Linux c’est politique !

Voici une illustration de la politisation de l’informatique par l’idéologie « Creative Commons » et le logiciel prétendu libre, ainsi que de l’influence du mouvement commoniste sur la Presse généraliste. En l’occurrence il s’agit du blog d’un journaliste du Monde qui nous offre un moment de militantisme technico-politique le 2 février dernier, c’est intitulé « Pourquoi choisir GNU/Linux ? (plutôt que Windows ou Mac OS) ».

GNU/Linux (illustr. linuxmigrante.blogspot.fr)
Le Commonisme, l’idéologie montante de ce début de XXIème siècle ?

Le journaliste, qui n’est pas informaticien précise-t-il, fait la publicité de Linux contre Windows ou Mac, mais « pourquoi ? » ajoute-t-il.

Parce que « ça marche » On est rassuré mais un peu surpris d’apprendre que Windows ou Mac ça ne marche pas !

Parce que « c’est fun » Mais diable pourquoi personne (à part quelques fans comme lui-même) n’utilise un système qui marche et qui en plus d’être fun est gratuit ? Les gens sont bêtes quand même…

Parce que « c’est simple » Windows « c’est très compliqué » mais comme c’est préinstallé ça va, donc pas de souci alors ?

Parce que « c’est politique » Voilà on y arrive ! Linux ce n’est pas « neutre », les « licences » (comprendre le Droit d’auteur) ça « bride l’innovation », ça « entrave la liberté du consommateur » et « son plaisir » (sic), enfin ça « étouffe la diversité ». Vient ensuite le refrain habituel sur les « quatre libertés » garanties par un logiciel libre, mais n’y recherchez pas la défense de liberté de vivre de son travail intellectuel, ce n’est pas au programme du commonisme ! Pour conclure, une confirmation que le « logiciel libre » c’est… « plus militant ». Merci M. LAROUSSERIE pour ce billet politique !


« Utiliser un logiciel libre est certes pratique, confortable, légal, souvent gratuit… Mais c’est aussi un état d’esprit qui conduit à réaliser que le monde de l’informatique et par extension du numérique n’est pas une technologie neutre. Brider l’innovation par des licences ou des brevets sont des choix. Entraver la liberté du consommateur (et en fait son plaisir et ses possibilités), également. Etouffer la diversité, aussi. Pour rappel, un programme libre garantit quatre libertés à l’utilisateur. Celle de pouvoir exécuter le programme (!), de l’étudier, de le modifier et de le diffuser (modifié ou non). J’ajouterai une cinquième liberté : celle de ne pas utiliser ces libertés mais d’en profiter !?! Car tout le monde ne peut lire ou modifier un code source. Histoire de compliquer un peu cela, le terme open source remplace parfois celui de logiciel libre (ou free software en anglais). En gros, l’open source serait un vocabulaire plus commercial et « logiciel libre » serait plus militant. »

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5 commentaires pour Linux c’est politique !

  1. Sebrider dit :

    C’est amusant, avec les Idiots de la Maison Jaune, il n’y a jamais besoin de commentaire !
    Ils sont eux-même l’argument vivant de leurs bêtises.

  2. Sebrider dit :

    Des simple-touriste; on en trouve plein des comme cela sur wikipédia. Ses clones subsistent aussi sur doctissimo entre autres sphères communautaires. Le but n’est pas destruction de wikipédia mais sa transformation selon des bases communautaires de service et non plus administrative. La suppression des Administrateurs qui ne sont que des petit-KGB servant à la mafia wikipédienne et l’instauration d’un authentique Comité d’Arbitrage tant haït par JJG en seraient un début de solution. Mais, cela ne suffit pas.

    simple-touriste est un très bon spécimen de l’Idiot un perso d’AZ. C’est très caractéristique des milieux communautaires laissés en friche que je nomme sphère communautaire de pouvoir. « En outre, si les gens recherchent, le pouvoir, ce n’est pas pour le pouvoir en soi, mais pour les avantages matériels que leur position et leur influence pourraient leur procurer » ( Alexandre Zinoviev, Science Fiction – Politique (1983), éd. Denoël, 1984 (ISBN 2 207 33002 8), t. 2, partie 1984 et 1984, p. 42). Pour survivre dans ces conditions, « il faut vivre selon les lois de cette société: frauder, tromper, forcer, dénoncer, se débrouiller. Sinon on ne fait rien » (Alexandre Zinoviev, Le Héros de notre jeunesse, éd. Julliard L’âge d’homme, 1984, p. 154). Dans une société naturellement communautaire et d’autant plus sous des contraintes historiques extrêmes, la population fait avec ce qu’il existe pour vivre. C’est même une défense absolue qui pousse à des progrès sociologiques et à une victoire historique, malgré les contraintes historiques qui génère des phénomènes extrêmes. Mais dans une société dite civilisée, cela est insupportable. C’est un régrès sociologique. Et, Je ne parle pas seulement pour wikipédia mais de tout milieu non productif (administratif et de service avec sa lutte des positions sociales) ou des milieux administratifs contraignant les milieux productifs (lutte des classes).

    Pour paraphraser Engels en substituant le mot Etat par sphère de pouvoir, « La société libre ne peut pas tolérer une [sphère de pouvoir] entre elle et ses membres » (Engels, Socialisme utopique et socialisme scientifique, 1880).

    Comment a été constitué cette sphère de pouvoir sur wikipédia ? De façon naturelle selon la loi sociologique des milieux communautaires, avec sa formation de subordonné et de supérieur, d’un petit « KGB » local et d’une mafia (cf Alexandre Zinoviev mais aussi Alain Testart, la servitude volontaire : L’Origine de l’Etat et Christophe Darmangeat, Conversation sur la naissance des inégalités).

    Pour abolir la sphère de pouvoir dans nos sociétés type professionnels suivez Karl Marx et l’exemple de la commune de 1871 : « Pour éviter cette transformation, inévitable dans tous les régimes antérieurs, de l’État et des organes de l’État, à l’origine serviteurs de la société, en maîtres de celle-ci, la Commune employa deux moyens infaillibles. » (Engels, préface de La guerre Civile en France, 1891).

    Pour abolir la sphère de pouvoir dans les sociétés types communautaires suivez Alexandre Zinoviev sur les exigences d’inégalité (pour wikipédia, cela serait une exigence de non neutralité), et sur ce que je nomme les sphères communautaires de service qui sont en lien avec le socialisme utopique et l' »idéologue moderne » Antoine Destutt de Tracy.

  3. Sebrider dit :

    « Lesquels?  »
    Cela en est encore une.
    Lis moi puisque tu ne m’as pas lu et relis toi.

    « C’est à dire? »
    L’idéologie est ce qui est généré par les phénomènes communautaires. Elle devient hégémonique lorsqu’elle englobe la société globale.
    Elle s’insinue dans toutes les cellules de la société : la culture, l’éducation, la religion, les médias, la justice, la santé… puis déborde, si possible, de sa propre sphère génératrice pour rentrer dans la sphère professionnelle ou milieu de production. C’est qui est le plus médiatique et qui touche le plus grand nombre. Gramsci dont je n’ai pas lu use du terme d’hégémonie culturelle.

    Dans les sociétés communistes post-féodaux où la sphère communautaire englobe et forme totalement la société, cela prend la forme d’une idéologie communiste (cf Alexandre Zinoviev).
    Dans nos sociétés occidentistes où la sphère communautaire est restreinte au milieu de pouvoir et hégémonique dans la société puis en contradiction avec la sphère professionnelle dominante, cela prend la forme d’une idéologie bourgeoise (cf Karl Marx).

    Vous trouverez 10 thématiques de l’idéologie hégémonique de notre société dans « Le génie du sarkozysme » de Karl G Marx (Pascal Charbonnat) aux éditions matériologiques.com (éditeurs en ligne).

    Cela génère en fin de parcours les pensées petit-bourgeois qui sont métaphysiques ou linéaires.
    Pour des exemples de ce terme je t’envoie au wikiquote d’Alexandre Zinoviev.

    Contre cela AZ et KM usent de la méthode scientifique du passage de l’abstrait au concret. C’est en lien avec l’abstraction, le matérialisme et la dialectique (cf wikiquote « abstraction » et « matérialisme dialectique »).

  4. Sebrider dit :

    « NON. Je NE représente PAS Wikipédia. Mes « réactions » ne prouvent rien concernant WP. » dixit simple-touriste.

    Pourtant, tu as des réflexes à la Wikipédia.
    Or, c’est un caractère de l’idéologie hégémonique.

    Pour reprendre l’exemple sur l’idéologie du sport en France de Michel Caillat :

    p12 : « Nous sommes à l’âge de la soft idéologie, forme plus subtile et la plus néfaste de l’idéologie. »

    => On observe cette soft idéologie à l’ère de Gorbatchev. On s’est ce que ça a donné pour une grande société par la suite. Mais, on observe cela aussi dans l’action néolibérale issu de Milton Friedman (Thatcher, Reagan, Pinochet, Elmuth Khol, le gouvernement Chirac des années 80, Eltsine, Bush I et II…etc), Ce fut la plus grosse catastrophe sociale en période de Paix. Mais beaucoup applaudissent ces soft idéologues. L’idéologie que dénonce Wikibuster rentre dans le même cadre des soft-idéologies qui sont construits sur 3 aspects majeurs (M. Caillat, 1989, p 14) :

    (1) le caractère universel
    (2) le caractère inter-classique avec ses « communions magiques »
    (3) Non vue comme une idéologie mais comme un trésors communs à l’humanité

    on y rencontre 4 grands types de discours (d’après les mots de M. Caillat, 1989, p.12-13 (sauf ce que est entre crochets) :

    (1) discours fondateurs
    => souvent militants ou de prédications qui font la réalité [de la sphère communautaire] en disant sa loi.

    (2) discours didactiques
    => imposent une image légitime des attitudes et des techniques [pour la sphère communautaire].
    => Ce discours « théorique » masque un tissu des propositions idéologiques

    (3) Discours apologétiques
    => défense inconditionnelle, qui tend de répondre aux « détracteurs de la communauté » :

    (31) Discours du « oui, mais » : « On préfère parler de ce qui n’existe pas (l’idée [wikipédia], la pureté, la loyauté, etc.) pour ne pas avoir à parler de ce qui existe (la tricherie, les brutalité, etc.) »

    (32) Affirmation positive qui revalorise le rôle et le statut [de la sphère communautaire].
    => L’idéologie […] est de type religieux et de tendance expansionniste. Elle part à la conquête des âmes dans une sorte de prédication militante et de croisade dithyrambique perpétuelle.

    (4) Discours de célébration des exploits, commémoratifs ou d’acclamation
    => Presse […] rapportant les hauts faits de la performance humaine.
    => Chant de gloire aux héros

    Wikipédia et le sport de Coubertain rentrent parfaitement dans le cadre des sphères communautaires de pouvoir décrites par Alexandre Zinoviev. L’Empire Tsar pendant des siècles et l’URSS dans un cadre de crise historique (Guerre civile européenne de 1914-1945; Guerre Froide de 1952-1954) englobèrent totalement ces deux grands sociétés. Chez nous, cette sphère est restreinte au milieu de pouvoir. La sphère communautaire génère l’idéologie hégémonique de la société globale.

    On est loin de la mystique de gauche de Paschal Grousset et Philippe Tissié qui rentre dans le cadre des sphères communautaire types de service. Mais contrairement au premier, ils restent dans le cadre globale de la société caractérisée par la sphère professionnelle ou milieu de production (inexistant en société communiste post-féodal). C’est dans cette sphère professionnelle ou milieu de production défini par Marx que le communisme post-capitaliste doit surgir.

  5. Sebrider dit :

    Bien que je ne sois pas contre les logiciels libres. Il y a des phénomènes communautaires qu’il faut combattre.

    Comme je l’ai déjà dit c’est dans le cadre de la sphère communautaire définie par Alexandre Zinoviev que l’on peut comprendre la sociologie de wikipédia et de toute la communauté des réseaux sociaux entre autres sphères communalistes ou milieux de pouvoir (administration) et de service :

    « Vous savez sans doute que, dans mes livres, beaucoup de personnages — pour faire advenir le possible — luttent contre l’impossible. Mais si l’on rassemble 100.000 personnes, si on les enferme dans un enclos, si on les y laisse vivre pendant un an tout en les nourrissant normalement, je puis vous garantir que je sais à l’avance ce qui se passera d’ici là. Je puis vous l’inscrire quelque part, dans une petite enveloppe qu’on ouvrirait dans un an, afin de vérifier si je me suis trompé. Car de telles expériences sont innombrables : chaque fois que vous tentez d’organiser une très grande masse de gens, les modes d’organisation sont toujours et partout les mêmes. Et d’ici à un an, lorsque vous retrouverez ces gens enfermés, vous trouverez des subordonnés, des supérieurs, vous trouverez l’inégalité, vous trouverez une mafia et un petit « KGB » local. »

    => Alexandre Zinoviev entretien par Jacques Freymon, « L’exigence d’égalité », partie L’exigence d’inégalité dans les sociétés communistes, éd. Rencontres internationales de Genève, 1981, t. 8, p. 147.

    Contre cette lutte, je suis le personnage de Le Sot de la Maison Jaune (MJ) d’Alexandre Zinoviev. C’est un proche du Maître.

    Sur wikipédia, le petit KGB est légion. Il s’apparente à L’Idiot de la Maison Jaunes. Ce sont les flagorneurs, les calomniateurs, les exterminateurs…Etc. Il rêve de grimper dans la hiérarchie administrative On rencontre aussi des mafieux, ils sont comme l’Idiot mais en bien plus intelligents. L’Imbécile a le soutien de l’Idiot. Mais, il a peur de tout ce qui l’empêche d’avancer comme le Comité d’Arbitrage par ex. Les administrateurs (les supérieurs) les cautionnent et voir même les soutiennent.

    Ce qui fait que la sphère de pouvoir est hégémonique sur la sphère des services.

    Quelques signes de phénomènes communautaires qui va à l’encontre même à la communauté :

    *  » sans aucune notoriété » dixit simple-touriste :

    Or, La notoriété ne fait jamais l’objectivité, ni la vérité. C’est un argument des pseudo-professionnels de wikipédia pour disqualifier ce qui va à l’encontre de leur idées petit-bourgeois.

    * « rien pour montrer que « libre » est militant » dixit simple-touriste :

    Or, La réaction de simple-touriste prouve parfaitement le militantisme de wikipédia qui pourtant le rejette. Or, l’apolitisme est politique. Et, La neutralité est idéologique.

    Gramsci, Cahier de prison : « Les idéologies sont des constructions pratiques, des instruments de direction politique ou, si l’on veut, les idéologie sont pour les gouvernés de pures illusions, une tromperie subie, tandis que les gouvernants elles sont une tromperie voulue et consciente […]. Les idéologies sont loin d’être arbitraire; elles sont des faits historiques réels [NDSeb : et aussi sociologiques] qu’il faut combattre et dont il faut démasquer la nature d’instruments de domination » (in Michel Callat, L’idéologie du sport en France, éd. la Passion, 1989, p.15)

    Michel Caillat, p.18 : « Sous la trompeuse superficialité des discours c’est toute une vision du monde qui s’impose. L’apparence de la neutralité n’est que camouflage idéologique »

    * « votre ignorance est plus crasse que je ne le pensais. »

    Or, ce parler me rappelle quelque chose !
    Insulter ou faire des attaques personnelles sans en avoir l’air sous couvert de bonne foi (cf l’article Wikipédia:Supposer la bonne foi) tout en jouant avec les mots (cf l’article wikipédia:Jouer avec les mots) avec le soutien de l’administration est la langue des milieux communautaires.

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