Un témoignage de Benoit MONTFORT : « Wikipédia, une police totalitaire »

Voici un exposé remarquable de précision de Benoit MONTFORT, posté en 2007 sur le blog Le Pharisien Libéré. Il dénonce les administrateurs qui utilisent leurs outils pour régler des comptes personnels sur Wikipédia. L’auteur n’hésite pas par ailleurs à comparer la « police de Wikipédia » à la STASI, la police secrète de l’ex-Allemagne de l’Est.


Wikipédia, l’Encyclopédie inspirée par la STASI ?

Les administrateurs de wikipédia se comportent exactement comme une police politique totalitaire. Si j’étais le seul à l’avoir remarqué on pourrait croire à mon ego enflé (celui que vous me supposez dans le bulletin des administrateurs). Mais j’ai donné des liens et des citations d’autres blogues et d’autres enquêtes qui expliquent que les administrateurs sont les seuls véritables vandales sur wikipédia.

Cela tient à la permanence de leurs outils. Une fois cooptés par une poignée de zigottos qui sont déjà administrateurs, ils savent qu’ils sont tirés d’affaire et que jamais plus leur page ou leur accès ne sera bloqué, qu’ils pourront impunément injurier et mentir, travestir la vérité en dépit des faits exposés sous les liens. Ils ont réponse à tout il suffit de bloquer.

Ce sont en effet des procédures totalitaires que :

  • Faire des enquêtes sur l’identité du contributeur sans nécessité. La loi républicaine limite les contrôles d’identité aux seuls officiers de police judiciaires et à des personnels assermentés. L’enquête systématique sur le serveur du contributeur sans autre motif que le bon plaisir de l’administrateur est un phénomène totalitaire.
  • Faire du contributeur un présumé coupable.
  • Le bloquer/bannir pour éviter qu’il ne présente sa défense (les démocraties connaissent les droits de la défense).
  • Argumenter exclusivement sur d’illusoires questions de discipline ou d’intention (les démocraties privilégient les faits sur les intentions).
  • Révoquer systématiquement sa page de discussion, pour le stresser (manœuvre connue dans les bizutage que de s’en prendre à l’espace du bizuth ou du troufion pour obtenir qu’il s’énerve et trouver là une occasion de sanction).
  • Modifier ses propos à discrétion (un procédé interdit par les mœurs et usances wikipédiennes), action qui, faite par un péon, entraîne son bannissement.
  • Inventer des présumés coupables par proximité géographique ou par proximité de centres d’intérêts, de connaissances, d’éducation.
  • Ne connaître qu’une seule peine, le bannissement, pour tous les supposés délits (les démocraties connaissent la proportionnalité des peines).
  • Bannir quiconque ose poser les problèmes de gouvernance sur wikipédia.
  • Transformer en crime de droit commun un délit d’opinion, ce que vous faîtes ici.

Donc, Ludovic Rivallain [NDLR: il ne cache pas son identité sur Wikipédia, il est devenu administrateur sous cette identité] a utilisé ses outils d’administrateur wikipédien pour régler ses comptes personnels (une affaire de point d’honneur sur son nom et sur la réciprocité de ton utilisée à son endroit par un contributeur). Après quoi, il a inventé des récits et des phrases ronflantes pour justifier son action. Pour le reste, c’est un phénomène propre aux sectes : quiconque pose des questions sur le gouvernement de la secte doit être banni. Le Bulletin des administrateurs ne montre que l’unanimisme des administrateurs, c’est à dire l’esprit de corps. Tous ceux qui s’expriment dans ce bulletin ont une « [ir]responsabilité » cooptée dans wikipédia et préservent les droits sur autrui que cela leur donne.

Là aussi, j’ai mis les références sur le fonctionnement des sectes qui conviennent dans « surveiller et punir ».

Les affirmations qualitatives que formulent Ludovic R., ou les administrateurs à mon encontre, ne sont soutenues par aucune preuve concrète. Au contraire, le comportement de type STASI (sans E, jeune homme, c’est un sigle) que je signale est attesté par de nombreux liens ; les problèmes de l’administration wikipédienne confirmés par de nombreux exemples sur de nombreux sites.

L’inefficacité des administrateurs contre les véritables dangers (informations fausses, articles bidons, parfois traduits en plusieurs langues, lobbies en action) commencent à se savoir.

Dites-moi ? J’ai vu dans le bulletin des administrateurs sous la plume de votre collègue Maloq, que ce qui vous gênait était l’apparition des articles du Pharisien Libéré contenant votre nom à coté de vos engagement Linux, votre stage en mairie, votre curriculum vitae ? Je suppose qu’il est gênant de voir rassemblé là des articles qui prouvent votre aptitude à « mentir sur autrui » selon l’expression de René Girard, votre façon d’utiliser à votre profit les outils qu’une entreprise vous confie, votre incapacité à reconnaître vos erreurs ? Tout cela sous le nom de Ludovic R. ? Les employeurs ont de plus en plus tendance à googeliser les candidats.

N’est-ce pas dommage de ne pas y avoir pensé avant de mentir ? Avant de se comporter en tyranneau d’opérette ?

Benoit MONTFORT, Le Pharisien Libéré, 30/08/2007

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Un commentaire pour Un témoignage de Benoit MONTFORT : « Wikipédia, une police totalitaire »

  1. lpn dit :

    Les sectes pullulent sur Wikipédia, elles y recrutent même, au travers de leurs pages, et c’est sûr qu’à s’amuser à essayer de régler des problèmes qui n’en sont pas, ils n’ont plus beaucoup de temps pour s’y attaquer.
    Par contre, ce que M. Montfort a contre lui, c’est d’avoir utilisé des faux-nez, ça leur donne raison, il n’aurait pas dû.

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