Wikimedia n’a rien à vendre ? Mon oeil !

Wikimedia est une organisation internationale financée par des fonds privés dont seuls certains des plus gros montants (de l’ordre de 2 millions de dollars !) sont révélés. C’est une association toujours plus riche chaque année, ceci grâce à une communication sophistiquée qui est parvenue à populariser l’idée que sa prétendue encyclopédie en ligne Wikipédia est un projet humaniste dédié à la diffusion altruiste du savoir.

Le bouffon Wikimedia (photo deguisetoi.fr)
Wikimedia – « association pour le partage de la connaissance » (sic).

En réalité Wikipédia fait travailler gratuitement des milliers d’internautes anonymes en les incitant à rédiger des articles dont il est évident que le contenu est en bonne partie recopié des cours d’université, des livres, de la presse et de toutes sources d’information disponibles, ceci très souvent après une simple reformulation bien médiocre. Ce pillage organisé s’il n’est probablement pas illégal (Wikimedia dispose d’un solide service juridique) est illégitime et déloyal vis-à-vis des professeurs, des auteurs de livres, des journalistes ainsi que des encyclopédies commerciales, ces dernières ayant déjà du se résigner à fermer boutique.

Wikimedia a récolté 25 millions de dollars de dons fin 2012 en laissant croire aux lecteurs de Wikipédia que cet argent est indispensable au fonctionnement de Wikipédia, or il n’en est rien ces fonds servent à financer aussi de nouveaux projets tels que la création d’un « Guide de voyage », ce qui s’éloigne très sensiblement de ce qu’on appelle habituellement le savoir. Ainsi il est clair que la stratégie de Wikimedia est de mettre la main sur des fonds documentaires de toutes natures afin de les diffuser publiquement, d’en tirer des revenus conséquents et de devenir incontournable, à l’instar de son grand succès Wikipédia.

L’idéologie qui se profile derrière Wikimedia se nomme « Creative Commons », elle a inventé des concepts aussi alambiqués que nouveaux gravitant autour du droit d’auteur et a pour objectif politique revendiqué de détruire ce dernier. Ainsi pour les idéologues de ce « mouvement », tels que R. STALLMAN, la propriété intellectuelle sur un logiciel par exemple est « immorale » et elle devrait être interdite par la loi. C’est sans surprise ce point de vue pourtant particulièrement minoritaire dans le logiciel qui est largement mis en avant sur Wikipédia, qui pratique ainsi une véritable désinformation. L’idéologie Creative Commons est particulièrement liberticide car elle nie aux travailleurs intellectuels le droit de vivre de la diffusion de leurs créations.

Wikimedia France, la tête de pont de Wikimedia Incorporation en France, avance masquée, flirtant avec les institutions en établissant des « partenariats » comme tout récemment avec le Musée de la Céramique. Suivant toute vraisemblance Wikimedia offre ses serveurs en échange d’une publication des fonds documentaires du musée, sous licence « Creative Commons » on l’aura compris ! Elle pratique ainsi une véritable infiltration des institutions en « rendant service » jusqu’à ce qu’elle soit un acteur incontournable et que l’Etat ne puisse plus en pratique s’opposer à son influence et ses diktats sur la remise en question sinon l’abolition du Droit d’auteur, c’est en tout cas ce qu’elle espère.

Par ailleurs Wikimedia a affiché en 2012 des ambitions de lobbying politique très claires en prenant en otage Wikipédia aux Etats-Unis, « l’Encyclopédie libre » a en effet été fermée intentionnellement pendant une journée entière pour faire pression sur le législateur américain et faire avorter la loi SOPA anti-pirate, avec un succès indéniable pour le moment.

En France Rémi MATHIS (à qui nous avons consacré une biographie satirique), Président de Wikimedia France, se présente accompagné d’Adrienne ALIX, Directrice des programmes, devant une commission parlementaire pour attaquer frontalement le Droit d’auteur. A cette occasion c’est avec candeur (ou cynisme ?) qu’il débute son intervention par : « Wikimédia France n’a pas grand-chose à vendre, ni à réclamer » ! Bien sûr que Wikimedia a quelque chose à vendre, et pas seulement l’idéologie Creative Commons. Au cours de son exposé il affirme entre autres : « La durée de protection du droit d’auteur est beaucoup trop longue », mais bon sang de quoi se mêlent-ils ?

Il y a trois jours, Wikimedia publiait un communiqué dans lequel elle critique sévèrement le projet de la Bibliothèque Nationale de faire numériser des fonds de livres anciens par des prestataires privés en échange d’une exclusivité temporaire de dix ans. On devine bien le regret qu’ils ont de s’être faits griller la priorité par des concurrents ! Si Wikimedia « regrette l’accès non gratuit aux oeuvres » ce n’est pas en pensant aux lecteurs mais aux revenus qui vont lui échapper ainsi vraisemblablement qu’à Google avec leur modèle de diffusion monopolistique basé sur la publicité massive (Google avec AdSense) et l’auto-publicité (Wikipédia avec ses appels aux dons).

A noter dans le texte cité ci-dessus l’avertissement de Wikimedia en mode comique involontaire : « En raison du devoir de réserve auquel il est soumis, Rémi Mathis, président de Wikimedia France mais également conservateur en poste à la BnF, ne s’associe à aucun des propos de Wikimédia France en ce qui concerne cet accord de la BnF pour la numérisation de ses fonds anciens. Il n’a pas participé aux votes du Conseil d’Administration sur ce sujet. »

Nous pensons que cette mise au point était nécessaire et urgente et nous allons nous aussi faire connaitre notre point de vue à la commission parlementaire sur l’évolution du droit d’auteur.


Pour se convaincre de l’implication politique de Wikimedia dans la propagation de l’idéologie « Creative Commons », lire sur leur propre site : « Utilisation des licences Creative Commons dans l’éducation, la recherche et l’administration : une libération à l’échelle mondiale ».

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2 commentaires pour Wikimedia n’a rien à vendre ? Mon oeil !

  1. Wikibuster dit :

    Comme je le faisais remarquer il a du lire sa fiche bio sur Wikibuster et il prend ses précautions 🙂 http://blog.wikibuster.org/2012/12/14/remi-mathis-ou-comment-avoir-sa-page-sur-wikibuster/

  2. Loys dit :

    Un président qui « ne s’associe à aucun des propos » de l’association qu’il préside, c’est cocasse. C’est tout les problème d’être un « Janus de la transmission ».

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