Les nouvelles superpuissances

Nous avons le plaisir de présenter le dernier ouvrage de Daniel ICHBIAH, « Les nouvelles superpuissances », qui sortira le 14 novembre prochain (Editions First). Si l’on en juge par les extraits suivants ce pamphlet promet une lecture passionnante ! Nous remarquons avec une satisfaction non feinte qu’il aborde le thème de Wikipédia ! 🙂

Les nouvelles superpuissances
Un pamphlet de Daniel ICHBIAH.

Place aux extraits :


Extrait de l’introduction

L’un des arguments les plus agaçants que l’on puisse entendre de la part de sociétés comme Google France ou Twitter France est que celles-ci ne relèveraient pas du droit français.

Si un internaute ou une communauté est injustement agressé, ces entreprises américaines se réfèrent à la Constitution américaine – censée protéger la liberté d’expression – pour ne rien faire.

Cet argument, nous le rencontrerons à plusieurs reprises dans ce livre. Il apparaît pourtant grossier.

Lorsque nous utilisons Facebook, Yahoo!, Bing ou un autre service, nous nous servons d’un site en langue française, géré par une filiale qui dispose de locaux et d’employés sur notre territoire.

Comment se fait-il alors que ces entités américaines puissent prétendre relever du droit américain ?

Extrait du chapitre 2 – Comment Google a détrôné Microsoft en s’inspirant de son modèle

Improvisons un micro-trottoir, et posons la question au quidam qui s’avance :

« Pour vous, Google, c’est quoi au juste ? »

Tout comme la plupart des sondés, il nous répondra :

« C’est un moteur de recherche. »

De temps à autre, un passant plus sûr de son fait se fera un plaisir de faire étalage de sa science :

« C’est un éditeur de logiciels, à la source de centaines de services : Google Earth, Google Actualités, Google Agenda… C’est le propriétaire de YouTube depuis 2006 et la société qui a développé le système Android pour téléphones mobiles. »

Toutes ces réponses sont exactes. Google a bel et bien créé ou racheté ces outils. Toutefois, ce ne sont pas ces logiciels qui lui procurent ses immenses revenus.

Si vous êtes un simple particulier, aussi loin que vous vous souveniez, cette société ne vous a jamais réclamé quoi que ce soit pour l’usage de ses services. Vous n’avez jamais eu à débourser un traître centime pour utiliser son moteur de recherche, sa messagerie Gmail, visionner ses vidéos, repérer votre domicile sur son système de cartographie Google Maps…

Puisqu’il en est ainsi, d’où une société qui offre des services gratuits tire-t-elle son gigantesque revenu – plus de 50 milliards de dollars sur l’année fiscale 2012 ?

La réalité, c’est que Google est avant tout la plus grande agence publicitaire au monde.

Extrait du chapitre 3 – La négation des droits individuels

Un grand nombre de personnalités de confession israélite se sont alarmées de voir le mot « juif » accolé à leur nom alors que certaines ne le souhaitaient pas particulièrement.

Cette situation a été jugée suffisamment troublante pour que plusieurs associations intentent un procès à Google France : l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), J’accuse !, Action internationale pour la justice (AIPJ), SOS Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP).

L’avocat de SOS Racisme, Patrick Klugman, est allé jusqu’à dénoncer

« la création de ce qui est probablement le plus grand fichier juif de l’histoire ».

Extrait du Chapitre 5 – Nos bien culturels leur appartiennent

Le chroniqueur K. Jarrard, s’est posé la question de la transmission des livres numériques qu’il avait pu acheter à ses enfants, pour le jour où il viendrait à disparaître. Il a alors posé la question à Amazon, et a reçu cette bien curieuse réponse :

 » Désolé. Le contenu du Kindle ne peut être revendu, cédé, ou transféré d’un compte à un autre. Les achats et téléchargements de contenus numériques sur Amazon.com, ce qui inclut les documents acquis depuis la boutique Kindle, sont liés uniquement au compte de l’usager qui a effectué l’achat. Par conséquent, ils ne sont pas transférables.  »

Ce principe d’un bien « non transférable » est pareillement appliqué par Apple pour sa boutique iTunes, et cette situation a fortement agacé le comédien Bruce Willis, grand collectionneur de chansons en tous genres et soucieux de pouvoir un jour les léguer à sa progéniture.

Extrait du chapitre 6 – Une encyclopédie pour les gouverner tous

Autant le dire, dans la mesure où j’ai écrit des ouvrages sur le jeu vidéo ou des personnalités comme Steve Jobs ou Bill Gates, je contribue moi-même de temps à autre à des pages Wikipédia depuis des années. Lorsque certaines propositions que j’ai apportées ont été contestées ou effacées, la relation avec les administrateurs a été le plus souvent cordiale et non conflictuelle, et des solutions satisfaisantes ont pu être trouvées. Parfois, la suppression d’une de mes interventions m’a semblé brusque, mais jamais au point de m’offusquer.

Il demeure que, dans le cadre de ce livre, j’ai recueilli de nombreux témoignages moins nuancés. Certains contributeurs auraient-ils abusé de Wikipédia à un moment donné, cherchant à en exploiter la réputation pour se donner le beau rôle au risque de voir la situation se retourner contre eux ? Ont-ils fait l’objet d’un abus de pouvoir de la part de certains administrateurs qui les auraient empêchés de s’exprimer librement ?

Extrait du chapitre 7 – Le temps de l’alternative

Imposer un nouveau moteur de recherche, une nouvelle encyclopédie, une nouvelle librairie en ligne pourrait sembler illusoire aujourd’hui. Il n’en est rien.

Il existe d’autres options, et l’avantage extraordinaire, c’est qu’elles sont gratuites. Nous pouvons donc en changer du jour au lendemain si le cœur nous en dit, sans que cela ait trop d’incidence sur notre quotidien.

Certes, la perspective de changer d’environnement n’est pas forcément perçue avec bonheur. Il faut s’habituer à un autre système, modifier ses habitudes… Si nous voulons téléphoner via Internet, il est probable que la plupart de nos amis sont sur Skype. Comment les joindre au moyen d’un autre système ? Ce n’est pas facile, mais néanmoins possible.

Une solution radicale consisterait à renoncer à tous les services dont la collusion avec Prism est prouvée. Elle est sans doute peu réaliste. Néanmoins, on peut trouver sur le site Prism Break une série d’outils permettant de limiter les risques d’écoute et de captation des informations. Certains de ces outils sont payants. Et alors ? Il est sans doute temps d’en finir avec cette illusion du gratuit qui nous a rendus prisonniers de certains services.

Publicités
Cet article a été publié dans Internet. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Les nouvelles superpuissances

  1. Wikibuster dit :

    Pchhhhhhh… tiens on dirait que j’avais raison, touriste se dégonfle une fois de plus. 🙂

  2. @Wikibuster
    Bon, en tout cas je suis disponible pour apporter des éléments à qui souhaiterait des précisions ;-))

  3. Wikibuster dit :

    @Daniel : Bonjour et bienvenue ! Mais inutile d’espérer parler avec simple-touriste, il faut comprendre que s’il révélait son identité ça reviendrait pour lui à se balader à poil sur Wikipédia, il ne le fera jamais, il y a des règles dans les sectes. 😉

  4. Wikibuster dit :

    « OUI ou NON le moteur de recherche utilise des critères objectifs? »

    Sérieusement vous n’admettez pas que les wikipédiens trichent avec les sources ? Une source ça ne veut strictement rien dire, vous pouvez choisir ce que vous voulez pour orienter le contenu d’un article. Wikipédia est autant orienté que le wiki libéral. Pas objectif en l’occurrence signifie qu’il n’y a pas de règle pour choisir les sources, on prend ce qui arrange et on change les règles la prochaine fois si besoin.

    « Quelles sont les sources de WP que le public n’admet pas? »

    Le public s’en fout, il faut surtout que ça soit gratuit, peu importe si c’est médiocre..

    « Quelles références? »

    Ces « principes fondateurs », qui sont d’un crétinisme absolu.

    « Par quel miracle? »

    Le système de liens s’auto-alimente, le gens lisent ce que Google montre et Google montre ce qui se lit… C’est pourri jusqu’à l’os.

    « Où est l’explication, papy? »

    Je vous dis ça si on fait votre autopsie un jour, vous devez être un cas pour la science sans aucun doute.

  5. Wikibuster dit :

    « Un algo n’est pas base « sur des critères scientifiques ou objectifs »? »

    Le seul critère objectif de Google est la maximisation de ses revenus publicitaires.

    « Au contraire, le principe est que toute information doit être validée par une source crédible. »

    Une source crédible pour un ignare (un ado ou un admin mafieux de Wikipédia) n’est pas forcément crédible pour un connaisseur ou le public.

    « WP se base sur des principes fondateurs. »

    Vous montrez à quel point vous êtes déconnecté de la réalité (effet secte de Wikipédia qui fabrique ses propres références).

    « Au contraire, Google rend visibles les autres producteurs de contenus. »

    Un moteur de recherche normal oui mais Google masque la quasi totalité du web et propulse Wikipédia.

    « Peut-être, mais ce texte n’explique pas en quoi. »

    Nul n’est plus sourd et aveugle qu’un simple touriste.

  6. Wikibuster dit :

    @itou : Merci pour ce lien, ça bouge… ça bouge !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s