Wikipédia, une société de flicage ?

Voici un article du blog « Le Pharisien Libéré », publié en 2007. Son auteur avait participé à wikibuster.org puis avait disparu faute de temps hélas. Je n’ai pas réussi à le recontacter (son blog est en pause depuis 2011) et j’espère qu’il ne se formalisera pas de voir son excellent article reproduit ici. Je m’étais désintéressé de Wikipédia à cette époque et je suis sidéré de voir que la mafia que je n’ai découverte moi-même que deux ans plus tard en 2009 était déjà en place. La conclusion un peu effrayante c’est que Wikipédia est une organisation mafieuse probablement depuis ses débuts.

Le Pharisien Libéré


Wikipédia, une société de flicage ?

C’est un administrateur vandale de wikipédia qui décide de vous chercher noise. Au bout d’un certain temps, parce que vous n’obtempérez pas assez vite à son goût et même, vous osez discuter le sens et le contenu de son intervention, il vous bloque. Pensez-vous qu’il soit besoin d’écrire des sottises pour cela ? Pas du tout. Je dirais même : « au contraire ». Les administrateurs vandales de Wikipédia s’en prennent de préférence aux intellectuels et aux experts.

Voir Larry Sanger cofondateur de wikipédia : « la racine du problème est l’anti-élitisme et le manque de respect pour l’expertise »

Des incompétents ont le pouvoir de bloquer les compétents. C’est même leur seul pouvoir ; Comme l’exercice de ce pouvoir est facteur de jouissance, il n’y a rien à espérer de ce côté là. Pour être administrateur, il suffit d’avoir une connexion ADSL ! C’est d’ailleurs là une chance pour la culture de masse. Mais pensez aussi à tous ces djeunes laissés de côtés par notre système scolaire et qui peuvent se payer la tronche d’un vieux prof sur wikipédia ?? Comment résister à cet attrait ?

Comment s’y prennent-ils ?

D’abord point n’est besoin d’avoir la moindre compétence pour « patrouiller » (le pavé en haut de la page de discussion prévient qu’il révoque sans mentionner la raison et donc se dispense des règles) dans un domaine donné et pour révoquer les modifications de tel ou tel contributeur sans explication. Le vandale Maloq l’annonce d’entrée de jeu sur sa page d’accueil. Tandis que le vandale Ludovic Rivallain nomme « vandalisme » tout apport qui excède ses connaissances.

On harcèle le contributeur expert de la façon suivante :

• On prétend que l’expert fait de l’inédit, c’est à dire « un essai personnel » donc on peut supprimer sans discuter. Dans le domaine « religion », celui qui est celui de ma compétence, quand ils ne reconnaissent pas des thèses publiées depuis 30 à 50 ans, ils ne témoignent que d’une chose : ils partagent l’inculture crasse de nos contemporains en matière de « fait religieux ». Voir le rapport Debray.

• On exige des sources hors de propos, y compris pour dire que tel auteur d’un article n’est pas un professionnel.

• On exige que les références bibliographiques soient mises quand le souhaite l’administrateur, c’est à dire sans tenir compte du mode de travail du spécialiste (sur ses loisirs, pendant un temps d’attente, loin de sa bibliothèque, tellement rebattu qu’on se demande bien quelle référence il faut mettre) Sion lui explique ces scrupules sur le choix des sources, il répond comme si l’expert ne savait pas ce qu’est une source bibliographique ! En fait, il ne comprend pas ce qu’on lui explique par écrit.

• On exige des sources de l’expert sans rendre compte qu’un prosélyte est passé quelques minutes auparavant pour retirer une note de bas de page de grand intérêt.

• Et bien sûr, on réclame le respect qu’on n’est pas capable de manifester soi-même ! Forcément, s’ils harcèlent un intello (intermédiaire honni : voir la page de discussion de l’utilisateur THEOLIB, il se trouve que je le connais) c’est l’intello qui est coupable.

Quelle est la manœuvre suivante ?

La manœuvre suivante consiste à utiliser les outils d’administration pour obtenir des informations sur l’abonnement à l’internet : le véritable nom du connecté, son fournisseur d’accès et quantité d’autres informations qui ne regardent nullement les administrateurs de wikipédia. La loi prévoit le recueil de ces informations en cas de publications racistes et négationnistes, en cas de diffamation.

Or, sur wikipédia, point n’est besoin de remettre en cause les chambres à gaz ni de diffamer d’autres contributeurs pour que se déroule, parfois à l’insu du contributeur, une enquête d’identité personnelle. On verra plus bas, d’ailleurs, que la diffamation est encouragée.

Un casier judicaire ad vitam aeternam.

Ce flicage ne présente pas les garanties de la CNIL car Wikimédia, la firme à laquelle appartient wikipédia, est de droit américain. C’est une entreprise basée sur l’exploitation de travailleurs qu’on ne rémunère pas.

Le détail du javascript de back-list.

Au moins 100 administrateurs peuvent se renseigner sur tout un chacun comme si tout intello était un terroriste islamiste potentiel. Personne ne sait ce qu’ils font des résultats. Ou plutôt si, on sait.

Selon les administrateurs, aux 2 vandales concernés se sont vite joints d’autres attirés par l’odeur de la condamnation promise. Et de se demander qui est Benoit Montfort ? Est-ce qu’il ne serait pas d’autres experts déjà harcelés et diffamés par d’autres administrateurs de wikipédia ? Dans ce cas, la manœuvre de blocage est d’autant plus légitime.

Car, faute de compétences, les administrateurs ne se renseignent pas sur qu’écrit le présumé coupable dont ils sont bien incapables de juger. On tente de le condamner pour ce qu’il est. Le javascript de black-list sous le lien du titre montre que sont associé au présumé coupable ceux qui osent prendre sa défense contre les tyranneaux.

Le jugement sur ce qu’on est plutôt que sur ce qu’on fait ou qu’on dit est la base de tous les racismes. Le plus grave est que cette manœuvre systématique viole la netiquette Usenet. Celle-ci garantit le droit à l’anonymat et dénie aux administrateurs et webmestres le droit de révéler l’ « identité » de quelqu’un qui décide d’utiliser un pseudonyme. RFC 1855 en son paragraphe 412, précise que la volonté d’utiliser un pseudonyme doit être respectée.

Alors qui sont les 2 autres ?

Selon un administrateur « Sur son blogue le Pharisien Libéré, il se fait appeler Stuart Little ». Cet administrateur croit à la binitarité et les autres à la trinité ! Si on traite des mêmes sujets en vulgarisant la même littérature scientifique contemporaine, avec la même bibliographie, forcément, on est la même personne !! Il faut vraiment être limité dans la comprennette pour tenir de tels raisonnements et ne pas concevoir qu’un e-zine peut être animé par une équipe de gens qui, travaillant dans un domaine étroit, se connaissent forcément.

Tout l’intérêt de cette affirmation réside dans l’usage par cet administrateur de la « culpabilité par association », comme dans le Mac Carthysme !

Bien évidemment, les deux autres ont été harcelés et diffamés.

• L’une a été accusée de violation de copyright alors qu’elle utilisait du texte libre de droit. Mais l’un des deux fondateurs ayant décidé que ce qui est libre pour tous ne l’était pas pour elle, c’est lui qu’on a cru. D’ailleurs, cette rumeur court encore dans les pages wikicommons ou wikimédia. En fait, elle osait s’opposer à un catholique intégriste qui tentait de faire passer son style de néo-orthodoxie pour la vérité du christianisme. Il sut allumer les rixes qui conviennent et, dans ces cas là, vous pouvez donner toutes sources et références qui conviennent : plus vous en donnez plus vous aggravez votre cas.

• L’autre fut accusé de vandalisme. En fait, un administrateur lui avait abusé de ses pouvoirs dans un différent portant sur la rédaction d’un article ; il avait donc bloqué Stuart Little. En ce temps là, les administrateurs n’étaient pas assez futés pour savoir qu’une IP collective quand elle est bien faite dissimule l’IP finale. Il fut donc convenu, suite à une enquête discrète sur le numéro IP (nomalement dissimulé à la vue dans les cas d’usage d’un Pseudo et donc, selon la netiquette, ne devant pas être révélé), que Stuart Little et Mulot étaient la même bête. L’administratrice alla jusqu’à révéler qu’ils avaient le même mot de passe. Suite à quoi, le harcèlement ne connut plus de borne et la page d’accueil de Stuart Little en donne les détails sous les liens de la fable « les animaux malades de la peste », sauf si un administrateur a effacé les pages pour protéger son image de marque. Cela se fit beaucoup. Dans ce cas, la disparition des pages est un aveu.

Si vous voulez absolument écrire sur wikipédia.

• Utilisez un pseudonyme.

• Utilisez une IP collective : un cybercafé peut faire l’affaire. N’émettez jamais de chez vous. A quoi peut bien servir la recherche de l’identité d’un citoyen lambda écrivant sur wikipédia sauf à s’en servir comme moyen de pression supplémentaire ? Ou à monter un buzz, par exemple, dans le but de faire perdre son job à ce citoyen ? ou faire chanter le citoyen comme dans le cas sous le lien ?

Voir aussi :

L’observatoire de Wikipédia qui a inspiré, sur France Culture, le « grain à moudre » sur Wikipédia, une encyclopédie sous influence.

Une mise en garde universitaire.

Désencyclopédie où l’on vous explique ce qu’est la société Bomis qui créa wikipédia.

Les professeurs mettent en garde les étudiants contre ce qu’ils trouvent dans wikipédia.

Mise à jour :

Le même administrateur vandale utilise ses outils d’administration pour régler ses conflits personnels. C’était le 19 août. En fait, il suffit d’un seul fanatique, le genre qui dit qu’il peut bloquer l’utilisateur avant même de lui dire « bonjour », pour dérégler la machine.

Et si ce genre de caractère qui exige d’autrui plus de respect qu’il n’est capable d’en donner est recruté préférentiellement comme administrateur, on comprend comment la machine grippe.

Le Pharisien Libéré, 08/08/2007

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2 commentaires pour Wikipédia, une société de flicage ?

  1. Wikibuster dit :

    Bonjour Pharisien, très heureux de vous revoir ! Je viens de rajouter des liens manquants dans l’article. Cordialement, WB

  2. Vous avez oublié de citer l’article sur l’antisémitisme dans wikipédia. Il a fallu plusieurs mois à l’utilisateur Mogador pour faire virer l’administrateur ADM pour avoir utilisé le faux Talmud de Pranaïtis comme source de citations du Talmud (celui de Babylone). ADM a été le premier administrateur banni. Il a utilisé l’article du Pharisien Libéré comme « source » parce qu’il était, évidemment impossible de revenir sur les écrits de ADM qui transformait activement wikipédia en apologie du catholicisme conservateur. et semait de l’antisémitisme à tout vent comme La Rouse semeuse.

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