Comment guérir les maux des phénomènes communaux innés à toute société ?

Si nous avons élargi sur ce blog notre critique de Wikipédia à celle de l’idéologie distillée par Creative Commons, S. LEMOINE lui va beaucoup plus loin. Ce billet a été initialement publié comme une réponse à un commentaire sur l’article : « 2014 : Naissance d’une mouvance anti-commoniste ? ».


« Mais l’autorégulation vaudra toujours mieux qu’un petit potentat d’entre-soi, propre à toute organisation fermée. »

Or, l’URSS est une autorégulation.

Les mouvements des sociétés type communalistes (cf Alexandre Zinoviev) génèrent inévitablement une hiérarchisation selon des compétences communautaires (individualistes et administratives). Wikipédia en est aussi un bon exemple.

A contrario, dans notre société type professionnelle ce qui caractérise la société est la sphère basée sur les compétences professionnelles (productions ou services). Cependant, l’aliénation de la sphère professionnelle à des transcendances générées par le pouvoir monétaire ou le privé de la propriété (caractérisant la sphère communautaire de la société capitaliste) génère une différenciation de classe et des contraintes immanentes à notre société que l’on appelle lutte des classes.

Un établissement scolaire sans CPE, ni Vie Scolaire conduirait inévitablement à une organisation immanente type communaliste. Ce qui n’est pas un mal d’autant plus que la science rentre dans cette sphère communautaire. Mais, cela génère une petit mafia et des KGB qui vont tout faire pour rester au sommet de la hiérarchie en maintenant les plus compétents professionnellement vers le bas (cf Alexandre Zinoviev). Dans nos sociétés capitalistes, il y a exclusions des individus définies sur des particularismes sexuels, raciales, ethniques, physiques… Contre ces phénomènes globaux de nos sociétés, les exclus forment de façon corporatiste/individualiste/particuraliste des sphères communales de bastion (féminisme, association contre le racisme, contre l’homophobie, religion…etc) qui renforcent paradoxalement la sphère communale globale de la société.

Comment guérir les maux des phénomènes communaux innés à toute société ?

Contre ces exclus les Etats-Unis – et pour ne pas voir le phénomène de lutte de classes (cf Parenti, M (2013). Tout-sauf classe. In, Le mythe des jumeaux totalitaires (p160-182). Paris : Delga) – ont inventé « l’égalité des chances » selon une « discrimination positive ». Mais l’égalité des chances, bien qu’elle ait des vertus apparentes, est un échec et renforce les inégalités aux seins des établissements scolaires et dans la société. Depuis N. Sarkosy, en France l’égalité des chances est synonyme de discrimination positive. On connait le résultat déplorable dans les collèges et lycées.

En France, depuis l’après guerre, l’égalité des chances est la démocratisation des connaissance et de l’école. Les valeurs françaises de la république ne tiennent pas compte de l’ethnicité et du particularisme (religieux, culturelles, raciales, sexuelles…) des individus. Cette démocratisation, valeur républicaine d’égalité, a généré au sein de l’école une exacerbation des phénomènes communalistes faisant apparaître des inégalités sexuelles et sociales parmi les élèves. Contre l’égalité des chances sur la base des discriminations positives, François Dubet pose la notion « d’égalité des places » pour ne pas dire égalité des Classes.

Pour aller vers l’objectif de l’égalité républicaine et l’intégration citoyenne définis depuis 1789 et 1882, la loi, depuis l’après guerre puis le Plan Langevin-Wallon, élargie de plus en plus le rôle des CPE et de la vie scolaire; et posent des lois inégalitaires (donner plus à ceux qui en le plus besoin : les ZEP par la circulaire de 1981 d’Alain Savary, les CLIS, les CLIN/CLA, SEGPA…etc). On va également vers une décentralisation des établissements scolaires avec des partenariats entre l’établissement, la collectivité et le privé; puis vers un Socle Commun (une loi et non un décret) qui brise le corporatisme des disciplines et la hiérarchie des disciplines. Le Socle commun évalue l’acquisition des compétences des élèves de l’école élémentaire aux collèges et aux Lycées. Ca va donc vers la fin des cloisonnements.

On s’aperçoit qu’il y a mise en jeu d’une dialectique entre une centralisation et une décentralisation. Dans les années 30 en URSS, bien qu’en interaction (la sphère historique exacerbe les phénomènes sociologiques) il existe cependant une différenciation entre les deux. La centralisation va à l’histoire (Staline et la guerre) et la décentralisation va à la sociologie (Stalinisme et phénomène communaliste). « C’est dans cette centralisation‑décentralisation qu’Edele trouve le secret de la victoire de Stalin » (cf Jean‑Paul Depretto. J.-P. (2012). « Mark Edele, Stalinist Society, 1928‑1953 ». Cahiers du monde russe (52/4) [En ligne]. Aussi in wikiquote Histoire de l’URSS sous Staline).

Dans notre cas, centralisation et décentralisation interagissent dans un même cadre et de façon égale. On va donc de plus en plus d’un cadre communale intelligent à un cadre professionnelle c’est à dire vers un décloisonnement entre le général (science), le technique (ingénierie) et le professionnel (production et service).

Mais, la mise en place et les processus sont très longs à l’échelle humaine (l’enfant a le temps de devenir adulte). Depuis l’origine, toutes réformes de l’éducation nationale (sous lesquelles il y a dans la pensée scientifique et des enjeux scientifiques) génèrent sans exception des mécontentements. Cela est d’autant plus vrai que les discours des divers politiciens au pouvoir transforment l’information issu de pensée scientifique en enjeu spiritualiste (ex : « laïcité positive » de N. Sarkosy) ou idéaliste (ex : « morale laïque » de V. Peillon) c’est à dire en enjeux politiques. De toute part comme sur wikipédia, il y a rejet de la philosophie matérialiste et de la pensée scientifique.

S. LEMOINE, ce blog, 16/11/2013

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42 commentaires pour Comment guérir les maux des phénomènes communaux innés à toute société ?

  1. ssqtch dit :

    C’est pas dans ma tête, Wikibuster, c’est sous ta plume.

    Je comprends infiniment plus aux métiers de l’édition que tu peux ne serait-ce qu’en lire, je crains. D’abord parce qu’au contraire de toi, je connais l’objet et la structure des contrats d’édition, et ensuite parce que je sais, mais il ne faut pas être grand clerc pour le comprendre, que l’édition est traditionnellement liée à la nécessité d’organiser la distribution de reproductions physiques des œuvres, nécessité qui disparaît de plus en plus avec le net. Le fait de nier cette aveuglante réalité, que les éditeurs sont les premiers à reconnaître, montre plutôt que tu parles encore sans savoir…

    Ah, une grande première : tu as dit quelque chose de (partiellement) vrai : « Auteur c’est un métier, éditeur c’en est un autre ». « Auteur » est plus qu’un métier, mais passons. Par contre, éditeur est un métier différent, c’est vrai. Mais il manque la fin de ta phrase : en contexte dématérialisé, le métier d’éditeur doit changer radicalement. Il porte plus sur (i) la promotion et (ii) l’identification de nouvelles sources de rémunération pour l’auteur, c’est-à-dire lui trouver des débouchés commerciaux autres que la simple diffusion d’exemplaires, puisque ça, c’est un modèle caduc. L’éditeur est donc fautif s’il persévère dans l’erreur.

    Par contre, toto, présenter comme un fantasme révolutionnaire et collectiviste le fait de rappeler qu’un modèle économique caduc doit laisser place à de nouveaux modèles, c’est à nouveau ton petit esprit de procureur stal qui s’agite. Que je sache, le développement de l’énergie nucléaire et sa substitution aux industries du charbon n’a pas signifié « grand feu rédempteur », mais simplement évolution technologique, avec ses avantages et ses inconvénients. Bah c’est pareil, évolution technologique – à ceci près que le net est une évolution au moins aussi forte que l’imprimerie, et qu’on n’est qu’au début de mutations monumentales dont ni toi ni moi ne pouvons anticiper les résultats. Alors la survie des comptes en banque des actionnaires des Majors de la culture, ça va pas peser lourd, dans l’histoire. Par contre, à l’arrivée il y aura toujours des créateurs et des gens pour s’y intéresser. Etonnant, non ?

    Mais t’as raison, en 2013 explique aux éditeurs qu’ils doivent continuer comme ça, qu’il ne faut rien changer à leur conception des choses et à leur modèle économique, confirme-leur qu’il faut continuer à taper sur le consommateur qui pirate, ce dangereux terroriste qui menace le monde moderne, confirme-leur qu’il faut flinguer le web en le couturant de péages, de DRM et de suspensions d’accès, confirme-leur qu’ils doivent ne développer d’offre légale qu’a minima, toujours en rançonnant l’artiste (cherche combien gagne un artiste pour un morceau diffusé sur Deezer, grâce aux accords entre les ayant-droits et ces nouveaux diffuseurs, tu vas avoir des surprises). T’as raison, maintiens les éditeurs dans l’illusion qu’ils peuvent continuer à vendre des reproductions à l’unité et contrôler ce qu’en font les utilisateurs, alors que ceux-ci ont à présent tous les moyens technologiques pour passer outre : les éditeurs continueront à crever sans se remettre en question, en claquant des fortunes en lobbying pour amener le législateur à leur voter des lois complètement stupides (Hadopi est un modèle du genre, aussi inefficace qu’anachronique).

    En clair, quand tu vois quelqu’un qui se heurte continuellement à un mur, il y a deux attitudes : tu le désaxes légèrement pour lui montrer qu’il peut aller dans une autre direction, ou tu peux te contenter de l’encourager à continuer. Tu as choisi l’option 2, j’estime que c’est inepte.

  2. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    « Selon le droit d’auteur, l’important est que l’AUTEUR fasse confiance à l’éditeur. »

    Editeur et auteur se font confiance mutuellement en signant un contrat, l’éditeur risque ses sous ça demande une grande confiance dans son propre flair et dans le sérieux de l’auteur qui n’a peut-être pas encore écrit une seule ligne de l’ouvrage.

    « D’ailleurs le fait que tu rédiges ton exemple de cette façon… »

    C’est dans ta tête tout ça.

    « l’auteur n’aura plus besoin qu’on « imprime » son livre… »

    Tu ne comprends rien au métier de l’édition, tu en es encore à penser que l’éditeur est un intermédiaire inutile comme celui qui exploite les cueilleurs de café.

    « cet auteur puisse lui-même diffuser son texte »

    Il y aura toujours des éditeurs avec leur réseau, si personne ne parle d’un livre génial il ne sera pas acheté/lu, pareil pour la musique, si elle ne passe pas en boucle sur les radios commerciales, elle n’existe pas économiquement. Auteur c’est un métier, éditeur c’est un autre métier.

    « les gens étant en moyenne bien moins cupides que les éditeurs, beaucoup paieront directement l’auteur pour acquérir le texte en ligne. »

    Voilà on arrive toujours à tes fantasmes d’un monde vertueux, tu es incorrigible.

    « à l’offre légale de se diversifier… »

    Tu as ouvert une brochure du ministère ?

    « Elle le fera forcément puisque les imprimeurs et les libraires physiques vont disparaître. »

    Ton rêve, le grand feu rédempteur, la révolution culturelle…

    « la naissance d’éditeurs en ligne qui monnayeront d’autres services que l’impression papier »

    Comme la publicité par exemple, on s’approche ineluctablement de… Google ! 🙂

    « crowdfunding, contribution créative, licences globales… »

    N’oublie pas la marmotte et le papier de chocolat malheureux !

    « débarrassés des maisons d’édition physiques et des diktats de la FNAC »

    On les enverra à contre coeur à la campagne pour une rééducation politique pénible, mais hélas nécessaire.

    « ton exemple, basé sur le scan de livres physiques pour les pirater »

    Bien sûr je suis bête l’éditeur fournira lui-même les fichiers, il est tellement con.

  3. ssqtch dit :

    Erreur à la première phrase. Selon le droit d’auteur, l’important est que l’AUTEUR fasse confiance à l’éditeur. L’inverse, ça a un sens du point de vue de l’éditeur, mais tu oublies que l’éditeur est celui auquel l’auteur va juridiquement concéder des droits, et pas l’inverse. En clair : l’éditeur va « repérer » un auteur, mais c’est toujours l’auteur qui transfère des droits à l’éditeur (temporaires, eux aussi), et qui doit donc lui faire confiance. C’est même l’origine du contrat d’édition, qui est une figure du code de la propriété intellectuelle (un livre que tu devrais ouvrir au moins une fois dans ta vie, « rigolo ».

    D’ailleurs le fait que tu rédiges ton exemple de cette façon est très révélateur du point où tu te places pour réfléchir sur la culture à l’ère numérique : du côté des marchands de l’ère physique. Je suis écroulé de rire, ça continue.

    Ensuite, ton exemple illustre JUSTEMENT l’inanité du modèle de l’éditeur. Tu vois, dans le futur, et dès à présent en fait, l’auteur n’aura plus besoin qu’on « imprime » son livre, qu’on y ajoute des photos qu’il ne choisit même pas, ou encore qu’on « distribue » ce livre en magasins. L’important est que, dans le futur, cet auteur puisse lui-même diffuser son texte, ou via un éditeur, mais de plus en plus sous forme NUMERIQUE (tu as entendu parler d’un truc qu’on appelle « internet » ? Les réseaux, la dématérialisation, tout ça ?) et décider des modalités de cette diffusion. Tu verras que, les gens étant en moyenne bien moins cupides que les éditeurs, beaucoup paieront directement l’auteur pour acquérir le texte en ligne (sauf en cas de lyber).

    Donc d’abord, à l’offre légale de se diversifier pour rester compétitive (http://actu-des-ebooks.fr/2010/11/03/le-piratage-massif-du-livre-numrique-aura-til-lieu/), en baissant ses prix, déjà. Elle le fera forcément puisque les imprimeurs et les libraires physiques vont disparaître. Là encore, ça passe par la monétisation d’éléments jusqu’à présent négligés, la constitution de bibliothèques en ligne (pourvu qu’elles soient libres, c’est-à-dire qu’elles n’espionnent pas leurs lecteurs et qu’elles n’appliquent pas de politique éditoriale de type censure – en clair, PAS le Kindle), et la naissance d’éditeurs en ligne qui monnayeront d’autres services que l’impression papier, qui pourront par exemple guider le lecteur vers ce qui l’intéresse. Et surtout, on retrouve toutes les pistes que j’ai précédemment évoquées (crowdfunding, contribution créative, licences globales…) à panacher pour permettre aux écrivains de continuer à vivre de la Littérature, débarrassés des maisons d’édition physiques et des diktats de la FNAC, et liés à des éditeurs en ligne qui feront un métier différent, à nouveau utile à l’écrivain et au lecteur. Bref, tout un tas de pistes préférables aux coudées franches laissées à Google, qui a eu la bonne idée d’enfin forcer tout le monde à se confronter à la numérisation des fonds… mais qui le fait à son seul bénéfice. Pour entrer dans le détail, tu te reporteras ici : http://scinfolex.com/2012/11/08/pour-un-droit-au-partage-des-livres-numeriques/, je souscris assez pleinement aux propos d’Aigrain.

    Aaaah mais au fait, ton exemple idiot est basé sur la numérisation d’ouvrages physiques qui entraînerait la disparition des livres, c’est ça ? Il y aura piratage des livres numériques, hein, mais personne ne se fera chier à scanner massivement les fonds physiques pour les foutre en circulation. Sans compter que contrairement aux autres genres artistiques, le support physique est ici important aux yeux des lecteurs, et va le rester encore longtemps. Je t’ai donc gardé le cœur de ma réponse pour la fin : ton exemple, basé sur le scan de livres physiques pour les pirater, est l’un des plus débiles qui soient, précisément parce que le « piratage » ne s’appliquera jamais réellement aux livres physiques, mais évidemment aux livres numériques. Et on retrouve donc les pistes identifiées depuis déjà assez longtemps pour les autres œuvres dématérialisées.

    Allez, à toi bozo, chausse ton nez rouge et fais-nous rire.

  4. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Oui objection simplissime, un éditeur fait confiance à un auteur, il lui commande un ouvrage même, il lui fait des avances sur recettes, il édite son livre, il le fait imprimer, il le distribue dans son réseau, il paye la pub… Bref il vend le livre sur papier, plutôt cher même dans les 30 euros (à cause des photos qu’il a fait ajouter à ses frais). Dans le même temps il (ou qqun d’autre numérise le livre de toutes façons) sort une version numérique (c’est à la mode) sur Internet en téléchargement gratuit (car on est dans ton monde commoniste !) sur laquelle tout le monde se précipite ne serait-ce que parce que c’est plus rapide et l’auteur est (était…) un best seller ! Que va gagner l’éditeur, et l’auteur ? Combien de gens vont payer les 30 euros, combien vont préférer la version gratuite ? J’attends tes réponses avec impatience mais sois précis parce que là tu risques davantage de passer pour un rigolo que pour un sophiste.

  5. ssqtch dit :

    Objections simples ? Tu es un sophiste, on perd son temps avec les sophistes. Lire Platon, pour commencer.

  6. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    « qui fait trop la part belle aux logiques rentabilistes de quelques oligopoles, nuisant ainsi à l’échange culturel et à l’innovation »

    Je suis persuadé que la production culturelle n’a jamais été plus importante que de nos jours. Encore une fois je ne peux que pointer tes envolées de militant au discours idéologique stéréotypé.

    « Par contre toi tu parles de supprimer le capitalisme et le parlementarisme, et c’est censé être quoi ? »

    En plus tu ne lis pas correctement, je dis aussi que ça ne sert à rien. Il suffit de côtoyer les gens de Wikipédia dont certains sont très jeunes (15-20 ans) pour comprendre que les principes de la démocratie républicaine sont loin d’être assimilés ni même compris, alors à quoi bon proposer mieux ?

    « la répression des crimes et délits sur internet. Faudra que tu m’expliques le rapport avec la propriété intellectuelle. »

    Tu fais l’andouille ? Le téléchargement illégal est… illégal.

    « Je perds mon temps, ici. Je parle à un bot qui génère des réponses aléatoires, toutes plus stupides les unes que les autres. »

    Ce n’est pas du temps perdu, tu montres qu’une fois la récitation de l’idéologie commoniste déroulée dans de trop longues phrases tu n’es pas capable de répondre aux objections les simples. CQFD ?

  7. ssqtch dit :

    Et la marmotte elle met le chocolat dans la papier alu…

    Qui parle de refaire le monde, bozo ? Je souligne qu’il faut réformer le droit des propriétés intellectuelles qui fait trop la part belle aux logiques rentabilistes de quelques oligopoles, nuisant ainsi à l’échange culturel et à l’innovation, et je deviens un idéaliste utopiste qui veut changer le monde. Par contre toi tu parles de supprimer le capitalisme et le parlementarisme, et c’est censé être quoi ?

    Nouvel amalgame : la répression des crimes et délits sur internet. Faudra que tu m’expliques le rapport avec la propriété intellectuelle, parce que si tu veux parler Loppsi, filtrage des sites web, cybercriminalité, responsabilité des hébergeurs, problématique de l’application concurrente de plusieurs droits nationaux sur des webservices transfrontaliers, surveillance globale automatisée, pas de souci, mais je crains que tu sois encore plus totalement largué que tu ne l’es sur les questions de propriétés intellectuelles et d’économie de l’information, petite tête !

    Je perds mon temps, ici. Je parle à un bot qui génère des réponses aléatoires, toutes plus stupides les unes que les autres.

  8. Wikibuster dit :

    @ssqtch

    « Je n’ai jamais parlé d’abolition du parlementarisme, ni du capitalisme, ni d’abolition de la propriété intellectuelle, ni de nationalisation de toutes les entreprises. »

    Mais si, tu parles de refaire le monde dans chaque post, relis-toi !

    « tu dis militer pour une propriété intellectuelle perpétuelle. »

    Je ne fais qu’évoquer des idées.

    « mais tu voudrais également abolir la République et le capitalisme dans son ensemble. »

    L’idée c’est que les idéalistes comme toi qui savent exactement comment tout résoudre sont des parleurs et c’est mieux comme ça car quand par hasard ils prennent le pouvoir c’est la terreur.

    « rétablir l’équilibre entre appropriation privée… »

    Putain mais c’est quoi ce délire, la SEULE nouveauté n’est même pas le numérique mais le fait qu’on ne peut pas poursuivre les délinquants sur Internet sans foutre le bordel dans les libertés individuelles ! Le reste c’est un mélange d’opportunisme pseudo-révolutionnaire « commoniste » et de démagogie politique comme chez EELV.

    « elle ne permet pas non plus de répondre à un certain nombre de défis actuels. »

    Tu es à coté de la plaque garçon, si tu avais un peu le sens de la projection tu comprendrais que Creative Commons aboutit à faire que Google s’enrichira massivement et SEUL de toute la culture (via la publicité), et Wikimedia deviendra une organisation tentaculaire avec des milliards de dollars en poche pour imposer ses diktats à tout auteur. Pour être visible il faudra montrer patte blanche auprès de Wikimedia et Google, et ces gens ne sont pas spécialement des démocrates si tu vois ce que je veux dire.

  9. ssqtch dit :

    C’est n’importe quoi… Tu dis n’importe quoi…

    D’abord, et ça commence à devenir vraiment pénible, tu continues à me prêter des propos et idées que je n’ai pas tenus, ni même sous-entendus, et c’est notamment ça qui rend inutiles ces échanges, puisque tu n’es pas honnête. Je n’ai jamais parlé d’abolition du parlementarisme, ni du capitalisme, ni d’abolition de la propriété intellectuelle, ni de nationalisation de toutes les entreprises. ça, c’est un gloubiboulga de communisme / anarchisme / proudhonisme, un mélange maison dont tu repeins absolument tous tes interlocuteurs. C’est plus facile pour les cervelles molles de caricaturer les propos adverses, je vois bien, mais ça te rend juste grotesque.

    J’écris moins pour toi, ici, qui ne dispose pas des ressources intellectuelles nécessaires pour appréhender ces questions, que pour les lecteurs qui s’égareront ici. Parce que c’est un vaste bordel dans ta tête, on dirait la chambre d’un gosse : tu dis militer pour une propriété intellectuelle perpétuelle et présente la propriété privée comme une forteresse attaquée par de dangereux libristes le couteau entre les dents… mais tu voudrais également abolir la République et le capitalisme dans son ensemble. Va trouver une logique là-dedans, il n’y en a aucune.

    J’ai seulement parlé, depuis le début, de rétablir l’équilibre entre appropriation privée, qui est devenue, en matière de biens incorporels, un véritable fléau qui ne répond plus aux intérêts sociétaux qu’elle devait permettre de protéger et promouvoir, et qui grignote aujourd’hui le domaine public, ainsi que des biens qui doivent rester hors de toute forme d’appropriation privée (les gènes notamment, mais vu comment tu es largué en droit des biens, super basique, on va pas te parler de bioéthique, tu vas faire une embolie cérébrale).

    Puisque la domanialité publique est une autre forme d’appropriation, non plus privée mais publique, elle ne permet pas non plus de répondre à un certain nombre de défis actuels, posés par les phénomènes de dématérialisation. La notion de biens communs, tout comme celle d’enclosures, sont donc des notions juridiques qui permettent de proposer des solutions opérationnelles. Entre les deux, on a des propositions originales comme les licences libres, (et le travail abattu par des gens comme Moglen, Lessig ou Stallman est à cet égard extrêmement pertinent), les licences CC, et tout un tas d’idées du genre contribution créative, pour que de nouveaux concepts juridiques s’ajoutent aux anciens et permettent de répondre à l’intérêt du plus grand nombre. L’intérêt de la collectivité humaine, du public, et des artistes (dans la mesure où en plus, les réseaux effacent un peu les frontières entre artistes créateurs d’un côté et public amateur de l’autre). Si quelques industries y perdent des plumes au passage, ça ne me traumatise pas. Le principal est qu’on sache définir un monopole provisoire d’exploitation qui permet à un artiste de vivre de son art (un ARTISTE, pas un gestionnaire, un marketeux ou les petits enfants dudit artiste qui n’ont rien produit) et à la collectivité d’en jouir. Parce que c’est précisément ce à quoi devaient servir les « propriétés intellectuelles », et contre quoi elles œuvrent aujourd’hui, entre les mains des « ayant-droits ».

  10. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Tu n’es pas pour l’abolition du capitalisme mais c’est pourtant ce qui transparait fortement dans tes contributions, je pense que ça n’échappe à personne. Et tu es pour une réforme du droit d’auteur telle que les œuvres soient gratuites dès qu’elles arrivent sur le web, ouch je ne sais pas ce qu’il reste du droit d’auteur à ce petit jeu, le droit moral ? Je trouve que tu devrais faire preuve d’un peu plus de courage en assumant les conséquences de l’idéologie que tu as embrassée d’un si grand amour. Je caricature je sais…

    « les accointances des éditeurs *propriétaires* et des services secrets »

    Tiens encore une perle, mais aux US tout le monde rampe devant la NSA, tu ne sais pas qu’ils sont en guerre contre le monde entier ?

    Tu vois moi je n’ai pas les chocottes comme toi, je suis pour l’abolition du capitalisme et l’abolition de la République, qui contribuent à nous faire vivre dans une société dictatoriale, certes « consensuelle » mais pas moins implacable. Dans la vie courante essaie juste de dire que tu ne fais vacciner tes enfants que pour les vaccins obligatoires dans le cabinet d’un médecin de ville tout normal et fais-toi sortir comme un malpropre par ce dernier pour bien sentir ce qu’est une dictature molle.

    Tu vois je ne suis pas mort de l’avoir dit. Sauf que contrairement à toi je n’ai pas de solution magique du genre l’abolition du parlementarisme, la nationalisation de toutes les entreprises, l’abolition de la propriété intellectuelle ou je ne sais quelle autre foutaise aux vertus miraculeuses. Je n’ai tout simplement rien à proposer et je pense même que c’est peut-être ça le bon point de départ. Si tu veux une vraie révolution commence par ne pas tolérer le mensonge, la tricherie, et par pitié arrête de ramper derrière les gourous commonistes qui t’en mettent plein la vue avec leur génie de l’économie… Garçon !

  11. ssqtch dit :

    Tu caricatures, garçon, ce qui est intellectuellement foncièrement malhonnête. Les lecteurs se feront leur idée eux-mêmes. Mes messages sont en-dessous, notamment, ils verront donc les exemples que j’ai pris, les rappels juridiques que tu as royalement ignoré, et dans tes messages, la gravité de tes contresens.

    Exemple de ta mauvaise foi : encore une fois, JAMAIS je n’ai parlé d’abolition du capitalisme ni de la propriété intellectuelle. Je méprise les petits procureurs staliniens qui font dire à leurs interlocuteurs autre chose que ce qu’ils ont dit.

    Mais quand même, parler du « totalitarisme des libristes », alors que de toutes évidence, les accointances des éditeurs *propriétaires* et des services secrets sont précisément les vecteurs de ce totalitarisme qui vient, par surveillance globale, c’est assez hors normes. C’est aussi crétin, aussi spécieux que d’affirmer comme le font d’autres plaisantins que « l’anti-racisme serait le totalitarisme du XXIe siècle ». Ben voyons. Et « la paix, c’est la guerre », hein. Et comme tu le rappelles en incipit, « l’ignorance, c’est la force ». Fallait pas te sentir obligé d’illustrer à ce point l’adage orwellien ! Bref, à ce degré de nihilisme, on ne peut plus rien pour les cervelles mortes qui récitent ça…

    Tu n’es ni sérieux, ni honnête.

  12. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Bon on va se tutoyer alors hein.

    Je n’ai pas trouvé de texte de l’UPP demandant l’interdiction des licences prétendues libres, et je ne vois pas pourquoi tu as peur de donner un lien.

    Pour moi tu n’as apporté aucune idée, tu as récité une doctrine apprise presque par cœur, tu as fait de la poésie avec des considérations oiseuses (mais pas originales c’est vrai) comme le coup de la « matrice » et du « droit naturel » (simple-touriste avait sorti ça aussi) et tu t’es planté dès que tu as voulu donner dans le concret (le photographe prestataire).

    Tu as montré que l’économie réelle te fait gerber et tu ne veux même pas examiner quelles seraient les conséquences des propositions démagogiques des « génies de l’économie » qui te servent de béquilles. Je t’ai donné l’exemple trivial du film d’Hollywood qui n’aura plus aucun client s’il est téléchargeable gratuitement sur le web, cela ne t’as pas ému plus que ça, tu as juste annoné… « le système n’est pas encore parfait », tu parles ! Ta réponse à ton contradicteur est aussi globale que simplette : Au diable ce monde ancien et poussiéreux, vive l’ordre nouveau dans lequel la propriété intellectuelle est abolie, le capitalisme est aboli, tous nos maux n’existent plus, d’ailleurs tout cela est possible et a été prouvé par des mathématiciens nous as-tu expliqué avec aplomb.

    Tu donnes des leçons de culture et de lecture (Calimaq ah oui c’est une pointure, je l’ai vu militant lamentable se vanter de placer un billet dans un journal national en exultant : « Hé les gars je marque des points vous avez vu l’audience ! ») mais tu as lamentablement négligé la masse d’informations sur ce blog (2009-2013) qui prouve la réalité mafieuse de Wikipédia. Ça ne m’étonne qu’à moitié, les remodeleurs du monde ont une mission trop noble pour perdre leur temps avec des « effets collatéraux ».

    Voyons ce qu’il restera du commonisme quand les téléchargeurs fous comprendront ce que c’est vraiment et quelle société totalitaire les attend au tournant. Le commonisme est-il du néo-communisme je n’en sais rien, les gens compétents le diront. Est-il dangereux, là je n’attends pas, plus on fait parler ses promoteurs plus la réponse s’impose d’elle-même… 😉

  13. ssqtch dit :

    Tu n’es pas en position d’attendre ni de demander quoi que ce soit, garçon. La thèse de l’UPP est connue et en ligne, notamment sur ce qui concerne les CC. Les réponses qui furent apportées à l’UPP, notamment par Calimaq, sont également disponibles. Ce que tu as en face de toi est un clavier, lui-même relié à un ordinateur, lui-même connecté à internet, lui-même donnant accès à des moteurs de recherche. Action !

    J’ai gentiment apporté des idées, arguments et rappels sur ce blog, afin de redresser quantité de niaiseries, mais au vu des qutre ou cinq dernières réponses de son responsable, qui ont le niveau d’un skyblog ou d’un forum de lycéens, ma démarche m’apparaît assez vaine ; j’ai posté des sources, des liens et des références, et je n’ai eu en face de moi qu’un esprit obsédé et inculte, qui n’a aucune rigueur intellectuelle et qui ne fournit pas non plus le moindre effort – comme ses réponses l’illustrent. On notera en particulier l’absence totale de réponse à chacun de mes exemples, l’absence totale de prise en compte des rappels juridiques élémentaires que n’importe qui peut vérifier en ouvrant un bouquin de droit.

    Tu es une allégorie de la paresse intellectuelle et de l’intégrisme conservateur sur ces domaines. Je laisserai donc chaque lecteur éventuel de ce blog juger, mais en ce qui te concerne, je te confirme que tu as un véritable tombereau d’ouvrages à lire avant d’aborder ces sujets-là, à commencer par des manuels de droit de la propriété intellectuelle. En soi, c’est une excellente nouvelle, tu ne peux que progresser. En revanche, sans connaître la nature-même des concepts que tu mentionnes, tes réflexions ne pourront pas être autre chose que ce que j’ai constaté ici : un empilement fragile de contresens et de contradictions, saupoudrés de l’ironie du type qui confond clichetons néolibéraux et réalité économique.

    Bon courage, donc. Et, parce que tout n’est pas totalement stérile sur ce blog, encore bravo pour ta politique éditoriale. A défaut d’avoir la moindre pertinence dans tes écrits, tu sembles pouvoir publier en tous cas les contributions de tiers qui connaissent mieux ces questions que toi, c’est déjà ça.

    Aux libristes, commonistes et tout simplement internautes conscients de l’intérêt du contributif ou des dangers de l’appropriation excessive et du primat consumériste, qui passeraient sur ce blog et qui seraient effarés de lire les inepties de son responsable, je passe le bonjour et les invite à des travaux plus constructifs dans le cadre des communautés et associations qui sont maintenant nombreuses, de La Quadrature du Net à Ars Industrialis, en passant par l’April ou Framasoft, et qui s’efforcent tout autant de combattre les abus anti-démocratiques des vieilles industries de la diffusion culturelle comme des nouvelles industries de la captation des contenus, que de réfléchir à de nouvelles formes économiques et technologiques répondant aux exigences de l’intérêt général et du bien commun.

  14. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Je ne suis pas bien certain que la condescendance soit un mode approprié après le florilège de bourdes que vous avez sorties, mais si ça vous amuse. J’ai beaucoup de chose à lire, je m’intéresse au projet de loi commoniste anti-droit d’auteur d’EELV si ça vous intéresse. Par contre pour la « licence globale » je pense que je vais faire l’impasse, c’est vraiment trop crétin, je pense que c’est un complot pour occuper les esprits d’enfants des révolutionnaires et autres pirates en culottes courtes. J’attends vos sources sur l’UPP, je sais qu’ils n’apprécient pas l’escroquerie des licences libres mais je serais étonné qu’ils aient demandé leur « interdiction » (elles sont plaquées sur le droit d’auteur).

  15. ssqtch dit :

    Commence par Zinoniev si tu veux, mais instruis-toi, garçon !!!

  16. Wikibuster dit :

    « l’UPP qui veut supprimer les licences libres et les fonds photographiques libres de droit, et qui s’appuie sur le droit d’auteur pour interdire tout partage des photos qui circulent sur les réseaux ? »

    Vous vous tirez dans le pied, c’est évidement complètement faux, sources ?

    « vous ignorez également les arguments de votre camp… »

    Désolé je n’ai pas de camp moi et je ne me crois pas en guerre, moquer les contes à dormir debout c’est un loisir.

    « Internet dû aux commerçants… »

    Vous n’avez même pas encore compris qu’Internet est le nouveau marché du village, c’est du business, la culture y est massacrée comme sur Wikipédia.

    « Une révolution est généralement un évènement violent, sporadique, qui change la donne. »

    Oui vous rêvez que ça le soit mais dans 20 ans rien n’aura bougé et vous serez toujours là avec vos rengaines d’ado romantique.

    « modèles caducs et d’autres naissants »

    Aucun doute qu’Internet va révolutionner le monde, mais pas comme vous le croyez -> NSA !

    « Internet ne va pas faire disparaître l’appropriation prédatrice des biens informationnels par les oligopoles »

    On dirait la récitation d’un bréviaire sandiniste, c’est ça ?

    « l’intérêt général, la nature des propriétés intellectuelles et l’avenir de l’humanité. »

    N’en jetez plus je connais les Témoins de Jéhovah !

    « le domaine public constitue le fonds commun d’où viennent et où retournent toutes créations. »

    Ashes to ashes, dust to dust, quand je vous dis que vous êtes un religieux…

    « Pas de souci, en voici un au hasard »

    En effet mais tout à fait au hasard, tiens pourquoi n’ont-ils pas déjà piqué tous les adhérents de la SACEM ?

    « notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous ».

    Je vous entends bien : « entre communisme et fascisme mon coeur balance… »

    « Quant au capitalisme ? Oh, tel qu’il existe, il a plus vécu qu’il ne vivra »

    Zzzzzzzz… Zzzzzzzz…

    « C’est pour ça que certains appellent à l’avènement d’un capitalisme *contributif* »

    Ben tiens le gimmick à la mode, je me demande ce qui n’est pas « contributif » ou « collaboratif » de nos jours.

    « libérer l’innovation scientifique collaborative et la diffusion culturelle en réseau. ça peut paraître utopique »

    Nan c’est juste navrant d’infantilité.

    « Vous n’avez même pas l’honnêteté d’aller lire les articles qu’on vous propose en lien. »

    Dans ma liste je commencerai pas Zinoviev si vous le permettez, ça me parait plus intelligent que vos gourous pleins de bons sentiments.

  17. ssqtch dit :

    Ah, un nouveau chapelet de contrevérités et de fables débiles.

    Dites-moi, c’est pas justement l’UPP qui revendique la spécificité des photographes professionnels, qui veut supprimer les licences libres et les fonds photographiques libres de droit, et qui s’appuie sur le droit d’auteur pour interdire tout partage des photos qui circulent sur les réseaux ? Ah mais non seulement vous ne comprenez rien aux concepts que vous critiquez, mais vous ignorez également les arguments de votre camp… C’est hilarant, vraiment.

    « Internet dû aux commerçants… » : Celle-là, faut un certain aplomb pour la sortir sans claquer des dents. Vous êtes complètement inculte, mon pauvre garçon. Allez vous renseigner du côté du MIT…

    « Révolution » : encore une lacune, en histoire cette fois. Une révolution est généralement un évènement violent, sporadique, qui change la donne. C’est vous qui me prêtez un discours de type révolutionnaire, alors que je parle bien d’évolutions, de modèles caducs et d’autres naissants, je parle d’évolutions, dont celle de l’imprimerie que les pouvoirs de l’époque, mais qui a néanmoins eu raison de ses contempteurs et qui a transformé le monde. Internet est un outil d’impact au moins équivalent à l’imprimerie, sans doute encore plus fort. Internet ne va pas faire disparaître l’appropriation prédatrice des biens informationnels par les oligopoles privés dès demain, mais c’est la marche des choses. Ceux qui s’y opposent, comme vous, sont de nouveaux partisans de la terre plate. Pour ne rien dire des imbéciles qui parlent de « propriété intellectuelle perpétuelle », qui nient à la fois l’évolution en cours, l’intérêt général, la nature des propriétés intellectuelles et l’avenir de l’humanité. Même les plus résolus des partisans des logiques propriétaires savent reconnaître que le domaine public constitue le fonds commun d’où viennent et où retournent toutes créations. Vous, non, ce qui fait de vous un désopilant specimen, à conserver sous cloche.

    « Un syndicat qui exprime ces idées » ? Pas de souci, en voici un au hasard, qui reprend l’un des nombreux thèmes que vous haïssez : http://www.adami.fr/defendre-les-droits-des-artistes/droits-des-artistes-interpretes-sur-internet.html

    Mais plus que les syndicats jaloux de leurs prérogatives exorbitantes, comme l’hilarante SACEM, je m’intéresse surtout aux propos des artistes eux-mêmes – des gens avec lesquels vous ne devez pas souvent discuter, vu les conneries que vous proférez ici. Ceux que je fréquente, ceux que je lis, que j’écoute ou que je regarde. A ce titre, je vous renvoie aux propos de Godard, de FF Coppola, de Trent Reznor, de Public Ennemy, au hasard, sans oublier la citation de Victor Hugo, qui expliquant à son époque l’importance du droit d’auteur, rappelait en même temps qu’il était second : « Le principe est double, ne l’oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient – le mot n’est pas trop vaste – au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous ». C’est exactement la nature double des créations intellectuelles, que je vous expliquais plus bas, et que vous ne parvenez pas à comprendre.

    Quant au capitalisme ? Oh, tel qu’il existe, il a plus vécu qu’il ne vivra, comme l’ont établi de nombreux économistes, mais aussi des mathématiciens (Rapport Meadows, 1972, encore une lecture essentielle que vous n’irez jamais consulter). Et comme toujours, ce qui l’attend c’est soit la réforme utile, soit l’effondrement violent. C’est pour ça que certains appellent à l’avènement d’un capitalisme *contributif*, où l’appropriation privée refluera pour s’en tenir essentiellement aux biens matériels, afin de libérer l’innovation scientifique collaborative et la diffusion culturelle en réseau. ça peut paraître utopique, c’est toujours plus rigoureux que les menottes techniques dont les marchands voudraient couvrir les créations sur les réseaux ! Ces réformes sont nécessaires pour sortir des diktats consuméristes et productivistes qui ne répondent plus aux enjeux présents (mais seulement à l’avidité des actionnaires, non pas à l’intérêt général ou même celui de leurs « clients »).

    Mais c’est là tout un ensemble de nuances qui vous passent très loin au-dessus du ciboulot. Vu vos lacunes en droit et en économie, on va pas se lancer dans ce genre de réflexion de philosophie politique, c’est peine perdue. Il n’y a rien à attendre d’un type qui porte son inculture en bandoulière, et qui est fier comme un coq à chaque idiotie qu’il pond sur son blog. Vous n’avez même pas l’honnêteté d’aller lire les articles qu’on vous propose en lien.

  18. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Ben si il faut vous mettre les points sur les i pas de souci je suis habitué avec simple-touriste.

    « Et les négatifs d’une photo… »

    C’est une… image, ils n’utilisent plus de négatif ! Votre exemple du photographe qui exécute une prestation commandée est totalement inapproprié, celui-là n’a pas besoin du droit d’auteur, il travaille dans le domaine du service et il a un contrat avec son client.

    Le « business réduit à une peau de chagrin » c’est lorsque que les films seront gratuits dès que qqun les mettra sur Internet, il n’y a que vous pour croire que les gens continueront d’aller au cinoche dans ces conditions.

    « Même en vous rappelant l’origine du droit d’auteur et la nature du domaine public »

    C’est sûr que votre histoire de « matrice originelle » et « d’état naturel du DP » ça m’a bien fait rigoler, dans le genre fable moderne c’est mieux que les OVNIS !

    « Je ne vous invite même pas à vérifier sur WP. »

    Bien vu pour une fois, Wikipédia récite la doctrine du commonisme, on est jamais aussi bien servi que par soi-même.

    « Je vous plains sincèrement ».

    Vous l’avez déjà dit, mais je vous assure que moi ça va bien. 🙂

    « Quand je vous parle de Krugman, de Stiegler… »

    Je serais heureux de discuter avec eux, mais là c’est vous que je tiens.

    « leur évolution économique »

    Sauf que vous anticipez (fantasmez même) beaucoup sur leur évolution…

    « la distribution de la rareté »

    C’est de l’incantation ça et je ne suis pas très religieux désolé je n’accroche pas.

    « Vous êtes un cuistre qui veut mener une petite croisade personnelle et dérisoire… »

    Bientôt nous serons légion.

    « Quand vous aurez pris quelques cours de droit et d’économie… »

    C’est curieux comme la loi n’est pas déjà changée avec tous ces experts aussi unanimes.

    « Votre blog conservera sans doute un intérêt archéologique… »

    Même quand on me donnera raison on dira que j’étais fou d’avoir perdu mon temps avec ça, je l’anticipe et je l’assume pleinement.

    « la mort de cette industrie telle qu’annoncée par la naissance des réseaux. »

    On nous annonce aussi la fin du capitalisme depuis que ça existe, des promesses…

    « On assiste juste aux lamentations des clercs du XXe siècle. Face à l’imprimerie, c’est l’Eglise qui pleurait sur son pouvoir vacillant. »

    Mais à part ça vous n’avez pas de fantasme de Révolution, relisez-vous de temps en temps.

    « Il faut mettre l’intelligence au service de la recherche de nouveaux modèles économiques permettant la rémunération des créateurs… »

    Comme sur Wikipédia… une bonne petite dictature ça remet les idées en place c’est sûr.

    « les ayant-droits ont détourné / hypertrophié / instrumentalisé le droit d’auteur à leur profit, tout au long du XXe siècle, en le transformant en un droit d’éditeur »

    Citez un « syndicat » d’auteurs qui partage vos affirmations…

    « En attendant, louez le net gratuit »

    C’est pas gratuit pour moi je paye ma connexion, et Internet vous ne le devez pas au gourou STALLMAN mais bien aux vendeurs !

    « pour vos maîtres »

    Ça va vraiment pas hein !

    « Le principal est que votre blog m’aura permis, à l’intention des lecteurs qui s’égareraient par ici, de rappeler quelques évidences »

    N’hésitez jamais à venir dire ce que vous pensez.

  19. ssqtch dit :

    Pas ma faute si vous décrochez au-delà de 5 lignes. L’attention, c’est comme un muscle, ça s’entretient. Mais même quand je fais un focus sur tel ou tel thème, vous ne répondez rien…

  20. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Le drame c’est que même quand vous ne « répondez pas » vous en mettez une tartine, vous êtes incapable de vous fixer sur un sujet précis. Le droit d’auteur n’est pour vous qu’une excuse pour refaire le monde : Internet est votre miroir aux alouettes.

  21. ssqtch dit :

    Et les négatifs d’une photo, c’est quelque chose de physique ou de virtuel, mon garçon ? C’est effarant de lire de pareilles bêtises ! Quant au « business réduit à une peau de chagrin », que ça soit celui du cinéma ou de la musique, vous devez plaisanter bien sûr, ou alors vous n’avez pas accédé aux chiffres depuis fort longtemps.

    Ok, je pisse dans un violon depuis quelques jours ; vous n’êtes manifestement pas appareillé pour comprendre les principes juridiques dont je vous parle, qui sont pourtant à l’origine des propriétés intellectuelles, et vous ne savez même pas raisonner, c’est la grande foire aux contresens et à l’amalgame. J’aurais voulu vous répondre, mais vous ne savez plus faire que des incises imbéciles, désolé, c’est le degré zéro de l’argumentation. Il n’y a aucune rigueur dans vos réponses, chacune est soit un trait d’ironie plate, soit un contresens bête à pleurer. Même en vous rappelant l’origine du droit d’auteur et la nature du domaine public, ça ne fonctionne pas, y a un truc qui fait masse – une sorte d’intégrisme sans doute, ou plus simplement encore la paresse intellectuelle du borné qui ne comprend que la notion de « propriété privée » sans savoir d’où elle vient – et donc sans comprendre où elle va. C’était quand même pas compliqué d’ouvrir un manuel de droit d’auteur, et de vous renseigner sur l’origine des propriétés intellectuelles et sur la domanialité publique – je ne vous invite même pas à vérifier sur WP puisque ça vous fait bugger. Je vous plains sincèrement, l’ignorance est un handicap dans la vie, mais vous n’avez pas d’excuses, la connaissance est en ligne, accessible gratuitement.

    Quand je vous parle de Krugman, de Stiegler, de Stiglitz, de Moglen, Lessig ou Doctorow, vous n’avez même pas l’honnêteté intellectuelle d’aller les lire. Quand je vous rappelle les principes de base des propriétés intellectuelles, leur origine historique et leur évolution économique, vous n’avez pas la curiosité de vérifier. Quand je souligne qu’au-delà des petits ajustement pour tel ou tel secteur, de manière globale les modèles économiques fondés sur la distribution de la rareté sont caducs en contexte dématérialisé, vous niez comme un forcené. Vous êtes un cuistre qui veut mener une petite croisade personnelle et dérisoire, quitte à sortir les plus fantastiques âneries.

    Je vous laisse donc à votre petite vision rentabiliste, propriétaire et bornée de la vie, elle n’a ni pertinence ni importance au regard des mutations en cours, que vous ne pourrez qu’observer sans les comprendre. Quand vous aurez pris quelques cours de droit et d’économie, peut-être que cet échange ressemblera à quelque chose. Sinon, ce blog conservera sans doute un intérêt archéologique pour montrer à quel point certains individus ont du mal à se défaire de leurs habitudes de pensée (ou plus exactement, du « pré-pensé » qu’on leur inculque) et se révoltent quand les faits les y obligent.

    J’ai dit l’essentiel de mon propos, selon lequel l’art, la création et l’innovation n’ont pas attendu l’industrie de la culture enregistrée – qui n’a qu’un petit siècle – et survivront bien sûr à la mort de cette industrie telle qu’annoncée par la naissance des réseaux. On assiste juste aux lamentations des clercs du XXe siècle. Face à l’imprimerie, c’est l’Eglise qui pleurait sur son pouvoir vacillant. Aujourd’hui, avec la désintermédiation induite par le net, ce sont quelques industries oligopolistiques qui pleurent leur mort prochaine, rien de plus.

    Il faut mettre l’intelligence au service de la recherche de nouveaux modèles économiques permettant la rémunération des créateurs, plutôt que dans la perpétuation vaine et contreproductive de modèles économiques périmés. Il faut aussi reconnaître que les ayant-droits ont détourné / hypertrophié / instrumentalisé le droit d’auteur à leur profit, tout au long du XXe siècle, en le transformant en un « droit d’éditeur » qui a pourtant perdu aujourd’hui ses raisons d’être techniques et économiques. Il faut donc ramener ces monopoles à des dimensions compatibles avec l’intérêt général, le partage culturel et l’innovation technologique. Il s’agit là d’un rappel à la nature première des propriétés intellectuelles, autant qu’une optimisation économique, étant rappelé que la finalité d’une économie n’est pas l’enrichissement de quelques uns, mais l’élévation de tous.

    En attendant, louez le net gratuit et open source qui vous permet d’étaler sans honte ni vergogne toute votre inculture et d’effectuer votre petite propagande affligeante pour vos maîtres. Le principal est que votre blog m’aura permis, à l’intention des lecteurs qui s’égareraient par ici, de rappeler quelques évidences et de ramener votre obsession bancale à ce qu’elle est : un cri de colère grotesque généré par l’ignorance.

    Considérer une création culturelle comme une bagnole, un guéridon ou une baraque, ça en dit long sur vos limitations, sérieux… Faites-vous du bien, discutez avec des artistes, avec des inventeurs, et avec des juristes, vous prendrez juste le risque de comprendre un peu mieux ce dont vous parlez…

  22. Wikibuster dit :

    « oui à la rémunération des artistes »

    Ils vont être contents, je me demande s’ils sont eux aussi d’accord pour que vous puissiez gagner votre vie grâce à votre profession.

    « non au paiement des intermédiaires techniques ou économiques devenus inutiles »

    Vous parlez de Virgin ? Ils sont déjà morts.

    « oui aux échanges non-marchands gratuits, qui répondent à la nature d’un bien culturel et à la nécessité de sa diffusion publique sans entrave »

    Oui d’accord à condition que vous partagiez vous aussi ce qui vous appartient, dites-nous où vous habitez et les lecteurs viendront se servir chez vous, sans entrave bien entendu.

    « non aux exploitations marchandes sans paiement de l’artiste, puisqu’il doit capter une partie de la valeur réalisée avec sa création »

    Alors vous devez être contre Wikipédia qui est commercialisé par Wikimedia et Orange sans donner un centime aux contributeurs « auteurs ».

    « oui à la coexistence de plusieurs modèles, le modèle payant à valeur ajoutée, le modèle payant pour réexploitation commerciale, et le modèle gratuit par ailleurs, pour les échanges non-marchands et les utilisations d’intérêt général (soit les actuelles exceptions au droit d’auteur ou le fair-use). »

    Bon pourquoi pas, j’aime bien l’idée du fair-use, « fair » ça veut dire réglo.

    « non à l’appropriation de ce qui relève des idées, des algorithmes, et du vivant (gènes, obtentions végétales, etc.) »

    C’est presque le cas, vous avez des besoins personnels pour les végétaux ? Les agriculteurs sont contre ?

    « oui à la limitation de la durée des monopoles d’exploitation dans le temps, bien plus rapide que les actuelles durées (qui ne profitent pas aux auteurs (qui touchent des clopinettes et ne peuvent évidemment pas compter sur leurs droits d’auteur pour bouffer), mais seulement aux intermédiaires qui ont des catalogues). »

    Moi pour plus de justice je serais favorable à un alignement sur la propriété foncière, donc d’instituer la propriété intellectuelle perpétuelle.

  23. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Vous recommencez à pondre des commentaires kilométriques…

    Si ce n’est pas du communisme c’est au moins aussi lourd.

    Il me semble que votre sens de l’observation n’est pas très aiguisé, si j’avais le moindre sens mercantile je ne perdrais pas mon temps à développer ce blog.

    « Ce qui est nécessaire, c’est d’assurer la subsistance des créateurs »

    Je me demandais si vous alliez vous décider à devenir concret !

    De quel photographe parlez-vous, celui qui fait des photos de mariage ? Alors il vend une fois aux mariés et les noceurs attendent la diffusion sur le web c’est ça ? Mais dites les mariés vont-ils être d’accord pour payer seuls le photographe ? Ça ne serait pas plus juste que tout le monde « partage » les frais ? Pas grave je suis sûr que vous allez améliorer votre business model !

    « l’état naturel du domaine public, et des biens communs. »

    C’est un concept nouveau pour moi, c’est du Rousseau ?

    « le domaine public est la matrice d’origine »

    Encore une expression goûteuse, les photos de mariés naissent donc de la « matrice » !

    « C’est par exception qu’on lui confère une valeur patrimoniale réservée à l’auteur. »

    Non la loi est claire les photos appartiennent à celui qui les commandite.

    « On a mis en place ce système de rémunération fondé sur la diffusion de reproductions PHYSIQUES de la création. »

    Ça tombe mal pour vous car les mariés achètent les négatifs qui permettent une duplication sans limite.

    « On rémunère un travail avec un prix. »

    C’est juste, le vendeur et l’acheteur sont libres d’établir un contrat !

    « Le paiement d’un droit d’auteur est une forme de privilège reconnu à un auteur, que j’estime parfaitement justifié, mais qui a été détourné par des commerçants. »

    En quoi est-ce détourné et pourquoi depuis Internet seulement ?

    « Je me contrefous des footballeurs. »

    Pas moi je trouve ça scandaleux et je pense qu’on pourrait leur demander de jouer gratuitement pour respecter le droit essentiel et naturel des spectateurs à visionner du sport gratuitement. Pour leur rémunération on pourrait faire payer les fumeurs comme le propose EELV !

    « Par contre; l’intermédiaire « vendeur d’exemplaires payants de chansons » risque fort de crever de faim. »

    Vous n’avez toujours pas compris que Justin Bieber n’existerait pas sans ses producteurs, ce gosse est une complète fabrication marketing !

    « Le cinéma est une industrie complexe dans laquelle les principes du Libre ne peuvent être transposés que de manière très progressive. »

    Des lacunes dans le modèle ?

    « Oh, il est possible qu’on subisse moins de blockbusters décérébrants, conçus sur des modèles de narration stupides. »

    Mince alors c’est justement ce que réclame le public, va-t-il falloir le rééduquer ? Douloureuse perspective, pour le public j’entends.

    « Mais le cinéma, comme n’importe quel art, survivra puisque la création culturelle est une question de passionnés. »

    La cinémathèque de Chaillot (pardon Bercy) survivra sans doute au commonisme.

    « Vous n’aimez pas le cinéma de Hollywood ? Laissez donc les autres le regarder, en effet. Laissez payer ceux qui ont envie de payer, et laissez télécharger ceux qui n’ont pas envie de le payer. »

    Impossible ce sont les mêmes !

    « Ils ne nuisent à aucun moment aux artistes qui ont fait le film. Ils réduisent juste le business qu’une industrie se fait par-dessus cette création. »

    Vous n’êtes déjà plus crédible depuis un moment, le business réduit à peau de chagrin est annihilé grâce à votre nouvelle théorie (anti)économique

    « Le crowdfunding… »

    Ça manquait au tableau, les téléchargeurs ne veulent pas payer pour visionner un film mais ils vont payer pour le créer… Bien sûr !

    « Un auteur de musique électronique produit ses morceaux dans son home studio. A quoi lui sert une maison de disques ? »

    Vous ne comprenez rien au business fabriqué de la musique commerciale.

    « Il reste alors à concevoir des modèles économiques qui permettent de compenser le manque à gagner de l’artiste. »

    C’est déjà prévu, les fumeurs payeront.

    « Je ne comprends pas l’économie ? »

    Je confirme.

    Krugman, je suis très peu receptif aux arguments d’autorité, désolé.

    « Je vous plains, sincèrement. »

    Oubliez ça !

    « Quant aux artistes, ceux qui sont animés d’une vraie intention créatrice vont continuer, ne vous inquiétez pas pour eux. »

    Là oui je m’inquiete pour les artistes, une fois passés dans votre moulinette idéologique qui si elle est pas communiste en a les formes les plus effrayantes.

    « Et vous, au milieu avec votre discours de Cro-Magnon néolibéral, on vous encadrera pour illustrer l’épaisseur bornée et l’obsession des hommes du XXe siècle pour la rentabilisation de ce qui par définition échappe à la marchandise… »

    Vous savez mes besoins sont basiques, un blog, la liberté d’expression pour découper en rondelles des illuminés, rien de plus. Mais ça je doute que ce soit garanti dans votre monde radieux et …commoniste. 😦

  24. ssqtch dit :

    Bref, pour schématiser :

    – oui à la rémunération des artistes,
    – non au paiement des intermédiaires techniques ou économiques devenus inutiles,
    – oui aux échanges non-marchands gratuits, qui répondent à la nature d’un bien culturel et à la nécessité de sa diffusion publique sans entrave,
    – non aux exploitations marchandes sans paiement de l’artiste, puisqu’il doit capter une partie de la valeur réalisée avec sa création,
    – oui à la coexistence de plusieurs modèles, le modèle payant à valeur ajoutée, le modèle payant pour réexploitation commerciale, et le modèle gratuit par ailleurs, pour les échanges non-marchands et les utilisations d’intérêt général (soit les actuelles exceptions au droit d’auteur ou le fair-use).
    – non à l’appropriation de ce qui relève des idées, des algorithmes, et du vivant (gènes, obtentions végétales, etc.)
    – oui à la limitation de la durée des monopoles d’exploitation dans le temps, bien plus rapide que les actuelles durées (qui ne profitent pas aux auteurs (qui touchent des clopinettes et ne peuvent évidemment pas compter sur leurs droits d’auteur pour bouffer), mais seulement aux intermédiaires qui ont des catalogues).

  25. ssqtch dit :

    Non je ne crois ni en une Révolution, ni en un « grand soir » du droit d’auteur. En revanche, je sais qu’internet est un bouleversement au moins aussi puissant que l’imprimerie, et qu’une invention de cet impact technologique et métaphysique va amener des changements non seulement économiques, mais civilisationnels. Tout comme l’imprimerie.

    Et les premières victimes de ces changements, sont les modèles économiques caducs. L’imprimerie a supprimé le commerce des crieurs. L’internet va supprimer le commerce des éditeurs, c’est tout. Et c’est pas si grave.

    Vous me parlez d’effets pervers, mais vous n’arrivez même pas à les illustrer, c’est encore moi qui vous les expose, avec les diktats qu’étendent Google, Facebook ou Amazon. Ce que j’appelle « Hollyweb », après Hollywood. C’est façon prédatrice de rentabiliser la culture, au seul profit d’une industrie, qui a l’hypocrisie de prétendre qu’elle libère des anciens modèles et éradique les anciennes entraves, alors qu’elle appose de nouveaux verrous à son tour et capte la richesse à son profit. L’enjeu des années qui viennent, au sein du capitalisme cognitif en voie de développement, c’est bien d’en finir avec les diktats des industries de la culture et leurs modèles économiques archaïques, sans tomber dans les affres des diktats des industries du réseau qui détournent à leur tour la richesse culturelle à leur profit.

  26. ssqtch dit :

    Non, on ne parle pas de communisme. Faites-vous une culture politique, il suffit de lire des livres. Et en plus, avec le web, c’est gratuit, vous pouvez trouver une quantité d’informations astronomique pour rien. Preuve que votre conception étriquée du monde, purement mercantile, ne rend pas compte du réel.

    Ce qui est nécessaire, c’est d’assurer la subsistance des créateurs, pas de rendre la culture payante. Ce sont deux choses différentes, même si vous ne parvenez pas à saisir la différence. Prenons un exemple simple : rien n’empêche un photographe (même un pitre de l’UPP) de faire payer son client pour la *prestation* que constitue le fait de prendre une photo, assurer sa mise en scène, choisir ses angles, très bien. Par contre, dès lors que sa photo arrive sur le réseau, c’est mort elle va pouvoir circuler librement. Et elle le fera, et gratuitement, que vous le vouliez ou non. Le photographe ne gagnera rien si sa photo circule sur les réseaux P2P. En revanche, deux choses : d’abord, la circulation de cette photo pourrait donner envie à d’autres clients de recourir au talent de ce photographe pour réaliser une autre photo, prestation payante. C’est l’effet « notoriété » que les réseaux apportent aux artistes. Ensuite, nous avons toujours dit qu’une utilisation payante (reprise de la photo en couverture d’un livre payant, reprise de la photo dans une publicité, etc…) devait donner lieu à une rémunération complémentaire du photographe.

    Quand je vous dis que la circulation de la culture est gratuite, c’est parce que c’est l’état naturel du domaine public, et des biens communs. Or, si vous aviez un tout petit peu étudié l’art et/ou le droit, vous sauriez que le domaine public est la matrice d’origine et le contexte de destination de toute création culturelle. C’est par exception qu’on lui confère une valeur patrimoniale réservée à l’auteur, je vous ai déjà expliqué trois fois pourquoi et comment on a mis en place ce système de rémunération, fondé sur (i) la diffusion de reproductions PHYSIQUES de la création, et (ii) l’apposition d’une FICTION JURIDIQUE fondée sur ce caractère physique.

    On ne rémunère pas un travail avec un droit d’auteur. On rémunère un travail avec un prix. Ce qui correspond au droit d’auteur, c’est l’originalité. Ce qui correspond au brevet, c’est la nouveauté. Le paiement d’un droit d’auteur est une forme de privilège reconnu à un auteur, que j’estime parfaitement justifié, mais qui a été détourné par des commerçants, ce qui est devenu insupportable.

    Essayez, juste une fois, de ne pas tout mélanger. Je me contrefous des footballeurs. Ils sont payés des sommes parfaitement indécentes, par une industrie qui elle-même accumule des fortunes parfaitement indécentes, et auxquelles personne ne dit rien, puisque ce Spectacle constitue une diversion bien commode (« du pain et des jeux »).

    Je ne fais pas de fixette sur le caractère duplicable des œuvres aujourd’hui : c’est juste que ce caractère duplicable change toute la donne, mon coco. Si vous avez un exemplaire d’une chanson à me vendre, que j’apprécie mais ne trouve nulle part ailleurs, je vais vous l’acheter. Si vous voulez me vendre cet exemplaire alors qu’on le trouve gratuitement partout ailleurs, je vais vous rire au nez. Il y aura néanmoins des chanteurs qui continueront à chanter. Par contre; l’intermédiaire « vendeur d’exemplaires payants de chansons » risque fort de crever de faim. Vous aurez compris que ça ne me traumatise pas, puisque ce qui m’intéresse, c’est l’artiste et son public.

    Vous parlez des films de Hollywood, très bon exemple : le réalisateur, les acteurs, toute l’équipe technique sont payés avant la première duffision du film. Tout l’artistique et le technique est rémunéré AVANT exploitation en salle. L’exploitation en salle permet au studio d’engrander des millions, qui vont servir à (i) servir de confortables dividendes à leurs actionnaires, et (ii) produire d’autres films. Le cinéma est une industrie complexe dans laquelle les principes du Libre ne peuvent être transposés que de manière très progressive, mais ça peut fonctionner (http://scinfolex.com/2013/06/06/un-cinema-sous-creative-commons-est-possible-le-film-le-cosmonaute-est-sur-orbite/). Il est faux de dire que sans la manne financière des studios, le cinéma disparaitrait. Oh, il est possible qu’on subisse moins de blockbusters décérébrants, conçus sur des modèles de narration stupides. Mais le cinéma, comme n’importe quel art, survivra puisque la création culturelle est une question de passionnés.

    Vous n’aimez pas le cinéma de Hollywood ? Laissez donc les autres le regardez, en effet. Laissez payer ceux qui ont envie de payer, et laissez télécharger ceux qui n’ont pas envie de le payer. Ils ne nuisent à aucun moment aux artistes qui ont fait le film. Ils réduisent juste le business qu’une industrie se fait par-dessus cette création. Le gigantisme des budgets de cinéma n’est pas une fatalité, d’ailleurs ; comme les salaires des footballeurs, ce gigantisme s’explique par le poids de l’industrie cinématographique, et PAS par la qualité des films produits.

    Alors, on peut sans doute vouloir récompenser les investissements réalisés par tel ou tel producteur, sans lequel telle ou telle création n’aurait pas vu le jour. C’est plausible. Mais on ne peut pas le rémunérer avec des droits d’auteurs. Parce que le critère qui définit le droit d’auteur, ce n’est pas l’investissement, mais *l’originalité*. Encore du droit, désolé. Le producteur, lui, bénéficie en France du droit du producteur de phonogrammes, normalement, un droit qui lui revient mais qu’on n’aura pas l’obscénité de confondre avec le droit d’auteur, c’est-à-dire la récompense que la société veut verser à un créateur, et qui pourrait d’ailleurs lui aussi disparaître si le crowdfunding se développe suffisamment. Désintermédiation, toujours.

    Un auteur de musique électronique produit ses morceaux dans son home studio. Il les diffuse ensuite sur le net, via son site personnel. Il propose la plupart de ses morceaux en téléchargement gratuit, puis certains morceaux en téléchargement payant. A quoi lui sert une maison de disques ? Certainement pas à vivre de son art, elle lui pompe 90% des éventuels revenus. Un graphiste réalise plusieurs visuels, qu’il propage gratuitement sur le net. Il se fait connaître, et gagne peu à peu une clientèle intéressée par son trait, et qui vient lui commander des réalisations ad hoc. Quel besoin a-t-il d’un éditeur ?

    Ce qui est payant, et doit être rémunéré, c’est le TRAVAIL. L’œuvre qui en résulte, quant à elle, n’est pas liée à ce seul travail. Elle doit aussi à la culture qui l’a précédée, à celle dont s’est abreuvé son créateur, et à une idée qui existait avant son auteur et existera encore après. Ainsi donc, comme dans les œuvres de commande, la prestation peut faire l’objet d’un prix (one shot).

    La diffusion payante de l’œuvre, ensuite, n’a été mise au point que grâce aux supports physiques à diffuser, qui permettaient d’appliquer un prix unitaire, et parce qu’il fallait payer les intermédiaires techniques en charge de la fabrication de ces supports physiques. C’est de là que sont nées les industries du livre, puis de la musique enregistrée, puis de l’image enregistrée. Une fois le support physique disparu, vous perdez le prétexte à l’application de ce second prix. La culture redevient culture et perd son aspect « produit commercial » en perdant sa matérialité.

    Il reste alors à concevoir des modèles économiques qui permettent de compenser le manque à gagner de l’artiste. Mais on n’aura pas besoin de reconstituer les fortunes précédemment amassées grâce à la commercialisation des supports physiques, puisqu’une grande partie de leur cause économique (éditeurs, imprimeurs, presseurs, distributeurs) ont disparu.

    Je ne comprends pas l’économie ? C’est pas avec vos trois notions de lycéen UMP que vous allez m’apprendre l’économie, mon garçon, ni avec vos clichetons néolibéraux ineptes, que vous seriez infoutu d’expliquer et que vous répétez comme un mouton. Allez dire ça à Krugman, aussi (un prix Nobel, il appréciera de prendre des leçons d’économie sur le blog d’un fantaisiste obsédé par Wikipédia, c’est sûr). Je vous plains, sincèrement. Voir le monde au travers de ce prisme rentabiliste, c’est assez sinistre. Commencez par apprendre la nature juridique des concepts que vous maniez sans les comprendre, et revenez ensuite essayer de donner des leçons.

    Ce que vous ne pigez pas, parce que vous êtes gavés de la propagande des majors de la culture, c’est que personne n’a jamais voulu priver les artistes de leur rémunération. Ce que nous voulons, ce que nous aurons, c’est la suppression des sommes captées par des intermédiaires techniques qui n’ont plus aucun rôle dans la diffusion culturelle. En clair, face à une technologie qui annihile le modèle économique de la diffusion de supports physiques, et qui ruine donc le principe du paiement à l’unité, il appartient aux industries de se reconvertir dans des fonctions qui apporteront réellement un service complémentaire aux auteurs ou au public. En dehors de cela, aucun salut pour ces industries, et c’est très bien. Après plusieurs décennies de milliards collectés à grands renforts de lobbying, l’industrie de la culture enregistrée a fait de nombreux heureux. Il est maintenant temps qu’elle change, ou qu’elle disparaisse.

    Quant aux artistes, ceux qui sont animés d’une vraie intention créatrice vont continuer, ne vous inquiétez pas pour eux. Ceux qui pensaient simplement faire fortune en vendant des copies en seront pour leur frais, par contre. Il va falloir trouver autre chose, des concerts, des tournées, des services, voire, comme l’IMMENSE MAJORITE DES ARTISTES, alterner des productions alimentaires payantes et des créations authentiques.

    Et vous, au milieu avec votre discours de Cro-Magnon néolibéral, on vous encadrera pour illustrer l’épaisseur bornée et l’obsession des hommes du XXe siècle pour la rentabilisation de ce qui par définition échappe à la marchandise…

  27. Wikibuster dit :

    @ssqtch : « Il faudra encore de nombreuses années pour que tout le monde le comprenne bien, et pour le modèle prédateur de ceux qui veulent nier ces constats pour continuer à s’enrichir indûment soit finalement éliminé. Mais c’est en marche. »

    Vous êtes dans une logique de croyance en la Révolution, vous la sentez proche et on pourrait vous en montrer les effets pervers et dévastateurs concrets que vous n’accepteriez pas plus de tenir compte du désastre. Je l’ai fait en pointant la dictature Wikipédia pourtant créée au nom de plein de bons sentiments de « partage de la connaissance ». Relisez vos commentaires de déni, cette réalité est pourtant déjà là, il est facile d’aller la constater et même la vivre mais vous préférez le rêve je suppose : Hollywood c’est pas si mal finalement ?

  28. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Votre concept de culture gratuite est un fantasme idéologique qui ne correspond à aucun besoin, la culture doit être produite pour exister, et par des gens qui doivent bien gagner leur croute comme vous et moi (les amateurs n’ont pas assez de temps libre). Vous devez donc les financer d’une manière ou d’une autre et la vente de livres ou de billet de cinéma est un moyen simple et efficace. Tout le monde en profite et bien entendu un financement par les impôts n’aurait aucun sens, c’est aux gens de choisir la culture qu’ils veulent consommer, pas à des bureaucrates, on appelle ça la liberté tout bêtement. « appropriation prédatrice de ressources communes » : Ça ne vous parait pas dogmatique et ridicule ce genre d’incantation ? Vous parlez de « capitalisme consumériste » quand je vous parle de défense du droit de chacun à vivre de son travail, c’est en cela que je qualifie votre discours fleuve d’amalgame ingérable et inopérant. Vous voulez tout résoudre et vous ne voyez pas l’absurdité et le coté inhumain de vos semblants de « propositions ».

    Vous faites une fixette sur l’aspect duplicable sans coût des œuvres numérisées comme si cela avait la moindre importance dans le processus économique. Si vous trouvez qu’un auteur peut gagner trop d’argent demandez la limitation de revenus des footballeurs pour être cohérent. Vous pensez que les producteurs de films gagnent trop d’argent, alors faites des films comme eux et distribuez votre argent à ceux qui en ont besoin. Les sommes engrangées par Gravity sont à la hauteur des investissements mis en jeu et des risques pris, c’est ça qui est récompensé, le fait qu’on puisse diffuser le film à répétition sur un PC sort du phénomène économique et l’annihile. Vous n’aimez pas les films d’Hollywood, moi non plus, ne les regardez pas et laissez les gens qui les aiment en profiter. Car soyez bien certain que sans retour financier ils disparaitrait totalement.

    Vous avez les mêmes limitations qu’au XXème siècle car vous ne comprenez pas ce qu’est l’économie, vous en êtes probablement encore à penser qu’un café est trop cher dans Paris sans comprendre que ce que vous payez c’est la location de la chaise où passer un moment à discuter avec un ami, pas les quelques grammes de robusta qu’on vous sert.

    Non la culture ne circulera plus si elle n’est plus financée, c’est trivial. Vous voulez la tuer pour la remplacer par une autre culture non marchande, à quoi bon puisque ces deux modes de production coexistent déjà et sont compatibles ?

    Et sérieusement on ne parle pas de communisme là ?

  29. ssqtch dit :

    J’ai le sentiment qu’on arrive au terme de ces échanges. J’ai essayé d’apporter quelques précisions de nature à déjouer celles de vos affirmations qui m’ont paru les plus fausses, voire les plus tendancieuses. Mais à chaque fois, vous repartez d’un phénomène conjoncturel (et de l’idéologie néolibérale de type « TINA ») pour prétendre en faire une réalité de toute éternité. C’est la stratégie classique des ayant-droits pour reconduire demain un modèle conjoncturel qui est désormais caduc. Il faudra encore de nombreuses années pour que tout le monde le comprenne bien, et pour le modèle prédateur de ceux qui veulent nier ces constats pour continuer à s’enrichir indûment soit finalement éliminé. Mais c’est en marche.

  30. ssqtch dit :

    Je vous ai expliqué en quoi l’analogie entre propriété matérielle et propriété intellectuelle, qui était une fiction juridique opérationnelle depuis le 18e siècle, est devenue erronée et contre-productive. Avec la dématérialisation. Faut vous faire un dessin ? Alors arrêtez de comparer bêtement avec la propriété matérielle, c’est totalement inepte. Si je télécharge un morceau sur eMule, vous l’avez aussi, son producteur l’a encore. Il n’y a aucun vol, donc il n’y a pas de question de propriété réelle. Si je prends votre voiture, vous ne l’avez plus, là c’est du vol. Ce simple exemple suffit à ruiner votre analogie spécieuse.

    Les « propriétés intellectuelles » sont une FICTION JURIDIQUE mise en place à une époque où nous ne pouvions pratiquer d’analogie qu’avec la propriété matérielle, au 18e siècle. Ne me dites pas que vous avez les limitations conceptuelles d’un homme du 18e siècle, vous êtes parvenu à ouvrir un blog sur WordPress (licence libre, d’ailleurs…).

    A présent que la DEMATERIALISATION fait son œuvre, la fiction juridique tombe. Consultez des professeurs de droit, par pitié rendez-vous ce service…

    Vous raisonnez comme une casserole, c’est consternant. Le marketing, la publicité que vous évoquez ne sont pas des moyens de CONCEVOIR la culture, mais des moyens de l’EXPLOITER. C’est-à-dire de générer un revenu à partir de cette culture. Vous pouviez donc avoir légitimement l’illusion que la culture était une marchandise, tant qu’elle était exploitée sous la forme de reproductions physiques, mais cette illusion est tombée depuis la dématérialisation, héééhoooo, réveil !!!

    Vous inversez les termes de la réalité, mon garçon : la culture circulera quoi qu’il arrive, et vous ne l’empêcherez pas, ou alors transformerez nos législations en diktats dignes de la Chine ou de l’Iran. Si vous tenez absolument à continuer à VENDRE des exemplaires de vos œuvres, libre à vous. Vous allez juste devoir le faire dans un environnement qui a changé, et dans lequel ce n’est plus de cette façon que vous pourrez assurer votre pitance. Mais en fait, cela ne changera pas grand chose, puisque l’immense majorité des artistes, hier comme aujourd’hui, ne vivent pas de leurs créations.

  31. ssqtch dit :

    Cette valeur est double : elle est probablement indispensable à la condition humaine, à l’instar de l’air. Elle a donc une valeur cruciale… et une valeur marchande parfaitement nulle. Alors c’est sûr, la notion de culture gratuite, tout comme celle de « revenu de base », sont encore trop élaborées pour la civilisation occidentale en son état de développement. Nous ne sommes pas encore sortis des affres de l’appropriation privée des biens communs, qui correspond à une crise de croissance de l’humanité. L’enjeu est clair : soit nous dépassons, dans les décennies à venir, ce système d’appropriation prédatrice de ressources communes, pour les gérer collectivement de manière rationnelle (ça n’implique aucunement la disparition de la propriété privée, mais son reflux vers ce qui doit être réellement privé). Soit nous nous anéantissons à force de nous affronter pour le contrôle de ce qui est indispensable à tous. Il est intéressant de constater que c’est lorsque l’humanité invente l’un des premiers outils susceptibles de la projeter dans cette ère de la gestion optimale des ressources communes au bénéfice de tous, que les tenants du monde propriétaire se déchaînent pour briser ces perspectives… Ok, le capitalisme productiviste a été une étape du développement humain, certes rustique et violente, mais nous l’avons dépassé. Le capitalisme consumériste est quant à lui une monstruosité qui n’aurait pas dû voir le jour, car il inverse les principes du libéralisme pour transformer l’être humain, finalité de toute organisation économique, en rouage d’une mécanique qui n’a plus pour objectif que d’améliorer les dividendes de quelques milliers d’actionnaires…

  32. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Pourquoi avez-vous à ce point confiance dans les éminents économistes et juristes, n’ont-ils pas leurs contradicteurs ? Ne disent-il pas aussi que l’économie tout entière est erronée, alors pour cette fixette sur la PI ?

    La PI n’est plus adaptée, vous pourriez affirmer que la propriété privée est inadaptée ça ne serait pas plus faux, alors proposez son abolition ça serait plus franc. Mais peu de chance d’etre suivi pas quiconque, les gens veulent bien déposséder les « majors » mais pas leur propre compte en banque !

    La PI permet aux travailleurs intellectuels de vivre de leur travail, c’est juste essentiel quand on sait que cette production est essentielle et prédominante dans la production de toutes les richesses actuelles.

    Bien sûr que la culture est une marchandise, vous niez l’évidence ! La musique est fabriquée avec les méthodes marketing les plus avancées, les films prévoient 20 à 30% du budget dans la publicité, il n’y a pas plus commercial que la culture que les gens veulent télécharger.

    Vous voulez faire des œuvres hors des réseaux commerciaux faites-le rien ne vous en empêche et beaucoup de gens le font ! Nul besoin de changer la loi pour ça. J’ai publié un certain nombre « d’œuvres » dans des revues internationales moi-même, je n’ai jamais gagné un sou pour ça et j’en ai été très heureux !

  33. ssqtch dit :

    Quelle est la valeur d’une chose dont vous disposez en quantité infinies ?

  34. ssqtch dit :

    Non, la culture n’est pas une marchandise. On peut concevoir de faire de reproductions physiques d’oeuvre d’art un certain commerce, c’est vrai. La marchandise, c’est le CD que vous achetez, PAS l’œuvre qui est fixée dessus. Dès lors que le marché physique disparaît, la marchandise disparaît aussi, il reste la création culturelle, et les questions que je posais précédemment. Arrêtez de trépigner sur votre chaise en gueulant de manière aussi stérile qu’incantatoire que « la culture est une marchandise, la culture est une marchandise !! » parce que c’est faux. Seuls des industriels et leurs lobbyistes l’ont décrété, ça. Mais demandez à des artistes, de Coppola à Godard, de Victor Hugo à Trent Reznor, ce qu’est la culture, ça vous évitera de sortir de pareilles obscénités.

    Le corps humain, est-il une marchandise ? Les gènes végétaux ou animaux, sont-ils des marchandises, dites-moi ? Parce que les grandes firmes dont vous êtes le petit soldat bien docile, le petit consommateur bien formaté, s’approprient également à tour de bras des éléments du vivant, qu’ils s’arrogent en apposant des droits de « propriété intellectuelle ». Le problème, c’est que ce faisant, ils transforment un modèle conjoncturel destiné à récompenser un créateur, en une sorte de norme naturelle à leur bénéfice. En clair : vous pouvez sans aucun doute faire commerce d’une création culturelle, pas de souci. ça n’en fait pas pour autant une marchandise, et vous ne pouvez donc pas imposer un caractère marchand à la culture.

  35. ssqtch dit :

    Si d’éminents économistes expliquent que l’utilisation des monopoles d’exploitation (propriétés industrielles notamment) par les firmes ont pour effet pervers de freiner l’innovation et de casser la libre concurrence, la propriété intellectuelle est l’outil d’une stagnation, voire d’une régression collective, et nuit à l’intérêt général.

    Si d’éminents juristes expliquent que l’utilisation des monopoles d’exploitation (propriétés intellectuelles et marques) par les firmes ont pour effet pervers de freiner la diffusion culturelle et donc, par voie de conséquence, la création elle-même, et de transformer l’amateur d’art en consommateur captif, la propriété intellectuelle est l’outil d’une stagnation, voire d’une prise d’otages collective, et nuit à l’intérêt général.

    Les propriétés intellectuelles sont inadaptées à la réalité du XXIe siècle, en leur état actuel. Il est donc nécessaire d’acter du changement de paradigme, de rappeler les objectifs qui étaient poursuivis par les juristes qui ont créé les fictions juridiques que sont les propriétés intellectuelles, et de trouver de nouveaux moyens pour satisfaire ces objectifs initiaux.

    Ces objectifs initiaux étaient de récompenser le créateur et l’inventeur par un monopole provisoire sur les aspects patrimoniaux de sa création, avant que celle-ci soit élevée dans le domaine public, pour la simple raison que la création vient elle-même du domaine public qui a environné le créateur. Ainsi, l’idée est insusceptible de réservation propriétaire, alors que la forme particulière peut être réservée, pendant un temps seulement, à l’exploitation de son auteur. Très bien : éliminons les ayant-droits qui ont joué un rôle utile pendant quelques décennies, et qui sont devenus aujourd’hui des obstacles et des freins à la perpétuation de l’innovation scientifique et de la diffusion culturelle au XXIe siècle, et développons de nouvelles pratiques, désintermédiées, réhabilitant le rapport direct entre un inventeur et ses utilisateurs, entre un créateur et ses amateurs, afin de faire prévaloir des intérêts intemporels sur des moyens industriels et économiques conjoncturels, et aujourd’hui caducs. Faut se réveiller, hein, parce que le piratage ne va pas cesser, et que pendant que vous vous trompez de combat, les mastodontes du web sont en train de gagner la partie.

  36. Wikibuster dit :

    @ssqtch : « Précisément parce que la culture n’est pas une marchandise. »

    Réveillez-vous bon sang la culture dont on parle EST une marchandise ! 🙂

  37. ssqtch dit :

    @Wikibuster : vous devriez lire les articles plutôt que de vous en tenir aux titres. Vous auriez les réponses aux contradictions consternantes que vous reproduisez avec la constance du métronome.

    Il n’est pas question de « bannir les œuvres culturelles de la sphère économique », mais de reconnaître que la révolution technologique internet a, DE FACTO (« c’est comme ça », comme vous dites), sorti les créations incorporelles de la sphère économique. Précisément parce que la culture n’est pas une marchandise. Parce qu’avant d’être une marchandise, elle est un bien commun. Parce que chaque création est issue du contexte culturel qui l’a précédée, et auquel elle doit revenir in fine. Alors qu’on se casse la tête pour trouver comment rémunérer directement un auteur ou un inventeur, oui, cent fois oui. Mais maintenir sous respiration artificielle des industries-vampires, qui détournent 90% des sommes qui devraient revenir aux artistes, non, cent fois non, ça c’est fini, et nous avons les outils pour y mettre un terme.

    Il y a deux façons de lutter contre MegaUpload : foutre du DRM partout, criminaliser toute forme d’échange P2P, et obtenir grâce aux lobbyistes de la MPAA et de la RIAA que le FBI ferme MU partout dans le monde en 3 jours. C’est balaise, parce que jamais les autorités n’ont déployé une telle énergie pour fermer les réseaux de sites pédophiles ou terroristes, et ça en dit long sur l’état pitoyable de nos républiques, passons. Cette première façon ne marche pas : MU fermé, d’autres réseaux sont apparus. Et MU a fini par revivre également.

    L’autre façon est de rendre les contenus gratuits, et de les laisser circuler sur les réseaux P2P. Vous verrez que des modèles mafieux comme MU ne pourront plus prospérer. Pourquoi payer un abonnement ou subir de la publicité, pour accéder à des contenus qu’on trouve gratuitement par ailleurs ? En légalisant les échanges non-marchands, vous supprimez les modèles économiques comme celui de MU.

    Allez lire Krugman et Stiglitz, (sans vous arrêter aux titres, hein). Allez voir comment deux prix Nobel d’économie expliquent que les industries culturelles doivent absolument comprendre que les œuvres sont en train de devenir des « produits d’appel » gratuits pour de nouveaux services à développer, et ne peuvent plus faire l’objet, en soi, d’un commerce, pour la simple et bonne raison qu’une technologie existe qui permet leur circulation gratuite et instantanée. Allez découvrir les écrits de ceux qui réfléchissent un peu plus loin que la propagande des ayant-droits.

    Alors on n’en est pas encore là, mais c’est vers cela qu’on va. Il est donc urgent de définir de nouveaux modes permettant de rémunérer les créateurs directement, de manière équitable. Otez-vous de l’esprit qu’un type doit pouvoir vivre aujourd’hui grâce au livre écrit par son arrière grand-père, c’est une hérésie délirante qui a été construite par des éditeurs qui voulaient s’assurer de pouvoir vivre, EUX, grâce aux livres écrits par des centaines d’auteurs morts depuis des décennies.

    Pourquoi ne pas dire « consonautes » ? Parce qu’un internaute peut être tout sauf un simple consommateur, justement. Oh, il va continuer à consommer, mais il est avant tout un utilisateur, il peut même devenir à son tour un créateur. En fait je viens de comprendre : vous n’avez tout simplement rien compris à ce qu’est internet. Vous raisonnez avec des œillères idiotes, issues d’une lecture bêtement matérialiste et figée du monde. Vous ne savez penser qu’en termes production/consommation, vous avez l’esprit de l’oie qu’on gave. Vous continuez à penser comme avant l’avènement des réseaux, c’est extraordinaire de constater un tel blocage, j’avoue que c’est presque pathologique, à mes yeux. On sent une grande peur, qui provoque une grande colère, mais une incapacité presque totale à savoir les formuler. D’où une incapacité complète à comprendre les évolutions en cours…

    Evitez-moi le couplet démago sur les gens qui lutteraient plus pour la liberté de télécharger que pour la démocratie dans le monde. Les sujets que nous évoquons ici, la majorité des gens s’en contrefout, et c’est bien dommage puisque ce dont nous parlons conditionne l’éventuel avènement d’un vrai totalitarisme technologique et sécuritaire.

    Et, mais ce n’est pas la moindre de vos contradictions, vous en profitez pour taper sur la dépendance des gens à des choses comme Google et Facebook, sur lesquelles ils étalent leur vie privée alors que la NSA et les services secrets occidentaux enregistrent tout… oui, exactement ! On vous explique justement que ce qui permet cet état de fait, c’est la centralisation du web autour d’acteurs propriétaires comme Google, Apple, Microsoft ou Facebook, et que le meilleur moyen d’éviter toute collusion, y compris technique, entre les prestataires de service et les services secrets, c’est de recourir à des technologies open source décentralisées, et NON PAS à des technologies propriétaires centralisées. Précisément parce que les technologies ouvertes ne comportent pas de backdoors, et sont sous le contrôle de leurs utilisateurs, et non pas d’un éditeur distant qui se plie à la première injonction du Département d’Etat. Vous êtes un peu perdu, en fait… et c’est vrai, le monde est devenu complexe, mais alors vous vous, vous gourez totalement de cible, totalement !

    Alors, à la fin, un constat sur lequel on se rapproche vaguement : non, à ce jour internet ne permet pas de réelle émancipation collective et individuelle… tant qu’on parle justement du web propriétaire et centralisé, les réseaux des GAFA tout entiers soumis aux diktats des services marketing, des régies publicitaires, et qui recourent massivement au traçage comportemental, au profiling intrusif et à l’espionnage permanent. Ce web-là est probablement encore plus vicelard que la télévision, car avec l’escroquerie du « user generated content » et la captation des données personnelles, ces marchands-là posent les bases d’un totalitarisme à côté duquel les régimes soviétiques et fascistes vont faire mine de parc d’attraction… Si par contre on réfléchit au web collaboratif, avec les perspectives ouvertes par les logiciels libres, la circulation réseautale des biens communs et les échanges non-marchands, à la neutralité du net et des FAI, à la création collaborative à distance, aux imprimantes 3D, et à toutes les extrapolations dans le monde tangible des principes de création contributive, on comprend que c’est là que résident les règles qui pourraient faire du web ce vecteur de liberté et d’émancipation individuelle et collective.

  38. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Vous (et vos auteurs) êtes à fond dans un amalgame autistique et liberticide qui consiste à prendre en otage la liberté sur Internet pour justifier en pratique le bannissement des œuvres de l’esprit de la sphère économique. « Sans médias libres, pas de liberté de pensée  » : Quel rapport y-a-t-il avec la basique nécessité (économiquement vitale) de protéger (avec des DRM ou une autre solution) les films et la musique d’escrocs comme megaupload ? « La guerre imminente contre nos libertés d’utilisateurs » : Pourquoi ne pas juste dire nos libertés de « consonautes », internautes consommateurs ? Voilà où se nichent les revendications majeures de nos concitoyens, on ne parle plus de lutte contre la dictature fasciste ou communiste, pas plus de promotion de la démocratie (vous connaissez la situation déplorable au Mexique ?), on ne s’intéresse plus à la faim dans le monde, etc. Mais en parlant de la « liberté » de télécharger à loisir et gratuitement là on mobilise sans problème. Dans le même temps aucune manifestation sur l’espionnage systématique de la NSA, les internautes étalent leur vie sur Facebook et laissent Google ouvrir les emails, etc. C’est du foutage de gueule massif qui prouve qu’il est toujours aussi facile de manipuler les masses, Internet ne génère en réalité aucune libération et facilite même l’apparition de nouveaux modes d’endoctrinement. C’est comme ça. 😦

  39. ssqtch dit :

    Ok. Pour préciser mon commentaire précédent, parce que l’écrit à ses limites : quand je dis qu’il faut que « l’utilisateur ait quelques libertés minimales sur tout outil », c’est une litote. L’utilisateur doit être *le seul* à contrôler ce qu’il utilise, comme l’ont parfaitement expliqué Doctorow et Moglen dans les articles suivants notamment :

    http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/28/doctorow-lockdown
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/20/Sans-medias-libres-pas-de-liberte-de-pensee

  40. Wikibuster dit :

    @ssqtch : Je vous laisse disserter avec Sébastien, pour ma part je ne comprends pas toujours tout ce qu’il écrit (mais ça s’améliore avec le temps) mais je n’ai pas été lire les livres qu’il mentionne ce qui peut l’expliquer. Non il ne dit pas la même chose que moi, vous non plus, en fait je n’ai jamais vu deux personnes différentes dire exactement la même chose dans les billets publiés ou republiés sur ce blog. Surpris ? 😉

  41. ssqtch dit :

    Intéressante réponse, mais à quoi visait-elle et qu’en avez-vous réellement compris ? Ce contributeur ne me semble pas aller dans le même sens que vous, et n’assimile pas les thèses commonistes (dont il ne parle pas) au communisme. Ce qui est intéressant, dans cette contribution, c’est le rappel selon lequel ce type de réforme ne se fait jamais instantanément, ce qui est très vrai. Mais pour entrer dans le détail, « l’économie de la contribution » que certains appellent de leurs vœux (dont moi) ne prétend pas parvenir à une sorte de société-fourmilière absolument horizontale. Des nœuds introduisant parfois une dose de hiérarchie et de verticalité peuvent exister, ils ne sont pas proscrits, mais une législation doit permettre qu’ils ne dégénèrent pas en vecteur d’asservissement ou de recentralisation.

    De même, mon propos n’est nullement d’opposer une centralisation immanquablement pernicieuse et une décentralisation qui serait nécessairement louable. Mon propos est, contre la doxa ambiante, d’affirmer que le mouvement de centralisation propriétaire est allé infiniment trop loin, en tous cas dans le domaine économique et industriel, et qu’il est vital d’inverser le balancier. Briser les entreprises trop concentrées en plusieurs acteurs économiques autonomes, ruiner celles qui dénaturent le marché en abusant de positions dominantes, casser la dynamique production-consommation qui est devenue une façon pour les producteurs d’exploiter des consommateurs, et y opposer l’autonomie desdits consommateurs, qui seraient alors autre chose que de simples consommateurs, parce qu’on aura collectivement assuré qu’ils bénéficient tous de quelques libertés minimales sur tout outil, tout service qui leur est proposé.

    L’idée est bien d’en revenir à des compétences mises en œuvre par chacun au bénéfice du plus grand nombre, avec des rétributions de nature diverses. L’affirmation de cette idée vient en réponse à la centralisation propriétaire actuelle, dans laquelle les compétences mises en œuvre par chacun sont exploitées au bénéfice d’un tout petit nombre, avec une rétribution unique et non équivalente, ce qui engendre un mal-être global, et ce que Stiegler appelle la « prolétarisation » en reprenant le sens marxiste initial, pour l’élargir à des couches sociales qui s’en croyaient à l’abri (trompées qu’elles étaient pas l’acception que les communistes ont donné au terme de « prolétarisation » depuis un siècle).

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