression qu’il y a un crescendo : à chaque nouvelle réponse de ta part, une connerie d’envergure cosmique. Celle-là, elle est magnifique, elle bat tous les records précédents (qui formaient déjà un hall of fame) !!! Clap clap clap !

  73. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Rendre la PI perpétuelle lèverait de nombreuses ambiguïtés, il faut l’envisager sérieusement ! Ça serait une « construction intellectuelle » très efficace, il y aurait toujours quelqu’un avec un intérêt (et un avantage) à diffuser les œuvres.

  74. ssqtch dit :

    Ok, donc « M’enbiens » est bien l’enfumeur que je disais.

    Dans le texte en exergue là-haut, il écrit :

    « La suite du texte n’indique pas qu’une grande réforme du droit de propriété est envisagée. Cependant, l’on constate bien ce que l’on avait déjà compris intuitivement depuis longtemps : la réforme ou l’abrogation du droit d’auteur ne serait qu’un premier pas vers une remise en question du droit de propriété dans son ensemble. »

    Puis dans son commentaire, il écrit :

    « Il est vrai… une réforme ne signifie pas abrogation : d’ailleurs, nous ne sommes pas allés jusqu’à parler d’abrogation du droit de propriété privé. »

    Le lecteur attentif constatera donc que cet enfumeur :

    – passe de la réforme à l’abrogation au détour d’une phrase, ce qui est un procès d’intention ;
    – extrapole en prétendant que la réforme/abrogation serait un premier pas vers une remise en cause du droit de propriété dans son ensemble, ce qui est un 2e procès d’intention ;
    – puis vient nier son propos en prétendant qu’il n’est jamais allé jusqu’à parler d’abrogation de la propriété intellectuelle… ce qui est un mensonge, puisqu’il l’a fait juste avant.

    Consternant.

    Et on continue dans le procès d’intention en assimilant propriété intellectuelle et propriété matérielle, la (prétendue et mensongère) abrogation de l’une conduisant nécessairement, dans l’esprit de nos petits fiévreux, à l’abrogation de l’autre, par un sophisme amusant fondé sur une assimilation hasardeuse. Un logicien choperait une crise d’apoplexie, sur ce blog !

    La propriété corporelle est, en théorie, perpétuelle. Parce qu’elle est liée à une détention physique. Peu importe l’origine de la « chose », au sens du code civil, ce qui compte c’est sa disposition. On peut, en recourant à des fictions juridiques, démembrer ou mutualiser la propriété (usufruit, copropriété…) mais en principe, la propriété matérielle est personnelle et perpétuelle.

    La propriété incorporelle n’est pas, jamais, perpétuelle. Elle est toujours limitée dans le temps. Parce qu’elle concerne une forme originale, créée à un instant T par une personne à partir d’une idée. L’idée n’appartient à personne, elle est « de libre parcours ». Seule la forme peut être réservée, un temps seulement, pour accorder au créateur une contrepartie à son apport à la société.

    La nature de la propriété matérielle et de la « propriété » incorporelle est donc radicalement différente. Les analogies établies dans un sens ou dans un autre sont stupides. Vos analogies avec la propriété matérielle, voire foncière, est profondément débile. Mais l’analogie qui consisterait à nier la propriété matérielle privée au motif que tout vient d’un patrimoine commun est également non opérationnelle. Et parler de Biens Communs n’implique pas de collectiviser tous les biens, mais seulement de stopper l’appropriation privée de biens qui ne peuvent faire l’objet d’une appropriation définitive et personnelle sans causer un préjudice à la collectivité toute ensemble.

    Cette nécessité de l’équilibre entre propriété privée et biens communs est ancestrale. C’est ce qu’on appelle la domanialité publique, elle est nécessaire pour permettre l’existence d’une société. La notion de « biens communs » a été forgée pour sortir de la dialectique « propriété privée / domaine public », qui présente des inconvénients. Mais il n’a pas non plus été affirmé que toute création intellectuelle devait être un bien commun… Vous mélangez tout, par inculture encore une fois, et sans doute aussi par mauvaise foi.

    Prétendre que les libristes voudraient supprimer le droit d’auteur est également stupide. Quiconque a étudié un minimum la nature juridique des licences libres, comme des licences CC, sait que ces licences s’appuient précisément sur le droit d’auteur : l’auteur, parce qu’il détient ce droit d’auteur (ou ce copyright) décide non plus de se réserver tous les droits d’exploitation par défaut comme le prévoit le monopole d’exploitation légal, mais d’accorder aux tiers tous ces droits d’exploitation. Il ne peut le faire que parce qu’il détient initialement ces droits, précisément. Les licences libres ou CC s’appuient donc sur le droit d’auteur, elles en donnent seulement une autre application.

    Le terme de « propriété intellectuelle » est particulièrement trompeur. Les juristes savent que c’est une construction intellectuelle, et que le terme « propriété » est un leurre, parce qu’on n’avait pas trouvé mieux à l’époque. Mais il s’agit de monopoles provisoires d’exploitation, pas de « propriétés » au sens où il s’applique à la matière.

    Votre passage de la (chimérique) abolition de la propriété intellectuelle à la (encore plus fantasmée) abrogation de la propriété privée (et donc aussi matérielle) constitue donc bien une escroquerie intellectuelle.

  75. Menbiens dit :

    @ssqtch

    1. A propos d’enfumage, je vous suggère :

    « http://menbienscommuns.wordpress.com/2013/11/19/enfumage/ »

    2. Sinon :
    L’argument est présent : «  »Le fondement philosophique qui justifie l’idée que les œuvres devraient être réutilisables et partageables, c’est entre autres que la création même de ces œuvres repose sur d’autres créations antérieures relevant souvent du domaine public ou simplement d’influences d’autres artistes. (…) même principe : aucun entrepreneur ne peut prétendre créer de valeur tout seul dans son coin. En vérité, tout ce qu’une entreprise ou un individu crée, il le fait en se reposant sur des productions antécédentes ou parallèles ».

    D’où :
    a.La nature non rivale des biens en question n’est pas en cause.
    b. La nature artistique des biens en question n’est pas en cause.

    Il est vrai… une réforme ne signifie pas abrogation : d’ailleurs, nous ne sommes pas allés jusqu’à parler d’abrogation du droit de propriété privé. 🙂

    Mais je vous ferai bien le procès d’intention de faire exprès de ne pas comprendre tellement c’est explicite. 😀

    @Wikibuster

    Merci. Merci. 🙂 Mais nous sommes plutôt du genre à mettre les pieds dans le plat avec nos gros sabots… ^^

  76. ssqtch dit :

    ça saute pas aux yeux, vraiment.

    Une réforme ne signifie pas une abrogation. Ce type de fraude signe votre démarche, mes agneaux : vous êtes des enfumeurs. D’autant plus que vous êtes manifestement aussi des enfumés, qui ne bitent rien au droit de la propriété intellectuelle.

    Une intuition n’a jamais fait une démonstration. Ou alors chez les intégristes, c’est vrai… Rendons donc grâce aux deux prophètes du capitalisme cognitif centralisé et propriétaire, qui déjouent chaque jour les odieux complots des Commonistes pour conquérir le monde et dévorer tous ses habitants, et qui se battent chaque nuit pour que les ayant-droits vous fassent payer la moindre parcelle de culture…

    Alors la finesse, hein…

  77. Wikibuster dit :

    Beaucoup de finesse chez « M’en biens communs », vraiment.

  78. ssqtch dit :

    Donc toujours des « intuitions » en guise d’arguments, et des procès d’intention en guise de démonstration… ça vole de plus en plus haut…

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